[Critique] Death Note, l’adaptation par Netflix

Bonjour mes petits expressos ! Avec toute la haine présente sur les réseaux sociaux concernant l’adaptation de Death Note par Netflix, n’avez-vous pas eu envie de vérifier par vous-même si c’était réellement un naufrage ? J’ai eu le malheur de faire cette erreur, ne la faites pas également. Fuyez pauvres fous.

Death Note, l’adaptation par Netflix

Death Note : Affiche

Death Note, de quoi ça parle ?

Adaptation d’un monument moderne du manga écrit par Tsugumi Ohba et illustré par Takeshi Obata, Death Note raconte l’histoire de Light, un lycéen qui se retrouve du jour au lendemain doté d’un carnet mystérieux permettant de condamner à mort ceux dont il écrit le nom et le prénom tout en connaissant leur visage. Light, enivré par cette puissance divine commence à tuer les criminels du monde entier afin de créer un monde à son image et où il en serait le Dieu. En parallèle, L, un inspecteur adolescent, surdoué et possédant quelques troubles sociaux est le seul à pouvoir résoudre cette affaire hors du commun.

Death Note : Photo Lakeith Stanfield, Nat Wolff

Death Note, mon avis

A la vision de cette adaptation de Death Note, on se demande fortement si ses créateurs ont déjà ouvert un tome de l’oeuvre d’origine tant le « fond » est bafoué du début jusqu’à la fin du long métrage. Le travail d’adaptation demande forcément une « adaptation » comme son nom l’indique, afin de coller aux problématiques du nouveau format ou du nouveau pays de l’oeuvre, mais faut-il également le massacrer ? Car Death Note par Netflix est un véritable massacre. Loin d’être le sociopathe froid et calculateur qu’il est censé être, Light devient, tout comme sa propre vie, la victime de la puissance qu’il a entre les mains. Lycéen débile à qui la vie ne réussit pas, c’est son envie de vengeance qui le poussera à utiliser le carnet tout en profitant au passage de montrer sa « grosse puissance » à la femme de ses rêves, une Pompom Girl délurée qui a mystérieusement (car tout simplement pas développé) des envies massives de meurtres. Soit. Mettre en avant la relation psychotique entre deux amants maudits est une valeur sûre du cinéma, mais c’est pour le coup totalement raté.

Le problème étant que l’écriture du film pêche à tous les niveaux du processus, que ce soit pour la caractérisation de l’ensemble des personnages ou des pouvoirs du Death Note, que des nombreuses incohérences présentent dans leur propre version de l’histoire ! On sent que certains éléments ne sont présents que pour justifier l’appartenance à l’oeuvre d’origine, comme Ryuk le dieu de la mort qui apporte le carnet à Light, mais qui dans cette version gêne plus les scénaristes qu’autre chose. Mais au-delà d’une adaptation ratée, nous ne sommes pas en face d’un bon film non plus. Avec des personnages mal écrit et cliché d’une adolescence américaine décadente, il faut également compter sur le jeu des acteurs qui peine réellement à convaincre au point où le seul qui sent sort un minimum n’est présent que vocalement, à savoir Willem Dafoe en Ryuk. Personnage qui je persiste et signe, ne sert absolument à rien dans cette version édulcorée de l’histoire. Beau paradoxe non ? Il reste alors quelques effets visuels sympathiques comme une mise en scène menaçante de Ryuk (qui laisse présager qu’à la limite ça aurait pu faire un film d’horreur correct) et quelques morts stylisées, mais le tout se perd dans le reste de bouillie visuelle que l’on subit pendant toute la durée du film.

Death Note : Photo Lakeith Stanfield

Death Note, en conclusion

Cette adaptation de Death Note se présente au final comme le fils illégitime des licences youg-adult (Hunger Games, Divergente…) qui aurait rencontré Destination Finale dans les toilettes d’un diner américain pour une partie de jambes en l’air bien crade.  Tout en restant dans une adaptation, il y avait bien mieux à faire sur Netflix, Death Note se prêtant plutôt bien à l’exercice d’une série TV. Avec le passif de la plateforme de streaming, il faudra m’expliquer pourquoi ce n’est pas la piste choisie par les dirigeants. C’est rageant et je vous souhaite bon courage pour les deux suites de cette catastrophe que Netflix cherche à produire.

1 coffee

4 réflexions sur « [Critique] Death Note, l’adaptation par Netflix »

    1. Pas de panique ! Aucune autre adaptation sont prévues par Netflix pour le moment. ^^

      Le problème de la série Castlevania c’est qu’avec seulement quatre épisodes, ça fait plus note d’intention que véritable série. Mais je n’ai pas trouvé ça mauvais pour autant, il y a de bonne idée !

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