Archives pour la catégorie Jeux Vidéo

Dishonored : Un plaisir amer

Bonjour mes petits expressos ! Une fois n’est pas coutume, c’est 5 ans après tout le monde et un deuxième épisode sorti entre temps, que je tombe au détour d’un bac d’occasion sur la version PS4 de Dishonored, sobrement intitulé Definitive Edition. L’occasion parfaite d’enfin comprendre l’engouement à son sujet ? Ou de me provoquer le sentiment inverse ?

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Bilan E3 2017 : Les belles surprises des conférences

Bonjour mes petits expressos ! Comme vous le savez probablement, la grande messe annuelle du jeux vidéo bat actuellement son plein au Convention Center de Los Angeles ! Mais si le salon en lui-même nous est inaccessible à nous commun des mortels, nous pouvons chaque année profiter des conférences pré-E3 des éditeurs/constructeurs présents sur le salon. Ainsi, avec cet article, je reviens sur les annonces (et non pas les jeux que nous connaissions déjà) qui ont su faire chavirer mon cœur de gamer avec toute la subjectivité que cela représente !

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Drawn to Death : Atypique, mais pas épique

Quand on est le créateur d’une licence populaire, nos prochains projets serons forcément étudier par l’œil aussi bien bienveillant que moqueur des fans de la première heure. C’est le destin actuel de David Jaffe, créateur de God of War et de Twisted Medal qui lance dans la mêlée son dernier rejeton portant le doux nom de Drawn to Death. L’exclusivité PS4, se jouant uniquement en multijoueur, est arrivée sur le PSN le 4 avril dernier (et gratuit pour les abonnées PS+), DtD, pour les intimes, n’est pas forcément l’enfant légitime que l’on aurait aimé voir.

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Disc Jam : La nouvelle référence des soirées pizza ?

Si vous n’étiez pas un joueur assidu d’arcade, ni un possesseur de la monstrueuse NeoGeo, vous ne connaissez probablement pas Windjammers. Je ne vous en blâmerais pas, car avant d’écrire cette chronique je ne connaissais pas non plus. Pourtant les développeurs indépendants de chez High Horse Entertainment nous livrent aujourd’hui avec Disc Jam, un successeur spirituel de ce fameux titre qui nous propose des joutes endiablées à grand coup de frisbee.

La nouvelle référence des soirées pizza ?

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Le frisbee, c’est la vie

Proposé à l’occasion de sa sortie gratuitement pour les membres PS+, le concept de Disc Jam est on ne peut plus simple. Dans un terrain semblable à un court de tennis, 2 à 4 joueurs peuvent s’affronter dans un match de frisbee. Le titre nous plonge alors dans un monde futuriste, probablement plutôt inspiré par Tron que par la balade du dimanche matin au bord de la plage avec votre chien, avec 4 personnages haut en couleur prêts à en découdre.  Si le frisbee vous fait peur, remplacer le terme par tennis et vous comprendrez l’essence même du titre qui récupère outre le terrain de jeu, la plupart des règles de ce sport, tout en le maximisant à la manière d’un Mario Tennis.

Coup droit, lob, set, ace… on est en terrain connu ! Cependant, il est possible avec un timing de précision accrue de sortir différents coups spéciaux, couplés à un coup droit ou un lob, afin de déstabiliser l’adversaire et marquer le point tant attendu. Pour ce faire, il faut tout simplement faire tomber le frisbee dans le camp de l’adversaire ou de le faire sortir au fond du terrain. Plus une joute est longue et plus vous gagnerez de points… il est donc d’autant plus judicieux de faire durer le duel avant d’en finir avec panache.

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Le frisbee, c’est l’ennui

Malheureusement… il n’y a rien d’autre à dire sur le titre qui se révèle être plus que flemmard. Sans aucun mode de jeu solo disponible, le titre n’est jouable qu’en multijoueurs. Ce qui ne serait pas dérangeant si on n’avait pas l’impression de faire le tour du titre en deux petites heures. Pas spécialement profond dans son système de jeu, les matchs, plutôt courts, ont pour la plupart le même dénouement. Finir par un coup spécial dévastateur avant de passer au prochain… si seulement le matchmaking ne mettait pas plusieurs grosses minutes interminables pour trouver un adversaire.

