Empress : Quand Mark Millar s’attaque au Space Opera

Bonjour mes petits expressos ! Aujourd’hui, je vous propose un avis que j’ai préalablement écrit pour le site Babelio dans le cadre de la dernière Mass Critique bande-dessinée. Je remercie ainsi l’éditeur Panini Comics de m’avoir envoyé Empress, la dernière production de Mark Millar pour écrire les quelques lignes ci-dessous ! 🙂

Empress

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Quand Mark Millar s’attaque au Space Opera

Depuis qu’il s’est émancipé du joug des éditeurs de comics historiques pour créer son MillarWorldMark Millar se fait un malin plaisir de toucher à tous les genres possibles et inimaginables pour en apporter sa propre vision. Cependant dans le fourre-tout du scénariste, tout n’est pas bon à prendre. Si son  Jupiter Legacy revisitait avec brio le genre du super-héro en les mettant face à leurs descendances décadentes, son Kingsman : Secret Service n’était qu’un brouillon d’un film qui sera bien meilleur que sa version papier. Avec Empress, c’est au Space Opéra que le scénariste s’attaque, épaulé par un dessinateur star  : Stuart Immonen (dessinateur dernièrement des comics Star Wars et d’All New Xmen). qui livre tout au long du tome des planches remarquables pour un univers chatoyant. On y suit l’histoire d’Emporia, épouse d’un tyran galactique depuis de longues années, qui, lasse des violences séquestrés par son époux, décide de s’enfuir avec son garde du corps et ses enfants pour prendre un nouveau départ. Ce qui donnera une course poursuite contre la mort dans « une galaxie lointaine, très lointaine… ».

One-shot comprenant 7 chapitres, Umpress ne perd pas de temps en jérémiades et nous fait voyager à travers les galaxies dans un rythme effréné du début à la fin, avec au programme autant de la destruction massive de vaisseaux spatiaux que de combat en tout genre. Perdu quelque part au milieu de ces explosions de couleurs, Mark Millar tente d’intégrer quelques pistes sur la famille et les violences conjugales, mais pris au piège du format mini-série, l’idée n’ira malheureusement pas plus loin qu’à la simple réflexion. Pris dans son ensemble, on arrive cependant à s’attacher facilement à la plupart des personnages de cette famille cahotante. Le récit ne rentrera pas dans les annales et souffre d’une comparaison féroce avec la fabuleuse série SAGA de Brian K. Vaughan, bien plus développé sur les mêmes thématiques et moins manichéen sur le fond. Il  possède cependant toutes les qualités (en particulier au niveau du dynamisme et du dessin) pour être un très bon divertissement de l’été. On a malheureusement encore une fois l’impression d’être face à un script de cinéma avec des bulles, mais Empress se hisse facilement dans le haut du panier des dernières productions MillarWorld.

35-coffee

 

2 réflexions sur « Empress : Quand Mark Millar s’attaque au Space Opera »

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