Ciné en vrac : Tunnel & Le Roi Arthur

Bonjour mes petits expresso ! Vous avez probablement remarqué la pause dans les publications ces dernières semaines, mais pas d’inquiétude, Coffee Quest est toujours vivant ! Pour être transparent avec vous, j’ai débuté un service civique chez Radio Aviva, une radio associative de Montpellier. Ce qui a chamboulé quelque peu mon emploi du temps. Pour rattraper mon retard, je vous propose donc de passer la seconde avec deux critiques cinéma pour le prix d’une : le film coréen Tunnel et Le Roi Arthur de Guy Ritchie. Enjoy !


Ciné en vrac

King Arthur Tunnel


Tunnel

De Kim Seong-hun

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Alors qu’il rentre retrouver sa famille, un homme est accidentellement enseveli sous un tunnel, au volant de sa voiture. Pendant qu’une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place pour l’en sortir, scrutée et commentée par les médias, les politiques et les citoyens, l’homme joue sa survie avec les maigres moyens à sa disposition. Combien de temps tiendra-t-il ?

Avec seulement deux films à son actif, Kim Seong-hun a déjà tout d’un grand réalisateur. Après la merveilleuse surprise Hard Day en 2015 (c’était mon film de l’année), il nous revient cette année avec Tunnel en délaissant le polar noir pour le film catastrophe. D’un film de genre à l’autre, le réalisateur coréen ne perd rien de sa maîtrise technique dans la transition et nous propose un film bluffant d’ingéniosité de bout en bout. Du film catastrophe, il ne retient que l’événement déclencheur du récit, le simple effondrement d’un tunnel, pour partir par la suite dans la droite lignée d’un Buried. Car avec une catastrophe à petite échelle, le réalisateur nous prouve que l’on n’a pas besoin d’un déchaînement climatique sans précédent et caractéristique des films Hollywoodien, pour tenir en haleine le spectateur.

La scène est courte, mais tellement prenante que l’on se retrouve rapidement dans le même état d’esprit que le protagoniste principal. Entre dramaturgie et claustrophobie chronique, la tension ne nous lâche qu’à quelques instants pour suivre la société coréenne à l’extérieur du tunnel. On y suit autant les sauveteurs, la femme du « héro », que les politiques ou les journalistes. Le film se transforme alors en une critique de la société moderne à grande échelle. La preuve par une scène en particulier, où les journalistes empiètent sur le terrain des sauveteurs au risque de perdre la victime. Une critique dépassant les frontières coréennes pour s’adresser au monde entier et c’est précisément ce qui marche autant dans Tunnel. Le récit peut se passer n’importe où, chez nous ou ailleurs, il sera toujours aussi percutant de réalisme. Un petit bijou qui ne souffre que d’un rythme un peu long par moment. Après Dernier Train pour Busan l’année dernière, le cinéma coréen est loin d’avoir fini de nous faire vibrer !

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Le Roi Arthur

de Guy Ritchie

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Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend – jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

Que l’on aime ou pas Guy Ritchie, il fait partie de ces réalisateurs qui ont une patte unique et immédiatement reconnaissable. Que l’on aime ou pas le réalisateur de Snatch, il est indéniable que son esprit créatif est présent dans chacune de ses compositions. Enfin, que l’on aime ou pas le réalisateur anglaisLe Roi Arthur : La légende d’Excalibur ne déroge aucunement pas à la règle. Car bien au-delà de la légende Arthurienne qui sévit en toile de fond, le dernier long métrage du réalisateur est avant tout un film s’imprégnant de son propre cinéma. Un cinéma avec un dynamisme dans le montage et les plans de coupes presque épileptiques et à la temporalité bouleversée par une réalisation éclectique. Et ce, bien plus que pouvait l’être son The Man from U.N.C.L.E. l’année dernière. Mais si je prends le temps d’en faire tout un paragraphe, c’est  pour dire que si vous n’aimez pas le cinéma Guy Ritchie, Le Roi Arthur a de fortes chances de ne pas être fait pour vous. Passez votre chemin pauvre fou !

Mais… ce serait véritablement dommage. Car si la copie de Guy Ritchie n’est pas parfaite, ce serait rater un des blockbusters les plus atypiques de l’année et qui par miracle pour le genre, s’assume entièrement. La nouvelle mouture du Roi Arthur c’est de l’héroïque fantaisie, du polar, de la tragédie shakespearienne et de l’action hollywoodienne secoués très fort dans un shaker pour un résultat étonnant de sincérité. Alors tout n’est pas parfait, comme un visuel trop proche du Seigneur des anneaux par moment et la tragédie pas vraiment aidée par un Jude Law cabotant, mais le tout est rattrapé par un Charlie Humman en Arthur qui prouve encore une fois être un excellent acteur. On se plaint souvent des blockbusters formatés et sans saveur. Le Roi Arthur à lui de la saveur et des idées à revendre. Il serait dommage de bouder son plaisir.

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Retrouvez également la critique complète du décevant Alien : Covenant


 

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