Le reste des modes de jeu se résume à un mode entrainement sans aucun adversaire en tant qu’IA et un didacticiel plus que basique dans un titre qui ne prend même pas la peine d’être traduit dans notre langue. Il ne reste alors plus qu’à enchaîner des matchs en ligne en trouvant le courage, pour débloquer des skins ou émottes pour les différents personnages sans même avoir un classement en ligne. Un comble pour un jeu multijoueur. Pas spécialement joli non plus malgré un Unreal Engine 4 bien présent, ni inspiré par son design de jaquette de jeux vidéo époque 8bits, Disc Jam n’est ni généreux avec son public (un seul terrain de jeu, 4 personnages qui ne sont que des skins différents), ni amusant sur la longueur. On le sortira à la rigueur pour débuter une soirée pizza, le titre proposant du multijoueur local, avant de retourner sur les ténors du genre. Tout comme cette chronique, déjà trop longue tout en étant très courte.

Bien qu’étant visiblement poussé par le PS+, ne vous attendez pas à tomber sur le « nouveau » Rocket League.

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Alpha Protocol : Réhabilitons un RPG sous-estimé

Qui se souvient de Alpha Protocol, le RPG d’espionnage du studio Obsidian sortit durant la génération précédente ? Personne ? Et c’est bien dommage ! Sous couvert d’une mauvaise presse et de quelques défauts bien visibles de production, se cache en réalité un des titres les mieux écrits que j’ai pu voir dans le genre. Le titre se trouve pour une bouchée de pain de nos jours… Alpha Protocol, cette tribune est pour toi !

Réhabilitons un RPG sous-estimé

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Obsidian, éternel second couteau

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Obsidian – 2010

Alpha Protocol est un action-RPG d’espionnage sortie sur PS3, Xbox 360 et PC en 2010. Si il est édité par SEGA, le titre est surtout développé par un des meilleurs studio actuels dans le genre : Obsidian, un studio fondé sur les cendres du mythique studio  Black Isle ! On leur doit entre autre Star Wars Knight of the Old Republic 2, Fallout New Vegas, ou encore Neverwinter Nights 2… avouons-le, il y a bien pire comme CV dans l’industrie ! Malheureusement, avant le kickstarter salvateur qui donna naissance à Pillars of Eternity, le studio s’est souvent retrouvé à n’être qu’un second couteau du RPG, produisant des suites de licence déjà existantes. Mais ce serait cependant oublier un partenariat avec SEGA qui a bien failli signer la fermeture de studio… le premier titre devait être un RPG Alien qui fut malheureusement rapidement annulé et le second, un échec commercial dont je vous parle aujourd’hui, Alpha Protocol.

Dans Alpha Protocol, nous sommes Michael Thornton, un bleu d’une organisation gouvernementale secrète américaine, envoyé en Arabie Saoudite pour notre première mission afin de retrouver la trace de missiles de destructions massives volées à une société d’armement américaine. Cependant, tout ne se passera pas comme prévu et on se retrouvera rapidement dans une histoire bien plus complexe qu’une simple attaque terroriste, multipliant les trahisons couplé à une conspiration mondiale. Le voyage de Thornton ne sera pas de tout repos et c’est aussi bien à Rome, Moscou que Taipei, que nous devrons établir la vérité et sauver le monde. En n’oubliant pas, bien entendu, de draguer les espionnes des différents clans adverses. Un vrai petit James Bond vidéo-ludique.

