Archives du mot-clé DC

Wonder Woman : La sauveuse du DCEU ?

Les 10 mois séparant Suicide Squad et la sortie de Wonder Woman ont été incroyablement long. Il faut dire qu’on ne s’était pas quitté en très bon terme avec le DCEU tant le précédent long métrage en date a fait pleurer plus d’un spectateur à travers le globe. L’épée de Damoclès était donc prête à frapper sur l’Amazone la plus célèbre du monde. Alors, on le valide ce Wonder Woman ?

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Powerless : Un nouveau super-désastre pour DC Comics

Powerless est la nouvelle série TV adaptée de l’univers DC Comics et diffusée sur NBC depuis le 2 février dernier. Cette dernière était assez attendu par les fans, essentiellement par le fait que pour une fois c’est une comédie que l’on nous propose afin s’extirper de la masse d’adaptation du genre, le tout avec des personnages sans super-pouvoirs et évoluant dans ce monde de super-slips ! Malheureusement point de suspense, car vous l’aurez compris à travers le titre, le show est un vrai désastre. Explication !

Chronique basée sur les premiers épisodes de la série.

Un nouveau super-désastre pour DC Comics

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Welcome to Wayne Security

Emily Locke (Vanessa hudgens), jeune provinciale idéaliste, est la nouvelle recrue de Wayne Security, une filiale de Wayne Enterprises travaillant dans la conception d’équipement servant à protéger la population des dommages collatéraux causés par les supers-héros et super-vilains.  Le fameux vaccin anti-gaz hilarant du Joker c’est eux ! Malheureusement, depuis ce succès planétaire, l’équipe a bien du mal à trouver un nouveau produit aussi performant… et se font largement devancer par Luthor Corp dans le domaine ! Emily fait office de dernière chance pour  Wayne Security et son boss, Mr Wayne… Bruce Wayne ? Pas du tout ! Mais son cousin, Van Wayne, bien plus mineur et vantard que le reste de sa célèbre famille et voulant seulement sortir de son trou paumé pour rejoindre Wayne Enterprises à Gotham !  Si Emily et son équipe ne créent pas un nouveau gadget populaire, Wayne Security fermera ses portes… Arriveront-ils à produire un exploit ?

Contrairement aux adaptations et productions Marvel Studio, DC nous propose encore une fois une série ne faisant partie d’aucun univers télévisés déjà établi par la marque. Point de Gotham (la série), ni de Arrow-Verse de la CW et encore moins du DC Extented Universe (cinéma). C’est donc une nouvelle version de l’univers DC que l’on nous propose, afin de bien perdre une fois pour toute le public à travers toutes les adaptations. L’avantage étant cependant de pouvoir être vu indépendamment du reste, mais avec un pitch pareil, la série aurait gagné à s’inscrire dans un univers que l’on connait déjà. On aurait bien aimé voir en guest par exemple un BatFleck Wayne pour le lancement du show ! (ne me dites pas que ce n’est pas réalisable, Samuel L. Jackson étant bien passé dans Agents of SHIELD !).

Photo Atlin Mitchell, Vanessa Hudgens

Un manque d’ambition

Mais si le manque d’univers connecté me chagrine (vraiment par rapport au pitch), ça ne devrait pas impacter sur les véritables qualités du show… non ? Sauf que le tout manque terriblement d’ambition et ce à tous les niveaux ! On l’attendait pour avoir une série qui prend à contre-pied les mondes super-héroïques avec une bonne dose de second degré et on se retrouve finalement avec une comédie de bureau tout ce qu’il y a de plus classique. Le show ne sort jamais de son cadre de  sitcom que l’on bouffe depuis des années, avec son intrigue bouclée en un épisode, ponctuée de blagues plus ou moins réussies (mais plus raté quand même) et devant être finie avant la prochaine page de publicité. Si vous n’êtes pas étranger à The Office par exemple, vous ne serez pas perdu outre mesure en plus de bien vous ennuyer au passage ! Powerless inscrit sur le papier son univers super-héroïque, mais ne le met jamais réellement en avant au-delà de clin d’œil plus ou moins appuyés. Et quand il le fait, un manque de budget flagrant rend les scènes visuellement atroces !

