Journey : Voyage initiatique vers l’ennui

Ah Journey… ça fait de nombreuses années que l’on me bassine les oreilles avec ce « chef-d’oeuvre » du jeu vidéo sorti à l’origine sur PS3. Un chef d’oeuvre, incontesté, intouchable de la communauté des gameurs. Au risque de me faire des ennemis, je n’ai pas du tout apprécié l’expérience. Si vous voulez lire un avis au total inverse du mien, je vous invite à faire un tour sur la chronique de ma consœur Ozsmoz, qui en est elle sortie enchantée et ravie. Décryptage.

Voyage initiatique vers l’ennui

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La beauté de la découverte…

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That Game Company – 2002

Offert au mois de Septembre pour les abonnés PS+, j’étais impatient de mettre les mains sur ce petit Journey, ne possédant pas de PS3 au moment de sa sortie initiale. C’est donc 4 ans après et avec sa version PS4 que je me lance dans l’aventure.

Le premier constat en allumant le titre est sans conteste sa beauté visuelle combiné à un minimalisme à l’extrême. Cape au vent, les étendues de sable nous faisant face nous en mettent plein les mirettes et est probablement le sable le mieux foutu qu’il m’est été donné de voir. La brillance du soleil sur le sable, son « effondrement » quand on glisse dessus… les premières minutes ne sont que contemplation d’étendues désertiques en surfant sur le sommet. Le tout favorisé par son HUD réduit à l’extrême sur la cape du personnage, n’interférant donc pas à avec de si beaux décors. Vite, je veux en voir plus, mais l’ennui arrive aussi vite…

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… ne comble pas l’ennui

Passé l’émoi du premier rendez-vous, je vagabonde au grès du vent et du sable vers les prochains « tableaux », le titre découpant ses différentes zones par micro point de passage souvent accompagné d’une petite énigme. En route vers une destination inconnue, symbolisé par cette montagne nous faisant de l’œil depuis le début. Au fil de ce trek désertique, les tableaux idylliques du départ se transforment peu à peu en des paysages au proie à la désolation. Quelque chose cloche dans ce monde, mais dans ma tête également.

Alors, l’émoi du début se transforme progressivement en ennui. Oui, je me suis ennuyé gravement à parcourir un titre qui n’a pas réussi à relever mon intérêt initial. Un souterrain en proie à la mort, une montagne laissant la chaleur du désert à l’étreinte du froid… je me retrouve à parcourir ce monde de moins en moins idyllique en soufflant, soufflant de souffrance et d’ennui. Je retrouve au final toujours la même chose, le titre manquant de se renouveler au niveau du gameplay. Les tableaux se déroulent devant mes yeux sans aucune empathie envers eux. Je regarde l’heure, compte les minutes qui me sépare de la fin d’une aventure qui n’en fini pas… mais qui est pourtant tellement courte.

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Le mot de la fin

Ainsi si la beauté visuelle et la direction artistique du titre ont réussi, dans ses premières minutes, à me faire décrocher un petit sourire satisfait, il s’est vite transformé en poids mort. Puisque je l’ai commencé, je le fini, sans jamais avoir le droit à un compagnon de route dans ma quête. Un problème de vieillesse d’un titre n’étant plus aussi joué et ne me fournissant donc pas un des intérêts du titre ? Possible. En attendant, si il était plus court, Journey pourrait faire une très belle oeuvre d’art numérique dans laquelle les visiteurs d’une exposition pourraient s’immerger quelques minutes. Au stade actuel, il est surtout un jeu vidéo trop long pour son contrat de base. A l’image de cette chronique ayant déjà trop duré, pour au final ne rien dire. La contemplation et la beauté (visuel et DA) d’un titre, en font-ils vraiment une référence ?

2 coffee

8 réflexions sur “ Journey : Voyage initiatique vers l’ennui ”

  1. C’est drôle quand même mais je pense que c’ets vraiment une question d’affinité avec le genre. On ne peut pas tout aimé après tout. Amoureuse des jeux contemplatif il était fait pour moi. Mais, c’est toujours très interessant de voir un avis divergeant du sien, ça créer le débat. 😉

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  2. C’est bizarre…. J’étais persuadé que tu avais déjà écrit une critique de Journey par le passé ! Et elle m’avait semblé tout aussi « négative » que celle-ci. Sans doute une prémonition… Je suis plutôt de l’avis de notre amie Osmoz pour le coup ! Par contre, je salue tes efforts réfactionnels. Cet article est pour moi le meilleur que tu aies écrit depuis que je suis ton blog. D’ailleurs il gagne en intérêt toutes les semaines. 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Tu trouves ? Pourtant, c’est probablement celui où j’ai passé le moins de temps dessus… simplement sur un coup de tête.

      J’avais déjà parlé du jeu rapidement dans un autre article, d’où ton sentiment de déjà vu. 🙂

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  3. J’ai joué environ une heure et j’ai été conquis par l’ambiance, la photo et la jouabilité, un chez d’œuvre !
    Là où je te rejoins, c’est que je n’ai pas encore relancé le jeu par peur de tourner en rond et de m’en lasser…
    Je compte le terminer mais en plusieurs sessions, histoire de laisser le charme opérer à chaque fois 😉

    Aimé par 2 people

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