Archives du mot-clé comics

Empress : Quand Mark Millar s’attaque au Space Opera

Bonjour mes petits expressos ! Aujourd’hui, je vous propose un avis que j’ai préalablement écrit pour le site Babelio dans le cadre de la dernière Mass Critique bande-dessinée. Je remercie ainsi l’éditeur Panini Comics de m’avoir envoyé Empress, la dernière production de Mark Millar pour écrire les quelques lignes ci-dessous ! 🙂

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La foire au loot – Avril 2017

Bonjour mes petits expresso ! Ça fait quelques mois que je n’ai pas fait d’article pour vous présenter la part sombre de mon être… à savoir être un acheteur compulsif à tendance collectioniste. On va donc reprendre nos petites habitudes de fin de mois avec le retour de la chronique sous un nom nouveau : La foire au loot. Un bon mois en perspective, avec des achats dans toutes mes passions dévorantes ! 🤑

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I Hate Fairyland T.1 : Il était une fois…

Bonjour mes petits expressos ! Cela fait un bon moment que je ne vous avais pas parlé de comics sur le blog, mais je viens de lire un énorme coup de cœur et impossible pour moi de ne pas vous en dire plus ! Ce coup de cœur n’est autre que le premier tome de I Hate Fairyland, sorti en Février 2017 chez Urban Comics. Une série indépendante que l’on doit au fantastique Skottie Young.

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Qui est Iron Fist ?

C’est le 17 mars 2017 que Marvel’s Iron Fist pointera le bout de son nez sur Netflix. Dernière série de l’association Marvel/Netflix avant l’arrivée de la très attendue Marvel’s The Defenders qui mettra en scène Daredevil, Luke Cage, Jessica Jones et Iron Fist face à une menace commune. Vous vous demandez peut-être qui est ce fameux « Poing de Fer » ? Ça tombe bien, dans cette nouvelle chronique, je vous présenterais régulièrement dans les grandes lignes, des personnages plus ou moins méconnus de la pop-culture.

La chronique n’est pas une critique de la série Marvel’s Iron Fist sur Netflix.

Qui est Iron Fist ?

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L’histoire de Daniel Rand

Aucun spoil sur la série, je parle des origines du personnage dans le comics

Daniel Rand  est devenu un maître des différents styles d’arts martiaux existant à travers le monde. Ce qui fait de lui le combattant le plus compétent à mains nues de l’univers Marvel, y compris avec manipulation des armes habituellement associées à ces arts (Nunchakus par exemple). Son expérience et son entrainement lui ont permis de faire de son corps une véritable arme vivante et de contrôler l’ensemble de son système nerveux pour s’insensibiliser à la douleur ou aux environnements hostiles.

Daniel Rand est intimement lié à l’existence d’une Cité Céleste du nom de K’Un-L’Un. Une ville d’une autre dimension, apparaissant toutes les décennies sur la Terre dans la chaîne de l’Himalaya. A chaque génération d’homme, la ville nomme un champion, le Iron Fist, qui obtiendra le pouvoir du poing de fer en affrontant un dragon immortel. Sa destinée est de servir la cité pour affronter les champions respectifs de six autres Cités Célestes.

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Marvel Premiere, 1974

Le personnage de Iron Fist (littéralement Poing de Fer), est un personnage qui fera ses premiers pas dans les publications Marvel en 1974. Il apparaîtra pour la première fois dans le numéro 15 du mensuel Marvel Premiere, un format anthologique qui permettait à l’éditeur de mettre en avant des histoires courtes pour lancer de nouveaux personnages ou également de mettre en scène des personnages secondaires nés dans d’autres série, mais ne possédant une fan-base pas assez rentable pour avoir leur propre comics dédié. Véritable tremplin pour certains personnages, la publication était ainsi un terrain d’expérimentation, permettant de ne pas empiéter sur les autres séries historiques de l’éditeur tout en décidant qui aura le droit (ou non) à ses aventures en solo. Pour les personnages les plus connus étant apparu dans Marvel Premiere, on peut alors citer Doctor Strange, Ant-Man (version Scott Lang), Black Panther (nous reviendrons sur le personnage quand son film sortira) et donc Iron Fist , qui aura le droit à  10 publications avant d’avoir sa propre série. 

