The Defenders : Les Avengers de l’ennui !

Bonjour mes petits expressos !

On avait quitté il y a quelques mois l’univers Marvel/Netflix avec la première saison d’ Iron Fist et ce n’était pas très glorieux. Une saison laborieuse aussi bien dans sa construction que dans son personnage principal. The Defenders s’en sort-elle mieux ? Rien n’est moins sûr.

The Defenders

Les Avengers de l’ennui

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The Defenders reprend là où Iron Fist nous avait laissé, avec un Danny Rand toujours aussi enfantin et colérique sur les traces de l’organisation la Main. Une organisation qui servait déjà de toile de fond dans les deux saisons de Daredevil et qui par extension, en font les deux personnages les plus importants de cette nouvelle série par leur passif. Iron Fist est même le personnage central de l’intrigue et autant dire que si vous ne le supportiez pas dans sa série solo, vous n’êtes pas au bout de votre peine. Daredevil de son côté fait plaisir à voir comme toujours, mais dans le fond, il est le personnage qui fonctionne le moins bien dans cette équipe en étant le seul à vouloir protéger son identité sous un costume !

Le décalage avec les autres ne fonctionne que pour quelques répliques bien senties de Jessica Jones avant d’être plus encombrant qu’autre chose. Pour finir de compléter l’équipe, il nous reste alors Luke Cage et Jessica Jones. Dans l’histoire, on se demande vraiment ce qu’ils viennent faire au milieu de tout ce bazar avec la Main. On leur invente à chacun un petit arc narratif mineur pour justifier leur présence, mais si ils n’étaient pas présents, c’est du pareil au même.

Marvel's The Defenders : Photo

D’autant plus que pour faire face à une armée de ninjas de l’ombre, ils possèdent, certes, des pouvoirs mais sont des vrais nullités en combat rapprochés en comparaison de leurs deux compères. Ce qui donne des combats tout sauf épiques dès qu’ils rentrent en scène et c’était déjà un constat dans leurs séries respectives. Difficile de rester indifférent au « jemenfoutisme » de Jessica mais, en prenant l’ensemble du groupe, les personnages sont beaucoup trop hétérogènes pour véritablement fonctionner ensemble à l’écran.

Cependant, c’est du côté des méchants que les personnages sont les plus jouissifs. Faire venir Sigourney Weaver en nemesis fonctionne parfaitement bien et perpétue cette tradition d’avoir des méchants charismatiques et travaillés. Une chose que l’on avait perdu à la moitié de la saison de Luke Cage et dans celle d’Iron Fist. Mais la véritable surprise de cette saison vient du personnage d’Elektra qui, si j’étais dubitatif à son sujet lors de sa première apparition dans l’univers (DD saison 2), prend tout son essor dans The Defenders. Magnifique et dangereuse, Élodie Yung est enfin devenue l’Elektra que l »on attendait, mais malheureusement pas dans la bonne série.

Marvel's The Defenders : Photo

Les véritables points noirs de la série viennent de sa construction, de son scénario et de certains choix esthétiques plutôt déroutants. Ce qui fait beaucoup sur une série de 8 épisodes. Sa construction est calquée sur celle de Iron Fist qui est elle-même une version ratée de celle de Daredevil. Ainsi dans l’épisode 3 ou 4, on aura la scène de combat (totalement ratée pour le coup) dans un couloir ou encore qu’au 3/4 de la saison il y aura un twist « inattendu ». on est capable de prédire chaque future action de la petite troupe cahotante. On connait la chanson, il serait temps de se renouveler un minimum car plus rien ne fonctionne.

Malgré ces 8 petits épisodes, le rythme est également faiblard et gagnerait à sabrer certaines scènes et personnages secondaires au montage pour gagner en intensité. La photographie est également complètement dans les choux, bien loin de celle poisseuse des saisons de Daredevil ou violente de Jessica Jones. On se retrouve à peine avec un filtre de couleur dégueulasse selon le personnage qui rentre en scène (rouge pour DD, jaune pour Luke, etc…) et avec le reste du temps une image générique, totalement plate et ne donnant jamais le sentiment d’insécurité dont le récit aurait besoin. Si bien que la série ne possède aucune personnalité.

Photo

Le récit pêche lui par son manque complet d’audace pour l’histoire qu’il est censé nous raconter. Pour une joute finale, la Main est censée être la menace ultime mais elle parait tout juste inoffensive et au pire, médiocre. Bien loin de la horde de ninjas assassins qu’elle est censée être. Un sentiment qui n’est pas aidé par les dirigeants de La Main (et donc logiquement les plus puissants, non ?) qui font pour la plupart peine à voir en dehors de Sigourney Weaver et Madame Gao. Même le dénouement de l’affrontement peine à convaincre et en devient risible…

En conclusion, si quelques points sont réussis comme la présence de Sigourney Weaver, l’évolution du personnage d’Elektra et la nonchalance de Jessica Jones, The Defenders est encore une fois un gros plantage. Il devient difficile de défendre ce manque de renouvellement et surtout d’audace dans lequel Marvel et Netflix s’engouffrent tête la première. Nous pouvons seulement espérer que le prochain rendez-vous avec la série The Punisher remonte enfin la pente au risque de signer le glas d’un univers qui avait pourtant si bien commencé.

2 coffee

 

 

 

 

Une réflexion sur « The Defenders : Les Avengers de l’ennui ! »

  1. Aaah je ne suis pas le seul à avoir été atterré par le filtre de couleur ! Et puis un fou-rire monumental dans les 20 premières minutes de l’épisode 3 : les dialogues, les épées en carton (sérieux, le passage où Elektra met son épée devant le cou de Stick… C’EST PAS UNE ARME CE TRUC !!), la transition effet fondu digne du bien-nommé Windows Movie Maker sur Windows XP… Le genre d’effet qu’on oserait à peine utiliser sur un mauvais montage de nos vidéos de vacances.
    C’est même pas l’histoire qui m’a posé soucis. Enfin si, La Main a été teasé pendant bien trop longtemps (deux saisons de Daredevil et une de Iron Fist quand même) pour que ça finisse comme ça. La fin et leur incroyable plan pour y mettre fin sont à crever de rire. Mais le plus gros soucis réside dans la manière dont la série a été traitée : on a eu quatre séries pour mener à celle-ci, on s’attendait à un truc au budget pharaonique et dirigé par un réalisateur qui connaît son métier. Au final, c’est cheap comme une série sur CW et le réalisateur a autant d’idées que tonton et ses films de vacances.

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