[Test] Aragami – de l’ombre né la mort

Un peu avant que la vague de triple AAA envahisse nos rayons et les médias pour les fêtes de fin d’année, voici qu’arrive Aragami, successeur spirituel de la défunte série Tenchu. Infiltration, assassinat dans l’ombre et ambiance nippone sont à prévoir dans ce titre qui pourrait être une des premières bonnes surprises de cette fin d’année. Connu au départ comme un projet étudiant du nom de Path of ShadowsAragami est un jeu indépendant qui nous vient tout droit d’Espagne, chez la petite équipe de Lince Works après trois ans de travail intensif. Alors, Aragami, un premier coup de maître ?

Suis ma voix Aragami…

Qui suis-je ? Où suis-je ? Ces visions… venant de m’apparaître… que représentent-elles ? Sont-elles des souvenirs ? Aragami… Suis ma voix… C’est par l’invocation d’une jeune femme au doux nom de Yamiko, à la chevelure aussi étincelante que Geralt de Riv, que notre aventAragami_20160929135655ure commence. Nous sommes un Aragami, une ombre, un esprit vengeur, invoqué par cette mystérieuse jeune femme dans le but d’être l’arme de sa vengeance et de disparaître au premier rayon de soleil. Si à ce stade du jeu, nous ne savons pas grand chose de la quête qui nous attend, nous ne tarderons pas à le découvrir à travers les 13 chapitres que composent le titre. Quête de vengeance pour Yamiko, quête identitaire pour Aragami… si la narration se déroulera majoritairement dans les cinématiques qui ponctuent les différents chapitres, il est également possible de trouver un certain nombre de parchemin éparpillé aux quatre coins de l’aventure, approfondissant un univers dès plus mystérieux et nous donnant par la même occasion des points de compétence.

L’ombre comme seule amie

Pour pouvoir être une arme du terrible dessein de Yamiko, nous devons être un guerrier de l’ombre. La jeune femme ne tardera pas à nous faire remarquer que nous possédons ainsi quelques compétences hors du commun… tel que leAragami_20160929144952 fait de pouvoir se téléporter rapidement dans l’obscurité en réalisant un « bond de l’ombre ». Le gameplay du titre repose majoritairement sur cet élément quin’est pas sans rappeler  l’utilisation d’un des pouvoirs de Corvo, protagoniste principal de Dishonored. Il est ainsi possible de se téléporter dans un certain rayon d’action de notre position, à toutes zones d’ombre à disposition. Si il n’y a pas d’ombre, pas de problème, on apprendra rapidement à pouvoir en créer une éphémère et ainsi changer de position. Ce sont les compétences de base, mais un arbre de compétence est disponible avec de nouvelles capacités permettant de façonner notre façon de jouer qu’elle soit offensive, ou défensive. Faire disparaître les corps, lancer des kunai de l’ombre, posséder des pièges à activer au contact de l’ennemi… sont autant de compétences pouvant être apprises.

Un titre à l’ancienne

Ces compétences ont un coût qui est représenté sur notre cap faisant office de HUD. Dans l’ombre une jauge se rempli, nous permettant d’effectuer nos compétences. Au contraire, en étant en dehors d’une ombre la jauge stagne et l’utilisation des pouvoirs la vide au risque de tombeAragami_20160929220315r à court. Pire, dans une lumière vive, la jauge diminuera même toute seule, nous laissant dans l’incapacité d’effectuer quoi que ce soit. Vous l’aurez compris, pour un guerrier de l’ombre, il est essentiel d’évoluer constamment en son sein. La lumière est notre nemesis et les ennemis savent, eux, l’utiliser. Si nous possédons des compétences de l’ombre, eux sont ceux de la lumière et à la moindre détection, ils n’hésiteront pas nous envoyer des rayons de lumière ayant pour conséquence une mort instantanée de notre personnage. Il est bien entendu possible de leur échapper, mais la plupart du temps, la détection rime avec mort sans concession. Car oui, Aragami ne fait pas de cadeau et est un titre exigeant, possédant une certaine difficulté, tout en restant juste envers les joueurs. Un titre qui fleure bon les jeux à l’ancienne, où l’infiltration est à privilégier sur l’action.

