Archives du mot-clé film

[Critique] Death Note, l’adaptation par Netflix

Bonjour mes petits expressos ! Avec toute la haine présente sur les réseaux sociaux concernant l’adaptation de Death Note par Netflix, n’avez-vous pas eu envie de vérifier par vous-même si c’était réellement un naufrage ? J’ai eu le malheur de faire cette erreur, ne la faites pas également. Fuyez pauvres fous.

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Geek Contest n°5 : La gourmandise est un vilain défaut

Bonjour mes petits expressos ! Nous sommes déjà à la cinquième édition des Geek Contest, le rendez-vous mensuel mis en place par notre cher ami de chez Piece of Geek. Pour rappel, le concept du Geek Contest est de faire chaque mois une « liste » (ou top) de 5 éléments/personnages/objets… liés à la culture geek en réponse à un thème spécifique.

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Spiderman Homecoming : La relève est assurée

Bonjour mes petits expressos ! En l’espace de 15 ans, pas moins de 7 films ont vu apparaître l’homme araignée sur nos écrans. 7 films, pour au total trois visions différentes du personnage et autant d’interprètes à porter le costume. S’intégrant dorénavant dans le Marvel Cinematic Universe, Spiderman Homecoming marque-t-il le retour en fanfare sur le fils prodige ?

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Live By Night : Renouvellement d’un genre ?

Après Gone Baby Gone, The Town ou encore Argo, Ben Affleck s’est imposé rapidement comme un homme multi-casquette, à l’aise aussi bien devant que derrière la caméra. Il est ainsi pas étonnant de le voir rattacher à la réalisation du prochain film solo du chevalier noir, The Batman. Mais avant ce rendez-vous qui sera probablement autant adulé que décrié, Bat-fleck nous fait plaisir et cherche à redonner un coup de jeune aux films de gangster en adaptant sur grand écran le roman Live By Night de Dennis Lehane. Coup de jeune réussi ou classicisme acerbe ? Décryptage.

Live By Night

Renouvellement d’un genre ?

LIVE BY NIGHT

Prohibition

Live By Night : Affiche
Warner – 2017

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Joe Coughlin (Ben Affleck) rentre au pays bien décidé à ne plus suivre les ordres et vivre une vie de hors-la-loi. En pleine Prohibition, l’alcool, alors interdit par la loi, est régit dans les nombreux bars clandestins par la mafia locale, avec d’un côté les italiens et de l’autre les irlandais. Joe Coughlin se trouve au milieu de cette mécanique bien huilée, multipliant les casses avec ses amis d’enfance afin de vivre la belle vie sans se soucier d’avoir une organisation à qui rendre des comptes.

Malheureusement, sévir dans un cartier régit par la mafia à toujours un coût et Joe l’apprendra à ses dépens. D’autant plus qu’il fricote avec la petite amie du parrain irlandais… Ambition, vengeance et trahison sont au programme de ce film de gangster qui emmènera Joe jusqu’à Tampa en Floride, pour devenir le nouveau caïd de la contrebande d’alcool.

Live By Night : Photo

Grande Dépression

La Prohibition, la Grande Dépression, le rêve américain… les thèmes habituels du film de gangster sont tous présents dans Live By Night. Pour le meilleur et pour le pire ? Si ce sont des thèmes inhérents à l’époque traitée et du film de gangster en général, le dernier long-métrage de Ben Affleck est trop sage dans son approche pour se démarquer un temps soit peu des classiques du genre. Ce n’est pas ce Boston des années 20 qui me contredira, bien qu’il soit plutôt bien mis en valeur par Affleck réalisateur, avec ses guerres de territoire entre Mafia et ses bars clandestins. Le film souffre de la comparaison du génie de ses aînés, mais il serait réducteur de le condamner pour si peu, d’autant plus qu’il apporte un certain vent de fraîcheur en déplaçant son intrigue après l’introduction dans la petite ville de Tampa, inconnue au bataillon jusqu’à présent.  Au revoir les ruelles sombres de Boston, bonjour le soleil de Tampa, partagée entre la Mafia cubaine, policiers corrompus et bouseux du KKK (ku klux klan).

Un dépaysement oui, mais pour revenir au reproche du classicisme ambiant, il n’est pas assez mis en avant. Mis à part visuellement, le film aurait pu se dérouler à Montpellier, que les enjeux serait restés les mêmes. D’accord, nous avons du rhum au lieu du whisky… mais c’est tout. On oublie trop rapidement les caractéristiques de chaque clans en multipliant les intrigues pas inintéressantes, mais trop vite survolées. En particulier, la guerre entre cubains et KKK, qui aurait pu apporter un meilleur approfondissement comme la lutte contre le racisme comme thème fort du long-métrage. Trop de sous-intrigues qu’il faut bien finir à un moment donné et qui rendent le film inutilement long, surtout à la fin. Quitte à adapter le livre, il aurait fallu sabrer encore quelques passages pour que le film soit plus digeste et percutant.

Live By Night : Photo Ben Affleck, Chris Messina

 Rêve américain

Dans Live by Night, on trouve également une belle brochette d’acteurs présents dans ce rêve américain. Ben Affleck, comme à son habitude, s’en sort plutôt bien et rentre de justesse dans son costume blanc de gangster. Il lui manque cependant une touche d’humanité dans le regard, celle où son côté sombre peut prendre le dessus à tout instant. Il en devient trop sage dans les moments décisifs. Malheureusement pour lui, il devient en partie fade en se faisant voler la vedette par certains seconds rôles. Un en particulier, celui d’Elle Fanning, qui après « The Neon Demon » nous montre encore une fois, les différentes facettes de son jeu d’actrice, tout dans la justesse des détails (clairement une actrice à surveiller de près !). Les autres grosses têtes de la liste comme Brendan Gleeson, Zoe Saldana et Sienna Miller font plaisir à voir, mais ne sont malheureusement pas assez exploités pour relever l’intérêt de leurs personnages bien trop basiques et manichéens.