Le personnage de Daniel Rand, alias Iron Fist, est ainsi créé dans ce mensuel par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur Gil Kane à l’époque où les art martiaux sont en pleine explosion dans les médias américain. Bruce Lee est mort à peine un an avant (1973) la création du personnage chez Marvel et l’industrie cinématographique HK est encore en deuil de leur plus gros représentant. C’est dans ce contexte de sur-médiatisation d’un genre, que la création d’Iron Fist prend tout son sens. Posséder dans son catalogue un personnage expert en art martiaux est la chose à faire à cette époque et son créateur Roy Thomas ne s’est jamais caché des nombreux parallèles qu’il peut y avoir avec les personnages des films de Bruce Lee. Mais si il est propulsé sur le devant de la scène, le personnage d’Iron Fist ne sera jamais hissé au niveau d’un Spiderman ou des Xmen et restera un personnage de niche après le déclin des films d’art martiaux.

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Iron Fist et Luke Cage, un destin croisé

Un destin qui n’est pas sans rappeler celui de Luke Cage, alias Power Man, qui a eu droit a sa série Netflix avant Iron Fist. Dans le cas de Luke Cage, également apparu pour la première fois dans les années 1970 (1972), sa création est intimement liée à la blaxploitation. Pour la remettre dans son contexte, la blaxploitation est un courant culturel et social des années 70 servant à valoriser l’image des Afro-Américains avec des premiers rôles et non plus seulement des rôles secondaires (le personnage le plus célèbre étant probablement Shaft). Le courant a surtout touché le cinéma (pas toujours de la meilleure des façons en multipliant les clichés lié à la population Afro-Américaine), mais a également impacté par la suite toute les formes de média et donc le comics.

Marvel devait avoir son personnage noir, tout comme il devait avoir son expert en art martiaux. Vous vous demandez alors pourquoi parler de Luke Cage ? Tout simplement car leurs destins sont liés. Créé durant la même décennie et liés à deux courants cinématographiques,  les deux personnages ont tous les deux finis sur le devant de la scène avant de sombrer dans le fond du catalogue de l’éditeur. Cependant, il y a toujours une petite fan-base pour les deux personnages et l’éditeur décidera alors de les réunir ensemble dans un même titre pour toucher un plus large public et continuer à les exploiter. C’est ainsi qu’est né une des amitiés les plus puissantes de l’univers Marvel.

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Des Héros à Louer

Ainsi durant de nombreuses années, Iron Fist fut en équipe avec Luke Cage sous le nom de Hero for Hire (Héros à Louer). Les deux personnages possédant une agence de détectives privés où ils mettaient leurs pouvoirs respectifs au service d’autrui moyennant finance. Une collaboration dans laquelle naîtra une amitié régulièrement exploitée depuis dans les comics Marvel et qui restera l’âge d’or des deux personnages jusqu’à leur modernisation dans les années 2000. Si pour le moment dans les séries Netflix, les deux personnages ne possèdent pas de lien vraiment apparent, il serait plus sage et intéressant de les réunir dans une seule et même série (au lieu d’une saison 2 pour chacun) afin d’approfondir cette relation et leur vision du super-héroïsme. 

Mais si Luke Cage est le partenaire particulier de Iron Fist, le personnage croisera bon nombre de héros de Marvel au cours de ses aventures. Souvent séparé par catégorie selon les pouvoirs des personnages, Iron Fist fait partie de la tranche urbaine de l’éditeur (au contraire des Avengers ou des Gardiens de la Galaxy par exemple) et il est d’autant plus facile de faire rencontrer des partenaires urbains. Il croisera ainsi des personnages bien connus comme Daredevil ou Spiderman et fera même partie d’une seconde équipe d’Avengers (les New Avengers) plus borderline, comptant les rescapés « hors-la-loi » des super-héros, toujours aux côtés de Luke Cage.