Bon, j’ai dit que c’était trop classique… mais on peut faire du bon classique non ? Effectivement, mais Powerless ne rentre jamais dans cette case. Au delà de sa construction, l’écriture est également complètement aux fraises, aussi bien pour les dialogues que pour les blagues retombant toutes comme un gros soufflé. Le mordant que l’on attendait laisse place au politiquement correct à outrance. Ce n’est pas non plus les personnages qui relèveront le niveau car jamais réellement approfondis. Nous n’avons qu’une « bande de geek » version télévisée de plus, à ranger du côté des stéréotypes de la culture numérique. Heureusement, il reste une partie du casting pour se divertir un temps soit peu. Aussi bien avec l’ancienne Disney-girl Vanessa Hudgens plus charmante que jamais, que Danny Pudi (Community) faisant plaisir à voir sans forcément briller, mais surtout à  Alan Tudyk en cousin de Bruce Wayne ! Il est le principal attrait de la série, sa plus grosse réussite et sa seule prise de risque. Dommage que ce soit dans un tel super-naufrage.

Powerless est une sitcom sortant du formole avec 10 ans de retard et qui aurait été quand même rater à l’époque. 

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Dossier : Warner continue de tuer son DC Cinématic Universe et assume pleinement

Sous ce titre plus ou moins « putaclic », se cache en réalité un dossier humeur sur l’actu, suite à une interview de Geoff Johns, scénariste star de l’écurie DC qui fut récemment nommé président du DC Entertainement (qui comprend donc l’univers cinématographique DC). Une interview du monsieur a donc eu lieu dernièrement dans les colonnes du  Wall Street Journal où il explique la nouvelle stratégie  entreprise par le studio.

« Par le passé, le studio a commis une erreur : penser que les films DC étaient sombres et réalistes et que c’est ce qui les rendaient différents. Or c’est faux. Il s’agit en réalité d’une vision optimiste et pleine d’espoir de la vie. Même Batman a cette petite étincelle. S’il ne pensait pas pouvoir nous donner des lendemains plus heureux, il arrêterait tout de suite […] Nous sommes actuellement en train de regarder attentivement tout ça afin de rester fidèles aux personnages. »

Geoff Johns

Une déclaration qu’on aura compris, fait office d’aveux d’échec après la sortie cette année de Batman v Superman puis de Suicide Squad, rentable au box office mais catastrophique auprès de la presse et des fans.

Avec cette déclaration et en l’espace de trois films s’intégrant dans le nouvel univers cinéma DC, Warner nous prouve qu’il n’ont strictement aucune idée de la marche à suivre et encore moins une vision solide sur le long terme. A quoi bon vouloir s’engouffrer dans la mode des films plus légers et ainsi grignoter les restes de leur concurrent historique Marvel ? Ce n’est pas la bonne solution et la remise en question orchestré par le studio fait totalement fausse route. Le problème des films déjà existant ne vient pas des créatifs mais des décisions du studio lui-même. La vision de Zack Snyder sur Man of Steel et Batman v Superman EST BONNE. En ayant recourt à des thèmes forts tel que la mort, la religion et le désespoir (qui par dualité fourni toujours une dose d’espoir, pour répondre à Geoff Johns) ainsi qu’un univers visuel franc, DC avait un créneau parfait pour se différencier de la concurrence. Le véritable problème vient des décisions prises par le studio et ce à différents niveaux dans la production.

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Le véritable problème c’est le studio.

Dans un premier temps, c’est l’annonce du film Justice League si tôt dans l’univers qui pose un réel problème. Avant de sortir Avengers, chez Marvel ils ont pris le temps de développer leur univers à travers un certain nombre de films et de courts-métrages. Le plan était clair, chaque film est au départ indépendant, quelques liens sont effectués par le SHIELD et le personnage de Nick Fury (Samuel L Jackson) puis le plan final arrive. Warner, voulant rattraper le retard du développement de leur univers, prenne alors la grande décision d’enfoncer au chausse-pied une multitude d’éléments dans le même film sans en faire de véritable introduction. Ce qui a pour effet d’être au final plutôt indigeste et en terme de production, laborieux.

Tellement laborieux que dans un second temps, la décision prise est de faire des coupes au montage. Un montage effectué par le studio et non par le réalisateur comme c’est souvent le cas à Hollywood. Le résultat, on le connait, c’est la version cinéma de Batman v Superman qui possède un rythme catastrophique en dépit de très bonnes idées. Le principal reproche du public à l’encontre du film vient de là et non pas de son univers « sombre ». La sortie en blu-ray corrige ensuite le tire avec une version bien mieux finie qui mettra d’accord une partie des fans.