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My name is Thornton, Michael Thornton

Un mauvais TPS…

Si le titre a été globalement mal accueilli par la presse, c’est essentiellement à cause de son manque de finition globale plus que fragrant et qui laisse transparaître un titre manquant de budget puis poussé dans la mêlée par l’éditeur pour remplir le calendrier de l’année. Malheureusement, je ne peux pas vraiment contredire la presse à ce sujet. Déjà à l’époque de sa sortie, Alpha Protocol est un titre qui agresse sévèrement l’œil, largement en retard visuellement par rapport à la majorité de la concurrence. On peut cependant parler de prescription de nos jours, non ? Si vous êtes du même type de gamer que moi, le visuel est seulement secondaire. Alors passons ces enfantillages puérils vu que les jeux de l’époque sont tous moches de nos jours et voyons le vrai problème du titre. C’est que, encore au niveau finition, le gameplay a pris un gros coup derrière la nuque. Alpha Protocol se présente comme un action RPG semblable en tout point au premier Mass Effect (mis à part l’univers bien entendu), aussi bien dans son gameplay comprenant au TPS, que dans ses choix de dialogues.

Nous reviendrons sur l’écriture plus tard (dans les points positifs) et attardons nous donc sur la partie shooter du titre. Tout comme le jeu de Bioware, il faudra se spécialiser dans différentes classes en dépensant des points de compétences pour faire évoluer notre personnage. Techniquement, faire un Jason Bourne qui donnera des gros coup de tatane est possible, devenir un James Bond spécialiste du Walther PPK silencieux sous couvert d’infiltration également, ou même devenir le gros bourrin de service avec un fusil à pompe. La variété de profil possible est large et fait plaisir vraiment à voir tant chaque joueur peut faire son propre espion. Mais malheureusement, si Alpha Protocol est d’une richesse souvent passée sous silence, il est loin d’être un bon jeu d’action. Le gameplay est flottant, les tirs imprécis et vous aurez toute les peines du monde à vaincre les boss avec un pétoire silencieux. Quand on sort un titre sur une génération qui a vu exploser le genre du TPS avec Gears of War, un bon coup de pouliche et de finesse dans les gunfight aurait fait le plus grand bien. Voilà le problème levé par la majorité de la presse de l’époque expliquant les mauvaises notes. Cependant, ce serait rapidement oublier qu’ Alpha Protocol est avant tout un RPG et dans cette partie du titre, il brille de mille feux.

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Tous les personnages féminins sont courtisables, peu importe leurs factions, mais attention aux conséquences !

… Mais un fabuleux RPG

J’ai déjà parlé plus haut du fait qu’il est possible de faire un personnage aux profils diantrement différents dans sa façon de jouer en fonction du joueur. C’est également vrai pour sa personnalisation physique (si vous le trouvez trop premier de la classe » dans les images de l’article, rassurez-vous, on peut lui mettre une barbe #TeamBarbe), mais surtout dans son profil psychologique. Alpha Protocol propose une « roue » de dialogue semblable à Mass Effect avec des choix autant pragmatiques qu’idéalistes, desservi comme souvent dans le genre par des conséquences à nos choix. Des choix lourd de sens, car dans le titre, les conséquences en sont vraiment ! Pas de pirouette plus tard en cas de problème avec une faction, vos choix sont définitifs et nous propose tout simplement le titre le plus complet à ce sujet. Et oui, dans la gestion des conséquences Alpha Protocol est bien supérieur à un certain Mass Effect, avec des personnages se rappelant vraiment de vos actions. Un tour de force plus que respectable pour le studio.

Des choix qu’il faudra également effectuer au plus vite, car un timer défile constamment dans les dialogues afin de paraître plus naturel. Si vous ne vous décidez pas rapidement, vous ne parlerez tout simplement pas dans la conversation et ça risque bien d’énerver la personne en face. On peut même en fonction de nos choix, jouer dans l’ordre que nous voulons, mettant encore plus de variantes possibles dans le déroulement de l’histoire et de la vision qu’ont les personnages de vous. Cependant, les choix c’est bien beau, mais il faut que l’écriture suive aussi. Bingo, si vous avez eu peur du synopsis du titre que j’ai pu vous raconter plus haut, l’histoire n’est pas aussi manichéen qu’il pourrait le laisser croire et son côté pro-américain du début est rapidement oublié. D’autant plus que pour la majorité des cas, les personnages sont également bien écrit dans leurs genres !

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Une galerie de personnage haut en couleur.