Vous savez maintenant dans les grandes lignes d’où vient le personnage depuis sa création dans les comics Marvel. Il ne vous reste plus qu’à aller voir la série Netflix avec Finn Jones dans le rôle du Poing de Fer !

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Logan : Clap de fin pour Wolverine

17 ans et 8 participations à des films X-men plus tard, Logan clôture la chevauchée sauvage de Hugh Jackman dans son personnage phare de Wolverine. Une page qui se tourne aussi bien pour l’acteur que pour toute la culture geek, Logan Jackman étant le visage portant toute une saga sur ses épaules. Il fallait donc un film fort pour marquer cette séparation… et le miracle a bien eu lieu !

Clap de fin pour Wolverine

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Old Man Logan

Logan : Affiche
James Mangold – 2017

A la frontière mexicaine, Logan se cache. Épuisé, fatigué, il s’occupe d’un Professeur Xavier grabataire et déclaré arme de destruction massive par les Etats-Unis. Il est devenu un driver, conduisant aussi bien des hommes d’affaires que des fils à papa à travers le Mexique pour subvenir au besoin médical de son ancien mentor. Les X-men n’existent plus et ce futur plus ou moins proche est synonyme d’extinction pour l’intégralité de la Mutanité. Car depuis les événements dépeint dans Xmen Apocalypse, plus aucun jeune mutant n’est apparu… jusqu’à l’arrivée de Laura. Une mystérieuse jeune fille qui possède certains liens avec Logan.

Pour les plus comics-vore d’entre vous, ça ne vous aura pas échappé que le film adapte librement le célèbre récit Old Man Logan de Mark Millar (et d’autres récits dont je tairai le nom pour ne pas spoil). Avec Logan, la Fox réalise un virage à 180 degré dans le traitement de son personnage phare avec un film sombre, violent et se suffisant à lui même. Ce déroulant bien après la timeline des films X-men, il n’y a pas d’univers connecté empiétant dans le récit, mis à part quelques clins d’œil et un casting restreint, proposant ce qu’il y a de meilleur dans la saga. Probablement bien aidé par le succès insolent de Deadpool, le studio a ainsi laissé carte blanche à Hugh Jackman et son réalisateur James Mangold pour faire de ce Logan, une ode à la bestialité. Le tout se ressent instantanément, classé Rated-R aux Etats-Unis, le long métrage ne fait dans la dentelle et propose enfin, la sauvagerie aussi bien mutante que humaine, caractérisant habituellement le personnage.

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L’arme X

Une violence qui peut être un choc pour le genre, mais jamais gratuite. Ainsi avec le même acteur et même réalisateur, on trouve une puissance largement plus probante que Wolverine Le combat de L’immortel, et ce, autant du côté graphique que scénaristique. De Logan se dégage ainsi un feeling animal, empruntant aussi bien au genre du Western, que du post-apocalyptique (il y a beaucoup de rappel à Mad Max et La Route dans le film). Sans tomber dans l’hommage à outrance, James Mangold se sert de ces influences en dépoussiérant le film de super-héro trop propre sur lui. Le sang se mêle à la poussière de la plus belle des manières pour une imagerie tout aussi viscérale et inspirée, renvoyant ce blockbuster aux bonnes heures des productions indépendantes.

Une violence donc visuelle, mais aussi personnifiée par cet univers sans véritable espoir, en particulier pour notre anti-héro préféré. Hugh Jackman nous propose sa meilleure interprétation du mutant griffu aussi bien malade, dépressif que cabotant, mais bien plus humain que mutant. Car au-delà des griffes, Logan est avant tout un homme meurtri par son passé, dépassé par son présent et condamné par son avenir. Et c’est probablement ce qui fait toute la différence avec les autres productions super-héroïques. En rendant son personnage humain, le spectateur souffre autant que le personnage qu’il suit depuis les 17 dernières années. En favorisant la personnification à la débauche d’action, il ne pouvait pas en être autrement pour que le long-métrage marche aussi bien.

