Beyond Two Souls : Ellen Page en souffrance

Bonjour mes petits expresso !

Dernièrement j’ai pu finir Beyond Two Souls,  le dernier titre en date du studio Quantic Dream dans son enrobage remastered PS4. En parlant avec d’autres blogueurs, j’ai eu la surprise de ne pas être le seul à l’avoir fait dernièrement et ainsi, avec l’amie blogueuse Ozsmoz, on s’est mit d’accord pour sortir notre article en même temps ! Vous pourrez donc retrouver aujourd’hui son avis sur son blog et qui sait, il est peut-être totalement à l’inverse du mien ? Décryptage.

Ellen Page en souffrance

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Un casting impressionnant…

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Sony/Quantic Dream

Depuis le sympathique Fahrenheit, le studio Quantic Dream s’est engouffré peu à peu dans le jeu vidéo narratif à la limite du film interactif. Heavy Rain était déjà une nouvelle avancée vers ce chemin là, proposant une ambiance cinématographique similaire à Seven de David Fincher, le tout appuyé par de vrais acteurs (pas forcément connus) en prise au tueur à l’origami. Sans être parfait, ce premier AAA narratif qui combine choix en cours d’aventure et fins multiples possèdent une petite notoriété bien mérité.

Beyond Two Souls, débarque lui juste après et le studio s’ancre encore plus dans le credo cinématographique en faisant appel à des noms bien connus du public avec la géniale Ellen Page et le pas moins intéressant Willem Dafoe. Si je ne doute pas de l’intérêt d’un tel coup marketing touchant aussi bien le grand public que le cœur de la pop-culture (Ellen Page c’est quand même Kitty Pride des X-men et Willen Dafoe le bouffon vert de la première trilogie Spider-man), le choix est également judicieux tant Ellen Page se prête parfaitement au personnage de Jodie, cette petite fille née avec un lien dans l’au-delà, littéralement attachée à une entité du nom d’Aiden.

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…dont seul Ellen Page brille

Une petite fille que l’on suivra sur plusieurs décennies, le scénario était fragmenté par les passages importants de sa vie avec une volonté de faire des bonds dans le temps entre les différentes époques (à noter que sa version PS4, une version « remixée » du scénario est présente pour suivre l’aventure dans l’ordre chronologique, mais on perd la volonté première du studio (à vous de voir donc). Une petite fille qui deviendra une femme forte, loin des stéréotypes du genre, qui est tantôt en pleine crise d’adolescence, tantôt agent à la CIA ou encore une fugitive ultra recherchée, mais toujours Humain avec un grand H, ponctué par des périodes de doute, d’amour, de colère ou de pardon, toujours avec Aiden présent quelque part au milieu. Jodie et sa relation amour/haine envers l’entité qui cohabite avec elle. C’est un personnage bien construit, pour laquelle on s’attache très rapidement.

L’empathie envers le personnage se fait rapidement sentir, bien aidé par une Ellen Page virtuelle, brillante de vérité où chacune de ses expressions font mouche. Malheureusement, si un soin tout particulier est fait sur Jodie, ses animations, son réalisme, ce n’est pas forcément le cas du reste du « casting », on a souvent l’impression d’être entouré d’une bande de robot bas de gamme à côté d’un personnage de luxe. Même Willem Dafoe en tant que mentor de Jodie n’est pas assez mis en avant et se trouve être plutôt useless. Ce qui est d’autant plus dommage quand on connait les qualités du monsieur. C’est là que le bât blesse, en dehors de la destinée de Jodie, on se contrefout d’une bonne partie des autres personnages (je ne généralise pas totalement, certains sont quand même sympathiques).

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L’effet Papillon ?