Le mot de la fin

Alpha Protocol est un jeu qui a été clairement sous-estimé par rapport à sa plastique peu avantageuse. Cependant, il serait peut-être temps de sauter le pas et de découvrir un titre merveilleusement bien écrit avec de vraies conséquences. D’autant plus que c’est le seul RPG avec un univers espionnage aussi poussé. Il ne coûte aujourd’hui pas plus que le prix d’un fastfood… sautez dessus si vous aimez le genre !

Sélection Coffee Quest

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Splasher : Un titre exigeant mais toujours juste

Je vous avais déjà parlé de Splasher avec enthousiasme lors de mon séjour au TGS 2016, mais ça y est, le petit indé montpelliérain a sorti le bout de son nez le 7 février dernier sur Steam (et sur console dans le courant de l’année) ! J’ai pris le temps de parcourir le titre comme il se doit avant de vous sortir cette review et je tiens à remercier Joffrey, le coordinateur de playtest de la Splashteam, de m’avoir gentiment fourni une clé pour vous faire cette article ! Alors, Splasher tient-il toutes ses promesses ?

Un titre exigeant mais toujours juste

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L’école du gameplay

Développé pendant 3 ans à Montpellier par la toute petite équipe de la Splashteam, Splasher est un jeu de plateforme en 2D qui vous donnera certainement des sueurs froides si vous n’êtes pas un habitué du genre. On entend souvent parler de Super Meat Boy dans les influences du titre et ce n’est pas forcément usurpé. Cependant, si Splasher ne joue pas sur la précision au pixel près comme pouvait l’être son grand frère du monde indépendant, la moindre déconcentration pourrait également vous être fatale. La différence se jouera sur la courbe de progression bien plus sympathique dans le titre des montpelliérains et qui vous donnera les différentes clés du gameplay au fur et à mesure de votre avancée. A vous de les assimiler et une fois choses faite, peu de passage vous résisteront vraiment ! Splasher récupère également à Super Meat Boy son « air-control », permettant de continuer à diriger notre personnage dans les airs après le saut et donnant une précision accrue à nos déplacements.

Au rayon des influences, l’autre dominante la plus marquée est sans aucun doute le fabuleux Portal 2 (ou Splatoon à la limite). Non pas que vous pourrez vous téléporter aux quatre coins des stages, loin de là, mais Splasher récupère sa composante de fluide aux capacités distinctes. Un coup de peinture rouge et vous serez l’homme-araignée qui s’accroche aux murs la tête en bas, un coup de peinture jaune fera de vous un reccord-man de sauts olympiques. Combinez les deux peintures avec le troisième fluide (de l’eau) servant à activer des mécanismes ou nettoyer une surface et vous vous retrouvez avec un gameplay tout en finesse qui vous demandera de jongler régulièrement et rapidement entre les trois pour avancer sans encombre. Un jonglage de couleurs à assimiler rapidement pour ne pas se retrouver face à la mort à la moindre erreur ! Entre le air-control, la rapidité de mouvements et ses fluides, le gameplay de Splasher est ce qui fait du titre un jeu plaisant à parcourir, reposant entièrement sur ses mécaniques bien rodées où seules quelques imprécisions de viseur nous sortent réellement de l’expérience. On est en plein dans l’école du gameplay.

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Les références sont nombreuses

Je vous parlais déjà précédemment de références et c’est loin d’être fini ! Splasher sent à plein nez l’amour du genre, en citant également les derniers Rayman Origins/Legends. Pas forcément étonnant en sachant qu’une partie de l’équipe de développement a déjà été à l’oeuvre sur les titres de Ubisoft Montpellier. Ainsi, c’est l’enrobage des niveaux qui sautera aux yeux avec ses « particules » traversant l’écran à chaque mort d’un ennemi, les petits bonhommes colorés et prisonniers par-ci par-là ou tout simplement le sound-design, multipliant les petits bruits ou cris à chaque éléments vivant dans les niveaux. Un bien bel enrobage qui donne du cachet au titre avec son chara-design tout en rondeur, mais qui pêche par son manque de variété…

Car ce sera mon plus gros reproche concernant le titre,  Spasher se passant uniquement dans son monde industriel (comme Portal ou Splosion-Man) ne se renouvelle pas assez au niveau de l’environnement de jeu. Sur la longueur, on a l’impression de ne jamais rien voir de neuf, alors que de nouvelles mécaniques sont elles, bien présentes. Il y a bien quelques niveaux un peu différent et bien inspirés (comme un où le vent nous pousse à vitesse rapide dans un sens), mais dans l’ensemble ça fait un peu juste.