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Ennemi d’Etat

Si dépeindre Logan humain au lieu d’un Wolverine mutant est le principal attrait du film, les bonnes idées ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Avec son casting restreint en comparaison des autres X-Men, le reste du trio star à la chance d’être aussi bien développé que notre ami griffu. Ainsi Patrick Stewart qui nous livre également sa dernière interprétation du Professeur Xavier, excelle dans l’art de rendre une situation problématique. Un Xavier possédant le cerveau le plus puissant de la planète, attaqué par la sénilité le rend plus dangereux que jamais, tout en ayant de la peine pour l’humaniste qu’il était plus jeune. Pierre angulaire du récit après Logan, l’émotion fait encore une fois mouche.

Dernière arrivée dans l’univers violent de Logan, la jeune Laura est un personnage tout aussi puissant que ces aînés et débute la carrière de Dafne Keen de la plus belle des manières. Elle représente l’espoir bien au-delà de la survie de la Mutanité. Elle est l’espoir d’une rédemption possible de ces deux hommes brisés par la vie. Mais un espoir flou, atteint par le désespoir d’une gamine privé d’enfance, la rendant bien plus dangereuse que Logan lui-même pouvait être. Le trio forme ainsi une véritable famille, cahotante et brisé, mais qui devra traverser l’Amérique dans un violent roadtrip.

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Le meilleur dans sa partie

Mais au-delà de ses belles images et de ses personnages tous plus fort les uns que les autres, le dernier point de Logan, c’est qu’il est un blockbuster en partie « politique », n’hésitant pas dénoncer certaines dérives prenant racine dans notre monde réel tout en touchant des thèmes forts. Si on est habitué de parler du racisme dans la saga X-men,  la mort et la vieillesse posent son épée de Damoclès sur le récit, tout autant que des sujets de société tel que l’uberisation et la fermeture des frontière. Pour tout cela, Logan est un film fort qui résonne fortement avec le monde actuel. Une page qui se tourne dans la saga, pour ses acteurs, pour la culture geek, mais qui nous dit au revoir de la plus belle des manières malgré un dernier acte en deçà du reste du film. Ne boudez pas votre plaisir et courez voir Logan.

Une des meilleures adaptations de comics, tout personnages, univers et studio confondus. 

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Powerless : Un nouveau super-désastre pour DC Comics

Powerless est la nouvelle série TV adaptée de l’univers DC Comics et diffusée sur NBC depuis le 2 février dernier. Cette dernière était assez attendu par les fans, essentiellement par le fait que pour une fois c’est une comédie que l’on nous propose afin s’extirper de la masse d’adaptation du genre, le tout avec des personnages sans super-pouvoirs et évoluant dans ce monde de super-slips ! Malheureusement point de suspense, car vous l’aurez compris à travers le titre, le show est un vrai désastre. Explication !

Chronique basée sur les premiers épisodes de la série.

Un nouveau super-désastre pour DC Comics

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Welcome to Wayne Security

Emily Locke (Vanessa hudgens), jeune provinciale idéaliste, est la nouvelle recrue de Wayne Security, une filiale de Wayne Enterprises travaillant dans la conception d’équipement servant à protéger la population des dommages collatéraux causés par les supers-héros et super-vilains.  Le fameux vaccin anti-gaz hilarant du Joker c’est eux ! Malheureusement, depuis ce succès planétaire, l’équipe a bien du mal à trouver un nouveau produit aussi performant… et se font largement devancer par Luthor Corp dans le domaine ! Emily fait office de dernière chance pour  Wayne Security et son boss, Mr Wayne… Bruce Wayne ? Pas du tout ! Mais son cousin, Van Wayne, bien plus mineur et vantard que le reste de sa célèbre famille et voulant seulement sortir de son trou paumé pour rejoindre Wayne Enterprises à Gotham !  Si Emily et son équipe ne créent pas un nouveau gadget populaire, Wayne Security fermera ses portes… Arriveront-ils à produire un exploit ?