Tout n’est pas noir ou blanc

Cependant, sous ce tableau des plus idylliques se cache quelques problèmes bien réels dans le gameplay. Par moment, une certaine approximation du pointeur de téléportation ne permet pas de faire l’action voulue rapidement, ceAragami_20161001170506 qui aura forcément comme conséquence, la mort. Énervant. Le choix d’avoir fait dans l’incapacité du personnage de pouvoir sauter nous met également dans certaines positions délicates. Pouvoir se téléporter rapidement c’est bien, mais quand on est caché derrière un muret, on aimerait bien pouvoir l’enjamber tranquillement plutôt que d’essayer fastidieusement de se téléporter derrière à cause de la caméra capricieuse. Très énervant. Quelques grosses chutes de framerate sont également un gros problème sur certains niveaux, à tel point qu’elles nuisent à la visibilité du titre. Encore plus énervant, alors qu’il y a déjà eu 2 patchs pour le titre. Cependant, les développeurs sont au courant de ce dernier problème et planchent actuellement dessus. Vous trouverez alors peut-être avec ces derniers points que je chipote, mais elles ont nuit en partie à mon expérience de jeu. A noter également une caméra de base trop proche du personnage, mais pouvant être modifié dans les menus du jeu. Un bon point.

Le dépaysement du scoring

Si au niveau de la technique Arigami possède quelques problèmes, avec des animations plutôt simplistes en dehors du personnage principal et de textures un rien baveuses, il  s’en sort remarqAragami_20161003221651uablement bien pour le dépaysement qu’il propose. L’univers, avec son ambiance nippone, est pleine de charme et l’utilisation réussie du sel-shading permet de faire des tableaux vraiment magnifiques en dépit de la technique.  Autre dépaysement dans un autre registre, bien que très classique, c’est le scoring. Pour les amoureux de la discipline se faisant plutôt rare de nos jours, nos actions dans les chapitres nous donnent l’occasion d’avoir une note à la fin de celui-ci. Une plus value appréciable, favorisant la relay-value du titre pour faire un score parfait. A noter également la présence d’un mode coop, auquel je n’ai pas pu jouer faute d’ami possédant le titre.

Aragamignion

En conclusion, Aragami est un titre singulier qui ressuscite le genre de l’infiltration à l’ancienne peu à peu oublié sous prétexte de l’action. Si il possède quelques défauts flagrants et plutôt gênants, en faire abstraction vous mettra face à un jeu exigeant, un brin rugueux, qu’il vous faudra apprivoiser pour en tirer le meilleur. Lince Works nous livre donc un premier bébé plein d’espoir, qui ne demande qu’à être peaufiné pour une suite qui ira encore plus loin. Une bonne pioche pour les amateurs d’infiltration, une grosse frustration pour les autres.

35-coffee

Test sur une version PS4 fournie par les développeurs
Capture d’écrans : Coffee Quest

3 réflexions sur “ [Test] Aragami – de l’ombre né la mort ”

  1. Salut mon p’tit Coffee ! Du bon travail, merci pour ce test ! J’aime les jeux d’infiltration et j’aime les ambiances tirées de la culture nippone. Alors honnêtement, pourquoi pas ! En termes de durée de vie, ça donne quoi à peu près ? Et puis la question fatidique : le prix ? Bises à toi mec !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci l’ami ! Compte approximativement 7/8h en ligne droite pour le finir et forcément plus pour le 100% avec les collectibles et le scoring. Après le jeu est à 20euro en boite (je pense pareil en démat ?), une bonne affaire pour les amateurs du genre 🙂

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