Après ce premier débâcle médiatique, vient le « cas » Suicide Squad. Influencé par le très gros succès de Deadpool chez la Fox en début d’année, la décision est prise de retourner un certain nombre de scènes alors que le film est déjà fini, pour le rendre plus « fun ». Une différence qui va commencer à se marquer clairement pendant la campagne promotionnelle du film avec les deux trailers ci-dessous :

Le premier trailer avant Deadpool

Le second trailer après Deadpool

A travers ces deux bandes-annonces, on voit  que Warner ne sait déjà plus quoi faire de son film plusieurs mois avant sa sortie et la débâcle Batman v Superman ne va pas arranger les choses. Si le premier trailer nous vend un film sombre avec un certain mysticisme, un virage à 180° est effectué pour le second pour mieux coller et surfer sur le succès de l’irrévérencieux Deadpool. Le montage du film est ainsi confié à une boite externe spécialisé dans les trailers et clips musicaux, à qui l’on doit le second trailer. « Après tout pourquoi pas, puisqu’on a réussi à créer le buzz avec ! » sauf que non, le montage est catastrophique, épuisant et anarchique. Pour un résultat bien pire que le film de Zack Snyder étant donné que le film est totalement vidé des intentions de base de son réalisateur David Ayer.

Je pourrais aussi parler du star-system Hollywoodien qui vient anéantir la personnalité de certains personnages (bonjour Will Smith), mais je l’ai déjà fait lors de ma critique de Suicide Squad.

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« C’est quoi le problème ? Je suis Will Smith !! » Bah.. justement.

DC Cinématic Universe, un avenir incertain ?

Pour finir et revenir à la déclaration de base de Geoff Johns, que signifie-t-elle vraiment pour la suite de l’univers DC ? Et bien que le virage mal opéré par le montage de Suicide Squad et le rapprochement d’un cinéma semblable à  la concurrence est l’option choisie pour le futur. Ce qui fait d’autant plus peur que le prochain long métrage de l’univers, Wonder Woman, est déjà fini de tourner et qu’on est du coup loin d’être à l’abri de la destruction du film par le studio pour coller à leur nouvelle stratégie. A voir où la prochaine bande-annonce nous amènera.

Le virage est cependant déjà pris pour le film Justice League actuellement en tournage sous la poupe de Zack Snyder. La première bande annonce ne laisse pas la place au doute. En espérant que le réalisateur ne soit tout de même pas totalement bridé dans ses idées (que je répète sont bonnes).

Viendra ensuite les film solos de Flash, Aquaman, Batman (avec Deathtroke comme nemesis !) et… Harley Quinn. Margot Robbie confirmant au moment où j’écris ces lignes, que son personnage aura droit à un film solo produit par ses soins.

Le fan que je suis, qui a défendu avec passion Batman v Superman, et légèrement Suicide Squad malgré la grosse déception engendrée, attend maintenant impatiemment de voir les futures productions pour savoir si oui ou non, Warner s’enfoncera dans le plus gros gâchis cinématographique de ces dernières années.

Trailer de Justice League

 

L’express(o) Ciné : Suicide Squad

Un léger spoil est à prévoir. 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui vendredi, on se retrouve pour parler de Suicide Squad. Une bonne semaine après sa sortie officielle, j’ai eu le temps de digérer cette expérience pas toute rose, mais pas toute noire non plus. Parce que il y a déjà eu des millions de critiques dessus, je vais surtout revenir sur ce qui m’a plu (ou non) avec mes yeux de petit fan de l’univers DC comics.  Ça va être court, serré et bien fort. Allez Harley, on monte en scène et on va casser du sucre sur la critique !

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Avec plaisir poussin !

Suicide Squad : De quoi ça parle ? 

Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

Synopsis Allociné

Suicide Squad : Ce qui me gêne profondément

L’OST : Suicide Squad possède une très bonne bande originale comportant d’un côté des morceaux ultra célèbres du rock/pop/rap mais également quelques nouvelles créations. Le problème vient qu’elle s’intègre très mal au film pour devenir une simple compilation de morceaux balancés au grès des scènes de manière totalement anarchique. Comme si le top 50 de génération hit machine  avait choisi de remplacer les clips originaux par des morceaux de film. Ce n’est donc pas bien fait contrairement à un Gardien de la Galaxy qui intégrait sa musique par un élément visuel au film qui était le lecteur cassette du personnage principal.