Contrairement aux adaptations et productions Marvel Studio, DC nous propose encore une fois une série ne faisant partie d’aucun univers télévisés déjà établi par la marque. Point de Gotham (la série), ni de Arrow-Verse de la CW et encore moins du DC Extented Universe (cinéma). C’est donc une nouvelle version de l’univers DC que l’on nous propose, afin de bien perdre une fois pour toute le public à travers toutes les adaptations. L’avantage étant cependant de pouvoir être vu indépendamment du reste, mais avec un pitch pareil, la série aurait gagné à s’inscrire dans un univers que l’on connait déjà. On aurait bien aimé voir en guest par exemple un BatFleck Wayne pour le lancement du show ! (ne me dites pas que ce n’est pas réalisable, Samuel L. Jackson étant bien passé dans Agents of SHIELD !).

Photo Atlin Mitchell, Vanessa Hudgens

Un manque d’ambition

Mais si le manque d’univers connecté me chagrine (vraiment par rapport au pitch), ça ne devrait pas impacter sur les véritables qualités du show… non ? Sauf que le tout manque terriblement d’ambition et ce à tous les niveaux ! On l’attendait pour avoir une série qui prend à contre-pied les mondes super-héroïques avec une bonne dose de second degré et on se retrouve finalement avec une comédie de bureau tout ce qu’il y a de plus classique. Le show ne sort jamais de son cadre de  sitcom que l’on bouffe depuis des années, avec son intrigue bouclée en un épisode, ponctuée de blagues plus ou moins réussies (mais plus raté quand même) et devant être finie avant la prochaine page de publicité. Si vous n’êtes pas étranger à The Office par exemple, vous ne serez pas perdu outre mesure en plus de bien vous ennuyer au passage ! Powerless inscrit sur le papier son univers super-héroïque, mais ne le met jamais réellement en avant au-delà de clin d’œil plus ou moins appuyés. Et quand il le fait, un manque de budget flagrant rend les scènes visuellement atroces !

Bon, j’ai dit que c’était trop classique… mais on peut faire du bon classique non ? Effectivement, mais Powerless ne rentre jamais dans cette case. Au delà de sa construction, l’écriture est également complètement aux fraises, aussi bien pour les dialogues que pour les blagues retombant toutes comme un gros soufflé. Le mordant que l’on attendait laisse place au politiquement correct à outrance. Ce n’est pas non plus les personnages qui relèveront le niveau car jamais réellement approfondis. Nous n’avons qu’une « bande de geek » version télévisée de plus, à ranger du côté des stéréotypes de la culture numérique. Heureusement, il reste une partie du casting pour se divertir un temps soit peu. Aussi bien avec l’ancienne Disney-girl Vanessa Hudgens plus charmante que jamais, que Danny Pudi (Community) faisant plaisir à voir sans forcément briller, mais surtout à  Alan Tudyk en cousin de Bruce Wayne ! Il est le principal attrait de la série, sa plus grosse réussite et sa seule prise de risque. Dommage que ce soit dans un tel super-naufrage.

Powerless est une sitcom sortant du formole avec 10 ans de retard et qui aurait été quand même rater à l’époque. 

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Riverdale : Archie Comics revient sur Netflix

Riverdale. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une nouvelle insulte à la mode émergeante sur Twitter. Il s’agit tout simplement du nom de la nouvelle série Teen Drama qui vient de débuter sur CW de l’autre côté de l’Atlantique et sur Netflix (en h+24) dans nos vertes contrées. Mais pas seulement, Riverdale c’est également la ville où évolue la majorité des personnages de la maison d’édition américaine Archie Comics. Vous ne connaissez pas ce label ? Pourtant un certain nombre d’adaptation ont déjà vus le jour…

Archie Comics revient sur Netflix

Chronique basée sur le pilote de la série.