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Le speed run dans le sang

Splasher n’est pas un jeu forcément long. Les 22 stages qui composent le titre et qui sont séparés par un 23ème niveau en forme de hub central, ne vous occupera pas plus de 4 à 5h si vous êtes habitué au genre. Il vous restera à récupérer les petits bonhommes cachés un peu partout… mais après ? Place au speedrun. Car la principale caractéristique du titre et celle qui vous donnera le plus de fil à retordre réside dans cette tranche spectaculaire du scoring. Plusieurs mode de speedrun sont disponibles et il vous faudra donc parcourir les niveaux du titre le plus rapidement possible. Autant vous dire que si vous êtes aussi stressé/mauvais que moi quand il y a un chrono c’est peine perdu, mais pour ceux qui cherche un véritable challenge, c’est le mode sur lequel vous passerez le plus de temps. Le leadbord étant actuellement sous la barre des 1h pour le finir.

En définitive, Splasher est un titre plaisant à parcourir, aussi bien manette en main que visuellement. Cependant, si vous appréciez les platformers, mais que le speedrun n’est pas votre tasse de thé, vous allez rapidement en faire le tour. Le titre de la Splashteam est un concentré de gameplay à l’état pur, représentant de l’école de ce qui aime le gameplay avant tout. Et sur ce point, il réussit avec brio. La très bonne surprise du monde indépendant en ce début d’année !

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Catherine : La St Valentin des indécis

Ah la St Valentin… fête des amoureux pour certains, fête uniquement commerciale pour d’autres, dans notre inconscient on ne se lassera jamais de mettre tout en oeuvre pour conquérir ou reconquérir l’élu de son cœur. Mais si vous êtes un gameur solitaire en quête d’une âme sœur virtuelle pour la soirée tant redoutée (ou tout simplement vouloir un adultère virtuel, à vous de voir), Catherine est fait pour vous. Un OLNI comme on ne voit que très rarement, que j’ai pu finir récemment avec amour pour vous.

La St Valentin des indécis

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Catherine

Serez-vous plus Katherine ou Catherine ?

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Atlus – 2012 (Fr)

Vincent Brooks est en couple avec la belle Katherine depuis maintenant 5 ans. Une relation heureuse et tranquille, mais quelque chose cloche… Vincent réalise que Katherine commence à faire pression sur lui pour un futur mariage ! Comment ?! Un mariage si jeune et qui va briser notre petite vie tranquille ?! Vincent, si il aime Katherine, n’est pas sûr de vraiment en avoir envie…

 

Le soir même Vincent se rend le bar auquel il est habitué avec ses amis. C’est l’instant confidence pour parler du futur… mais la soirée prendra une autre tournure. Vincent rencontre Catherine, une jeune femme « libre de corps et d’esprit » qui s’avère être exactement son type de femme. La rencontre se clôturera par une nuit ensemble… Mais merde Vincent, on ne couche pas le premier soir (comment ? ce n’est pas le problème ?) !

Parallèlement, un bruit court dans le quartier. Un certain nombre d’incidents curieux auraient eu lieu, dans lesquels des gens meurent dans leur sommeil, retrouvé figé d’angoisse au petit matin. Bizarrement, les victimes ne seraient que des hommes… mais pour Vincent, la lutte commence entre fidélité et adultère.

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Katherine

Un OLNI made in Japan

Sorti en 2012 sur PS3 et Xbox 360, Catherine est un OLNI (Objet Ludique Non Identifié) malheureusement pas assez connu du public et ayant pris une belle côte de nos jours. Sérieusement, combien de titre avez-vous déjà vu sur un thème pareil en Occident ET localisé ?! (Prend ça dans les dents SEGA et ton manque de VOSTfr pour Yakuza !). Un jeu atypique allant de son histoire jusqu’à la construction même du titre, perdu quelque part entre le visual novel, le game dating et le jeu de réflexion ultra hardcore qui vous fera criser sévère.