L’humanisation des méchants : On est censé être devant une équipe de vrais salopards non ? Alors pourquoi autant les humaniser ? Si bien entendu cela s’explique par la pression des studios afin que le public ait des points d’attache avec les personnages (et pouvoir vendre du jouet en pagaille par la suite..), c’est tout de même beaucoup trop.

Will Smith : Si il n’est pas mauvais dans son jeu (je l’aime bien le Will), on imagine sans mal la réécriture de son personnage pour qu’il soit présent au générique. C’est le personnage qui vampirise  entièrement le film. Il possède le plus de temps à l’écran, la scène d’action la plus badass du film et le développement dramatique dû à la séparation avec sa fille. Tu es censé être le tueur à gage le plus craint de l’univers Will ! Will Smith ou quand le star-system casse l’équilibre fragile d’un film d’équipe.

Le développement raté des personnages : Avec un Will Smith à l’écran, comment mettre en avant d’autre personnages campés par des acteurs plus secondaire en l’espace de 2h? Et bien on ne peut pas. Si il y a quand même quelques personnages au charisme bien présent et qui ont le droit à leur moment de bravoure (Harley Quinn avec son Joker en tête, mais également Amanda Waller et étonnamment El diablo), les autres sont simplement des figurants. Au point d’avoir un homme crocodile (Killer Croc) dans l’équipe et être totalement oublié pour une mission décisive sous l’eau ? Seriously ?

L’ultime menace : Sincèrement, je commence à en avoir vraiment marre des productions super-héroïques (Marvel ou DC même combat) où les menaces se ressemblent toutes seulement pour se prendre du CGI de toutes les couleurs dans la tronche. D’autant plus que les motivations ne sont jamais assez développées et en plus de se payer le luxe d’être anti-charismatique. On se retrouve donc encore une fois devant un méchant qui veut détruire la planète avec un rayon laser qui traverse l’atmosphère (c’était déjà nul dans Avengers en 2012 !). De plus Cara Delevingne en méchante (et en gentille (et tout le temps en fait)) est nulle. Voilà. La vraie menace du film aurait dû rester plus intimiste avec Amanda Waller.

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Je suis l’anti-charisme par excellence. 

Suicide Squad : Ce qui sauve le film 

L’univers DC  et une partie de la réalisation : Dans des productions super héroïques trop propre monopolisé par Marvel, l’univers DC propose tout de même un cachet différent, bien plus sombre et « violent ». Depuis le début de l’univers DC, avec Zack Snyder à sa tête, nous avons eu droit à une imagerie bien particulière pour le genre, rempli de symbolique biblique (voir ma critique de Batman v Superman). Si Suicide Squad oublie en partie la symbolique, l’imagerie est toujours présente. Au niveau de la réalisation, David Ayer est en dent de scie, il peut nous livrer des scènes appréciables avec un dynamisme à la Guy Ritchie, comme nous livrer de la merde tout simplement (le combat final).

Harley Quinn et son Joker : Margot Robbie en Harley Quinn est tout simplement folle et magnifique. Pour une première apparition du personnage sur grand écran, c’est vraiment un excellent choix de casting et face à l’omniprésence de Will Smith, elle s’en sort remarquablement bien. J’aime vraiment comment sa relation amoureuse avec le Joker est dépeinte et que ce soit elle (dans ce film) qui soit plus importante que le prince du crime. Alors oui, certains reprochent au Joker d’être présent seulement pour être son love-interest. Oui c’est vrai, mais nous sommes devant un film Suicide Squad avec Harley en tête d’affiche ! Le rôle du Joker n’a pas vocation à être plus qu’un second rôle mais il est bien fait. De plus, je ne suis pas d’accord sur le fait que Jared Leto soit mauvais en Joker. Il est tout simplement différent des autres, avec une folie presque animale. On ne le voit pas assez pour lui cracher dessus et ce n’est pas le nemesis du film, attendez le prochain film Batman (ou une probablement Ultimate Joker Edition version longue director cut’s pour la sortie en Blu Ray) pour juger pertinemment.