Vous l’aurez compris, Jodie et son histoire m’a plu. Cependant, quand on fait une rétrospective du studio, en particulier avec le cas Heavy Rain, certaines featured ne font pas le poids. En particulier, la dimension des choix ponctuant l’aventure. On se rend très rapidement compte que nous n’avons, au final, aucune influence (ou très légère) sur la succession des chapitres, l’histoire continuant sans nous et nos états d’âmes. Mince Jodie je t’ai fais mettre un vent à cette homme de la CIA que je jugeais louche et au début de la scène d’après tu l’embrasses !

On comprend ainsi que la rejouabilité du titre en prend clairement un coup si on ne peut pas modifier un minimum le cour de l’histoire. C’est d’autant plus dommage que même pour la fin du jeu, les différentes fins sont à choisir lors d’une seule scène en sélectionnant seulement l’option que l’on souhaite ! Pas très logique, décevant et rappelant la première fin de Mass Effect 3 tant décriée par les fans avant d’être modifié par une mise à jour salvatrice.  Le fameux effet papillon est donc au final aux abonnés absents dans ce Beyond Two Souls. 

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Une rigidité sans nom

Un point rapidement sur le gameplay, vu qu’on parle d’un jeu essentiellement narratif, on se doute de base qu’il ne sera pas forcément approfondi et on n’évite pas les traditionnels quick time event (QTE), ces actions à réaliser dans un temps imparti en appuyant sur une touche ou une direction précise. Rien à redire là-dessus, c’est l’habitude du genre. Par contre, c’est les déplacements de Jodie qui peuvent rendre fou de nos jours. Si il y a une amélioration en comparaison de Heavy Rain, nous sommes toujours sur des déplacements sur « axe », ce qui traduit une rigidité à tout épreuve lors de la moindre manœuvre. Il serait peut être temps de proposer un déplacement « libre » pour améliorer ce point… car on a l’impression d’être propulsé 20 ans en arrière à l’époque des premiers jeux en 3D (et encore).

On peut également contrôler dans certaines scènes Aiden, pour déverrouiller certains passages ou faire quelques farces. Etant un esprit, il passe à travers la majorité des murs (bloqué par certains car non prévu) et se contrôle plutôt bien. C’est même plutôt jouissif d’espionner, faire peur (ou même tuer) avec un personnage invisible.

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Le mot de la fin

En conclusion, avec Beyond Two Souls j’ai trouvé l’aventure plaisante à vivre et je me suis rapidement pris de compassion pour cette Ellen Page en souffrance. Cependant, si je trouve l’histoire sur fond de surnaturel plus puissante que celle de Heavy Rain, avec une implication émotionnelle pour Jodie (bien aidé par le talent de Ellen Page) le manque d’invitation à modifier (même un minimum) le cours de notre aventure, rend le titre un peu useless une fois qu’on connait les twists de l’histoire. Contrairement aux précédents titres de Quantic Dream, pas sûr que je vive l’aventure avec autant de passion dans un second run, ou alors en attendant bien quelques années… En espérant que le prochain titre du studio, Detroit Become Human, nous donne bien plus que l’illusion d’un effet papillon à peine présent. 

Et n’oubliez pas d’aller voir l’article de la copinaute Ozsmoz !

3 coffee

 

7 réflexions sur “ Beyond Two Souls : Ellen Page en souffrance ”

    1. Pour Beyond, même pour un jeu de 2013 je trouve cela un peu raide, un peu de fluidité dans les mouvements ce n’est pas la fin du monde 🙂 J’essaie toujours de parler d’un jeu en me projetant l’année de sa sortie. 🙂

      La version remix du titre est pour faire plaisir à ceux qui trouvait le titre trop décousu… mais on perd clairement la volonté première des développeurs.

      Aimé par 1 personne

  1. J’viens de voir que j’avais même pas commenté ton article alors que je l’ai lu quand il est sortie, shame on me. Mais tu as raison, on pense la même chose. 🙂
    Maintenant, je peux retourner sur the last guaaarrrdiiiaaaaan ❤

    Aimé par 1 personne

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