Catherine possède ainsi deux phases de jeu distinctes, symbolisés par le jour et la nuit. Le jour (ou plutôt le soir), Vincent se rend au bar du coin, en tant que pilier de bar avec son groupe d’ami. Ses phases sont l’occasion de pouvoir parler avec toutes les personnes présentes  dans le bar et de manière totalement optionnelles. Allez-vous réconforter le pauvre homme qui sirote sa bière au comptoir ou le laisser dans sa détresse émotionnelle ? A vous de voir ! Mais dans tous les cas, vos décisions ont des impacts plus ou moins fort sur le déroulement du jeu. Liez-vous d’amitié avec cette personne en détresse et peut-être qu’il sera encore vivant le lendemain matin… Soyez humain et ouvert aux autres (dans la vraie vie aussi c’est un plus) ! Cependant, à chaque action entrepris dans le bar, l’heure tourne et vous ne pourrez pas parler avec tout le monde, les différents PNJ possédant une vie, tout comme vous !

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Un tableau horrifique

Si vous n’avez pas l’âme d’un super héro social, ce sera votre téléphone qui vous donnera des sueurs froides… pendant que vous serez en train de vagabonder à vos occupations dans le bar, vous recevrez des texto des C/Katherine et nous plongeons en plein game dating. Que répondre face à un nude de Catherine ? Face à un reproche de Katherine ? On a jamais dit que l’adultère était facile ! Mais vous voudrez faire des choix. En draguer une ? Les deux ? Aucune ? Les incidences pourraient être désastreuses… d’autant plus qu’il y  a plusieurs fins possibles, toutes liées à ses différentes conversations !

Cependant, la vraie sonnerie de l’angoisse commencera quand vous irez dormir. La nuit, vous êtes appelé pendant vos rêves par le bruit d’une horloge dans un autre monde. Habillé de votre plus beau caleçon à cœur, armé d’un simple oreiller et orné de magnifiques cornes de bouc. Vous vous rendrez rapidement compte d’être pris au piège dans une tour infernale… qui s’effondre petit à petit chaque nuit ! Une seule solution se présente : grimper tout en haut de la tour et sans perdre de temps ! Car chaque niveau dans la tour est minuté par son effondrement… et on rentre dans la partie ultra hardcore du titre. Son « véritable » gameplay prend ainsi place d’un jeu de réflexion où il faudra réfléchir aussi vite que bien agir. Composé de bloc, c’est la tour elle-même qui vous permettra de vous échapper, en les modulant d’une façon ou d’une autre. Certains sont piégés, d’autres complètement glacés, d’autres immobiles… à vous de faire votre propre chemin dans cet enfer de bloc sans tomber dans le vide… sinon on vous retrouvera mort au petit matin. Si ce tableau horrifique ne suffisait pas, vous n’êtes pas tout seul à escalader la tour. D’autres hommes/boucs sont également présents. Pour coopérer ? Pas tous… certains voudront vous foutre en l’air, car une légende court… un seul homme pourra sortir de cet enfer !

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Bééééééééh

Pour finir le tableau de cet OLNI du jeu vidéo japonais, les cinématiques ont pour la plupart étaient faites par un studio d’animation japonaise et s’en sortent plutôt bien. Elles apportent un charme supplémentaire au titre, mettant plus en valeur les K/Catherine. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les cinématiques qui possèdent ce petit soin en plus… les autres faites avec le moteur du jeu paraissent figées à côté d’elles. Dommage.

Si vous aimez fouiller dans les jeux de niche et êtes passé à côté de Catherine, il sera parfait pour votre soirée seul de St Valentin ou même pourquoi pas en couple comme un test de fidélité ! Ne me remerciez pas si ça tourne pas. Choisirez-vous Katherine ou Catherine ? Moi j’ai fais mon choix… *Katherine j’arrive !!*

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