Le développement réussi des personnages : Si j’ai fais un point entier sur Harley Quinn, d’autres personnages s’en sortent remarquablement bien. Avec en tête Viola Davis en Amanda Waller. Une femme forte qui tient d’une main de fer tout les bras cassés que composent l’équipe. L’autre surprise du film vient du personnage El Diablo interprété par Jay Hernandez, qui nous livre le moment émotion du film. Un personnage en quête de rédemption tout en retenu devant son immense pouvoir.

Les références : Suicide Squad est un film rempli de référence pour les fans de l’univers DC dont je fais partie. Une petite phrase écrite perdu au milieu d’autres dans la fiche de présentation des personnages au début du film, un dialogue perdu au coin des rues ou certain visuel iconique (la courte scène de Harley dans sa tenue d’Arlequin au bras du Joker en costume, un bonheur pour mes yeux).

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Mis à part la belle Harley et Deadshot, l’auteur ne parle jamais de nous car on ne sert à rien.

Suicide Squad : Le mot de la fin

Pour conclure, comme pour Batman v Superman il y a quelques mois, le film n’est pas aussi mauvais comme on peut le lire sur internet. Il est cependant un poil plus faible que ce dernier. Le mieux est comme toujours de se faire son propre avis en allant le voir… EN VO ! La VF est apparemment catastrophique, ne vous donnez pas des armes pour détester le film d’avance. En attendant, je reste toujours optimiste pour la suite de l’univers DC au cinéma avec Wonder Woman l’année prochaine suivi de Justice League.

N’oubliez pas de rester un peu pendant le générique pour la scène bonus !

Ma note

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C’est déjà fini ?

La pause JV : Batman : The Telltale Series – Episode 1

Bonjour à tous,

C’est le 2 août dernier que Batman, par le studio Telltale, a enfin sorti le bout de son museau. Spécialisé, depuis le succès de The Walking Dead, dans les jeux narratifs à choix multiples et au format épisodique, le studio a ainsi enchaîné avec plus ou moins de succès les projets reprenant leur recette fétiche. Jusqu’à épuisement pour certain, pour le meilleur pour d’autre. Batman sera t-il un bon cru ? Début de réponse dans ce pilots.

Bien entendu nous sommes face au premier épisode d’une série au format épisodique, je ne suis pas ici pour livrer un avis définitif mais un début de réponse. Comme pour une série télévisée, le premier épisode, aussi appelé pilots, décidera rapidement de votre attrait pour la série. 

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Avec le studio Telltale et le jeux narratif difficile de plaire a tout le monde. Certains sont allergiques à ces films/séries interactifs, d’autres adorent. D’autant plus que, quand c’est fait par le studio Telltale, on connait maintenant bien les ficelles. Chapitrage, choix de dialogue multiple limité par le temps, QTE lors des phases d’actions, cel-shading, techniquement souvent aux fraises… Ce Batman n’échappe pas aux traditions de la maison. Si vous détestez le genre, passer votre chemin il n’y a rien pour vous.

Cependant dans ce Batman, un certain soin a été apporté au niveau technique et ça se ressent dès les premières minutes (version PS4). Le traditionnel cel-shading utilisé par le studio colle parfaitement à l’univers tiré d’un comic-book (c’était déjà le cas dans le fabuleux The Wolf Among Us) et la ville de Gotham est tout simplement magnifique (bien que l’on puisse voir beaucoup d’aliasing). Sans s’arrêter à la ville en elle-même, d’une manière générale les modèles 3D et la direction artistique s’en sortent plutôt bien.Dans la technique pure et dure, si on n’évite pas quelques baisses de frame-rate habituelles du studio, le jeu se veut tout de même bien plus fluide que d’autres productions, je n’ai pas assisté à de micro freeze par exemple. Pas de problème non plus de synchronisation labiale, mais il y a par contre quelques retards sur les sous-titres. Notons cependant que pour une fois nous avons droit à une version VOSTfr en day-one.

