Critique cinéma : La rage au ventre (Southpaw)

« La Rage au Ventre » (Southpaw en VO), sortie le 22 Juillet 2015 au cinéma, est un film réalisé par Antoine Fuqua à qui l’on doit le mythique Training Day avec Denzel Washington ou plus récemment Equalizer. Fuqua revient aujourd’hui accompagné d’un Jake Gyllenhaal (Night Call) en très grande forme dans le rôle titre. Le casting est également composé de Forest Whitaker (Le dernier roi d’écosse), Rachel McAdams (True Detective saison 2), Naomie Harris (Skyfall) et de Curtis « 50 Cent » Jackson (Réussir ou mourir). Film vue en version original sous-titré français.

La Rage au ventre : Affiche

« Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entrainement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille »

Les films traitant de la boxe ne sont pas morts, preuve en est aujourd’hui avec  « La rage au ventre » et très prochainement « Creed », le spin off de Rocky. Bien que plutôt rare, les films de boxe sortent toujours et avouons-le, le genre a toujours été un prétexte à faire de bonne histoire. De part le spectacle qu’il procure, la boxe (et les sports de combat en général) est même probablement un des meilleurs sports pour raconter une histoire forte. Le schéma est souvent le même, un sportif durant son heure de gloire, une action qui provoquera sa chute et enfin la rédemption tant attendu afin de passer de l’ombre à la lumière. La rage au ventre ne déroge alors pas à la règle et propose exactement cela. Cependant enfermé dans son classicisme, le film s’en sort admirablement bien grâce la mise en scène de Fuqua et au casting d’une justesse incroyable. Mention spécial pour un Jake Gyllenhaal dans le rôle le plus impressionnant qui m’a été de voir cette année, et d’un Forest Whitaker toujours admirable.

Jake Gyllenhaal campe alors ici le boxeur Billy Hope à qui tout réussi. Quatre fois champion du monde des poids mi-lourd, Billy baigne littéralement dans la luxure, entouré de sa famille et de son équipe (entraîneur, agent, etc…). Billy n’a même jamais perdu un seul combat, arrivant toujours à se défaire de son adversaire même quand la situation a l’air critique, ce qui lui vaut le surnom de « Billy espoir » (jeu de mot avec son nom, Hope : espoir). Ceci compose ainsi la première partie du film qui est composé des trois phases gloire, chute, rédemption. Survient alors l’élément dramatique du film qui fera basculer Billy dans sa chute, la mort de sa femme (Rachel McAdams). Billy n’est alors plus que l’ombre de lui même et tombera dans les méandres de l’alcool, de stupéfiant et de l’envie de vengeance. Il perdra alors son premier match et suite à une agression envers l’arbitre du match, il perdra également sa licence de boxe et la garde de sa fille. Je m’en tiendrais ici pour l’histoire afin d’éviter le spoil, le synopsis racontant déjà mes propos.

La Rage au ventre : Photo Jake Gyllenhaal

Sept kilos de prise de masse musculaire plus tard, la carrure dûe à la transformation physique de Jake Gyllenhaal est réellement impressionnante. L’acteur fait partie des rares acteurs actuels à être autant transformé dans chacun de ses rôles (au coté de Jared Leto, Christian Bale ou encore Michael Fassbender). Gyllenhaal crève littéralement l’écran et impressionne de par son charisme et son jeu d’acteur. Peu importe ses émotions, on ne peut pas rester indifférent face à lui, que cela passe par la haine, la tristesse, ou la joie. On est littéralement scotché face à lui prenant un uppercut en pleine tête. Je le dis sans mal, on tient ici le rôle qui m’a le plus impressionné ce premier semestre 2015.

Le reste du casting est également très juste. Forest Whitaker campe alors Tick Willis, tenant une salle petite salle miteuse dans un quartier dangereux, il accueille les jeunes en difficulté et leur apprend la boxe et des valeurs pour les faire devenirs de vrais hommes. Ancien boxeur arrêté suite à un accident, il est le nouvel entraîneur de Billy quand plus personne ne veut de lui. Il lui apprendra ainsi la « vraie » boxe avec rigueur et la « vraie » vie. Curtis « 50 Cent » Jackson, rappeur ayant marqué la génération fin 90 avec son album « The Massacre » est depuis un moment devenu acteur et producteur, cela me fait toujours plaisir de le voir. Il tient ici un rôle taillé pour lui, celui de l’agent de Billy qui est bien entendu plus intéressé par l’argent que par les relations humaines. L’autre élément du film à retenir c’est sa mise en scène. Fuqua signe ici un film électrisant, l’image faisant plus penser à celle d’un clip vidéo de rap qu’à un véritable film. Que ce soit durant les scènes nocturnes ou de combat, les couleurs et les cadres servent toujours une mise en scène qui évolue en quelque sorte avec les émotions de son acteur. On ressent réellement l’impact des coups à la caméra, et rien que certain cadres filmés en vue subjective ou avec un petit ralenti (bien que je n’en sois pas fan à la base) nous en met plein la vue.

La Rage au ventre : Photo Curtis ’50 Cent’ Jackson, Jake Gyllenhaal, Rachel McAdams

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