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Archie Comics, toute une histoire

Archie, Betty, Veronica… ces noms ne vous disent absolument rien ? C’est que vous n’avez probablement jamais regardé l’animé Archie mystères et compagnie diffusé sur M6 au début des années 2000. Mais avant ce succès télévisuel un brin mineur auprès des enfants, Archie c’est surtout un personnage de comics presque aussi vieux que Superman et créée par la maison d’édition MLJ Comics (devenu par la suite Archie Comics) afin de se démarquer de l’émergence des supers-slip en bande dessinée. On y suivait l’histoire d’Archie Andrews, un jeune américain de classe moyenne pendant ses années de lycée, en compagnie de ses amis, rival et conquête amoureuse devant résoudre des mystères souvent emprunté à la science-fiction. Très vite toute une gamme a été créé, multipliant les spin-off sur les personnages populaires tout en gardant à l’esprit qu’ils gravitent autour d’Archie.

Ainsi verra le jour un certain nombre d’adaptations pour lequel vous ne savez probablement pas qu’ils viennent d’origine de Archie Comics. On y trouve entre autre Josie et les Pussycats qui donnera naissance à un dessin animé dans les années 70 ainsi qu’à un très mauvais film en 2001. Mais devant Archie, devant Josie, c’est un autre spin-off qui aura marqué la majorité du public… à savoir Sabrina l’apprentie sorcière ! Et oui ! Vous ne rêvez pas, la célèbre sorcière et son chat Salem viennent de cette maison d’édition.

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Sabrina : « Je reviens pour hanter les plus vieux d’entre vous ! »

Riverdale, un nouveau départ

L’année dernière, Archie Comics a fait peau neuve dans la bande dessinée en effectuant un reboot. Dans cette volonté de renouveler une marque vieillissante qui émerge, Riverdale s’inscrit dans la continuité, en inscrivant ses personnages dans un monde plus moderne avec des personnages plus sombres et réalistes en éclipsant (pour le moment ?), le côté fantastique. Si nous ne savons pas si Sabrina reviendra faire un coucou dans le futur, les personnages principaux du nouveau show sont bien les traditionnels Archie, Betty et Veronica. C’est sous l’impulsion de deux spécialistes du Teen drama que nous devons ce revival télévisuel, à savoir  Roberto Aguirre-Sacasa (Glee) et Greg Berlanti, le « responsable » (prenez ça comme vous voulez) des séries DC comics sur CW (Arrow, The Flash…). Un gage de qualité ? A vous de voir, mais le show pourrait bien vous surprendre.

Photo Camila Mendes, Cole Sprouse, K.J. Apa, Lili Reinhart

Ça parle de quoi ce Riverdale nouvelle génération ?

Riverdale est en apparence une petite ville tranquille des Etats-Unis. En apparence seulement, car elle cache en réalité de terribles secrets… Une nouvelle année scolaire débute et est marquée par la mort mystérieuse d’un des lycéens. Un événement qui va secouer la petite vie tranquille de la population et touche indirectement Archie Andrews et ses amis. D’autant plus qu’avec la belle Veronica venant d’arriver en ville, Archie aura du pain sur la planche. Entre amour, amitié, trahison, obsession et transgression, plus rien ne sera jamais comme avant à Riverdale

Vous l’aurez compris en lisant le synopsis, mais Riverdale reste un teen drama tout ce qu’il y a de plus classique, car en dehors des personnages tout rappelle les classiques du genre. Il reste toujours un risque de moderniser des personnages connus du public, mais en vue des critiques américaines, le pari a l’air réussi. Si les noms sont vendeurs pour une partie du public américain, en serait-il de même pour nous ? Il faudra alors se baser sur les qualités intrinsèques du show. En se basant sur le pilote que l’on a pu voir, Riverdale a tout pour imposer sa patte comme la nouvelle référence du teen drama. Les personnages sont attachants (bien qu’étant trop fortement stéréotypé…) avec tout particulièrement les actrices jouant les personnages de Betty et Veronica, qui sont véritablement tailler pour leurs rôles. De cette petite ville perdue dans les Etats-Unis se dégage une fascinante intemporalité, cliché de bout en bout, mais attachant. Les habitués de la culture Teen apprécieront probablement l’atmosphère, les curieux dans mon genre se feront peut-être happer par Veronica, mais il faudra comme toujours voir la suite de la saison pour savoir si Riverdale tiendra ses promesses initiales. Pour une chronique bilan en fin de saison ?

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