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Après la technique, passons maintenant aux point positifs : L’appropriation de l’univers et le contrôle de Bruce Wayne. La grande force de ce Batman par Telltale est qu’il n’est pas une extension d’un univers déjà établi. Il ne fait pas partie de Batman Arkham, ni du Batman du DCCU et encore moins d’un quelconque dessin animé. Si il tire bien entendu son inspiration du matériau original qui est le comic-book, le studio se réapproprie l’univers et réécrit l’histoire et les liens entre les différents personnages (pour donner un exemple : Cobblepot est un ami d’enfance de Bruce). L’autre gros point positif est du coup de pouvoir contrôler Bruce Wayne, chose jusqu’à présent réduit à des miettes dans les autres jeux vidéo. Avouez que gérer ses relations avec les autres personnages et ses positions politiques ou médiatiques dans Gotham, c’est ce qu’il y a de plus intéressant à approfondir dans un jeu narratif et dans ce sens il le fait bien. Avec un Bruce torturé entre histoire familiale, vie quotidienne et vie nocturne.

Le point fable vient alors des virées nocturnes de Bruce. Non pas que ce qu’il se passe devant nos yeux soit inintéressant, loin de là. D’autant plus qu’un effort a été fait dans la mise en scène. Le problème vient des QTE que j’ai trouvé bien plus brouillon et intrusif qu’à l’accoutumé. Dans la peau du Bat, n’importe quelle action est bonne pour faire un QTE, même tirer un vulgaire grappin. Notons quand même la volonté de ne pas vouloir proposer que des combats dans la peau de la chauve souris avec une scène d’enquête (bien que basique) et une dualité dans la façon de faire ayant des répercussions sur la suite (voulez vous faire un Batman violent ou pacifique ?).

En conclusion, ce pilots de Batman est une très bonne pioche dans le genre et a suffisamment de potentiel pour se hisser dans les meilleurs productions du studio. Il faudra bien entendu attendre les autres épisodes pour se faire un avis définitif mais il a pour le moment de quoi enthousiasmer. Que vous appréciez le studio ou êtes fan du Dark Knight, ne passez pas à côté.

Ma note 

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Réception #4 : Le loot d’Avril 2016

Quatrième numéro des réceptions/loot du mois en cette fin de mois d’Avril. Un bon mois me concernant, que ce soit côté jeux vidéo ou comics. Toujours pas d’achat blu-ray cependant. Je vous laisse découvrir cela par vous-même !

Côté Jeux Vidéo…

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Un jeu sur chaque console comme ça pas de jaloux. Le jeu que j’attendais le plus cette année (et sur Xbox One depuis le début) est enfin sorti et se nomme Quantum Break ! Grand fan du studio Remady, je ne pouvais pas passer à côté.

Sur PS4, c’est le magnifique Ratchet & Clank qui reçoit mes honneurs (le macaron de pub par contre quel horreur, je n’ose même pas l’enlever par peur d’abîmer la boite). Ce genre de jeu se fait très rare et j’espère que nous en verrons plus à l’avenir. C’était également le mois de Dark Souls III… mais le budget n’est pas extensible donc ce sera pour une prochaine fois ! 🙂

Côté Lecture…

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Une réception du mois n’est jamais complète sans mon exemplaire du JV Mag qui met ce mois-ci en avant Dark Soul III.

Côté comics, on commence avec la réédition dans la collection Marvel Event du crossover mythique : Civil War. Malgré le fait que je l’avais déjà lu, je ne possédais pas l’album. Cette réédition est parfaite pour les lecteurs comme moi qui ne s’intéresse qu’au crossover et non pas tier-in des autres séries connectées. La hype que j’avais autour du film m’a fait sauter le pas. 🙂

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On continue avec Suicide Squad t1 pour lequel je vous ai déjà fait une critique. Vous remarquerez que ce n’est pas la couverture classique mais une variante trouvable exclusivement dans le réseau Canal BD ! Je la trouve juste magnifique et c’est ce qui m’a fait acheter ce tome aussi rapidement, par peur de ne plus la trouver. 😀

Avril marque également le retour de l’univers Valiant en France (que je ne connaissais seulement de nom) avec un nouveau éditeur : Bliss Comics. Je me suis jeté sur leur première publication qui est The Valliant, un crossover en un tome qui permet de faire la connaissance de la plupart des personnage de l’univers. Un univers différent de Marvel et DC mais qui a l’air tout aussi passionnant, d’autant plus que pour le lancement le tome ne coûte que 10euro. C’est en plus scénarisé par Jeff Lemire un scénariste que j’adore, donc que demander de plus ! 🙂

Suicide Squad t.1 : Têtes Brulées : La critique

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Bien aidé par l’arrivée prochaine du film de David Ayer et de la popularité croissante que connaît le personnage de Harley Quinn, Suicide Squad arrive enfin dans nos librairies. L’occasion de faire connaissance avec cette bande de bad guy, composé entre autre de Deadshot et Harley Quinn pour les plus célèbres, ainsi que d’autres copains malfaisants plus méconnus de l’univers DC. Un bon moyen de s’y mettre avant l’arrivée du film ? Réponse.

Synopsis :

Ils étaient condamnés à passer le restant de leurs jours derrières les barreaux, mais le gouvernement en a décidé autrement. Harley Quinn, Deadshot, King Shark et El Diablo font désormais partie d’un escadron suicide envoyé sur le terrain quand une mission s’avère trop dangereuse. Une équipe de super-criminels sacrifiables dont le premier objectif sera de venir à bout d’un stade peuplé de plusieurs milliers de spectateurs infectés. Par quoi ? Par qui ? La Suicide Squad est sur le coup !

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La critique :

Ce premier tome de Suicide Squad proposé par Urban Comics, rentre dans le cadre des New52, un relaunch/reboot quasi total de l’univers DC initié il y a déjà presque 5 ans. Faisant fit de l’ancienne continuité, on assiste dans les premières pages du tome à la création de l’équipe qui se nomme donc Suicide Squad. L’occasion de découvrir (ou redécouvrir) des personnages qui seront pour la plupart présents dans la prochaine adaptation cinématographique, tel que Deadshot, Harley Quinn et El Diablo. Ce sont d’ailleurs les personnages les plus mis en avant dans ce tome, l’évolution de l’équipe et l’histoire tournant majoritairement autour d’eux trois. Les autres personnages font plus office de second couteau sacrifiable.

Car effectivement sans vouloir spoil, dans Suicide Squad, il y a du sang et des morts. Si on peut être surpris dans les premiers chapitres de se séparer de certains personnages aussi rapidement, une fois la manœuvre comprise, on la retrouve tout le long de tome. C’est peut être le premier reproche à faire aux premiers chapitres de l’aventure, ils se ressemblent énormément dans leurs constructions et leurs approches. La Suicide Squad est envoyée dans une dangereuse mission suicide, certains ne s’en sortent pas, on remplace les seconds couteaux et on les renvoit directement en mission. On peut trouver ça soit redondant, soit fun. Objectivement, c’est peut être un défaut, personnellement ça ne m’a pas dérangé vu que ça colle tout de même à l’équipe, qui on le rappelle, est composé de criminel, et donc sacrifiable.

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Une fois le principe de base assimilé, le dernier tiers du tome se concentre sur une Harley Quinn en proie à la folie suite à une découverte sur le Joker. L’occasion pour moi de parler du « nouveau statut » de cette Harley. Une Harley différente de celle historique de Paul Dini et Bruce Tim, et même légèrement différente de ses dernières aventures solo écrite par Amanda Conner et Jimmy Palmiotti (Harley Quinn t.1 chez Urban Comics, ma critique ici). On le comprend de suite à la lecture, Harley est ici l’élément sexualisé de l’équipe, car il en faut bien une. Un point qui me chagrine légèrement, mais il faut bien l’avouer, qui sera le modèle de sa version cinématographique.

Pour finir, parlons des dessins de ce tome 1 qui sont très inégaux. Le récit soufre en effet de ne pas avoir un dessinateur attitré pour l’ensemble du run. Certains s’en sortent bien, d’autres non. Mention spéciale à la médiocrité d’une page en particulier où El Diablo a une tête différente sur chaque cases, jusqu’à carrément devenir un gribouillis d’enfant dans une petite case. C’est clairement choquant, mais je vous rassure, le reste des dessinateurs livrent quand même un bon travail.

Pour finir et en rassurer certains, j’ai quand même apprécié la lecture. J’ai trouvé ça fun à suivre et le cliffanger de fin me donne clairement envie de sortir mes billets pour le tome 2. On se retrouve donc face à une petite surprise loin d’être parfaite, mais faisant office de bonne porte d’entrée pour découvrir l’équipe qui composera le prochain long-métrage DC. et vous savez quoi ? c’est même coup de cœur. 🙂

Un coup de cœur Coffee Quest

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