Reste qu’Affleck réalisateur montre encore une fois après The Town et Argo une réalisation solide bien que manquant d’étincelles, avec une photographie et un parallélisme des plans toujours très propres. Les différentes scènes d’action (en particulier la traditionnelle fusillade de fin) font mouche, mais « manque de couille » (au moins dans un film récent sur le genre, Gangster Squad en avait lui !). C’est le regret qui touche tout le film, un manque d’ambition visible à l’écran à chaque instant et peu importe le domaine dans lequel on l’analyse. Live By Night est-il le long-métrage qui dépoussiérera le film de gangster ? Et bien non. Malgré toute la bonne volonté de Ben Affleck, le film est d’un classicisme acerbe, empruntant aussi bien aux « Incorruptibles » qu’à « Il était une fois en Amérique« . Si vous aimez le genre, le film n’est pas mauvais et est plaisant à voir, mais il sera aussi vite oublié.

25-coffee

Assassin’s Creed : Un saut de la foi réussi ?

Un an après la sortie du dernier jeu de la franchise, voilà que Assassin’s Creed pointe le bout de sa lame en direction des salles obscures. C’est dans un état de fébrilité digne d’une pucelle en rûte que je me suis dirigé vers mon cinéma pour enfin voir l’adaptation d’une licence que j’ai tant aimé par le passé. Vu mon passif avec la série, il va être compliqué d’être véritablement objectif envers le long métrage… probablement pour le meilleur et pour le pire. Vous êtes ainsi prévenu, une bonne dose de fanboyisme risque de couler de ses lignes. Après le jeu vidéo, les romans ou encore les bandes-dessinées dans tous les formats possibles, Assassin’s Creed réussit-il son passage cinématographique ? Décryptage.

Un saut de la foi réussi ?

assassinscreed

Bienvenue dans la confrérie

Assassin's Creed : AfficheOn le sait depuis de son annonce par Ubisoft, l’intrigue du film Assassin’s Creed est totalement indépendante des jeux. Assassin’s Creed est donc une adaptation et non pas une continuité transmédiatique d’une franchise déjà existante. Exit donc Desmond Miles et ses fantastiques ancêtres que sont Ezio et Altair et Connor. Bonjour à toi  Callum Lynch et ton ancêtre Aguilar. Une volonté noble d’élargissement du public pour ne pas perdre les non-initiés et qui était ce qui avait probablement de mieux à faire pour avoir suffisamment de liberté créative. Malheureusement, le tout est très mal exécuté, au point de perdre aussi bien les nouveaux venus, que le monsieur avec la capuche en quête d’identité dans la salle et qui espère un miracle.

Pour rappel, la licence a toujours joué entre deux époques avec notre présent et le passé (au point de ne plus savoir quoi faire de cette composante même dans les jeux). Ainsi Callum Lynch, le personnage campé par  Michael Fassbender est voué à rentrer dans l’Animus (une machine permettant de revivre la vie de nos ancêtres par la génétique) afin d’explorer la mémoire génétique de son ancêtre Aguilar vivant dans l’Espagne du 15ème siècle. Si deux époques pour seul récit marchent dans un format vidéoludique, les deux petites heures qui composent le long métrage sont un vrai problème. Les séquences dans le passé sont ainsi rentrées au chausse-pied et on sent qu’elles sont ici seulement pour coller avec l’identité de la licence. Absolument aucun travail n’est effectué dessus pour approfondir l’histoire d’Aguilar et ne servent que de scènes d’action lambda à travers le film. Un comble quand pour la plupart des fans, vivre une aventure historique est bien plus importante qu’un simple récit de science-fiction mineur dans le présent.

Assassin's Creed : Photo Michael Fassbender

Cotillard attaque Gros Yeux !

Mais si les scènes avec Aguilar sont bancales, la construction même du film est beaucoup trop bancale pour apporter quoi que ce soit. Je vais vous la faire simple en une phrase : intro, action, blabla conspiration, action, blabla conspiration, action, on est très méchant, gros yeux de Marion Cotillard, fin. Aucune nuance n’est présente, que ce soit dans sa construction ou dans les personnages. Tout est noir ou blanc, rien n’est un temps soit peut gris. Aucun twist. Tout est trop manichéen. Les assassins sont les sauveurs des peuples à travers les âges, les templiers (qui font très franc maçonnerie pour le coup) sont tous méchants (bouuuh bouuuh). Absolument aucune nuance est développée par manque de temps. Le seul essai de rendre les templiers plus humains vient du personnage de Marion Cotillard, pas toujours d’accord avec son père templier et voulant faire avancer la science dans l’espoir d’éradiquer la violence (oui, carrément la violence au sens large). Puis le tout est balayé d’un revers de la main dans une fin incompréhensible avec les gros yeux de Cotillard.

Je suis méchant avec Marion Cotillard, je le reconnais. Cependant, non, ce n’est pas une bonne actrice. Elle passe encore une fois son temps à faire des yeux ronds en se demandant ce qu’elle peut bien faire ici. C’est énervant et ça devient encore plus énervant quand elle est au final le « meilleur » (ou le plus développé) personnage de casting. Même Michael Fassbender (que j’aime pourtant beaucoup) devient fade. On ne s’attache pas du tout à lui malgré une introduction plutôt bien foutue quand il est enfant. Puis lui faire arracher sa chemise pour montrer ses pecs franchement… en quoi c’est utile mis à part pour bien montrer qu’il n’a rien à dire ? Je ne parlerais même pas de Jeremy Irons et Brendan Gleeson qui sont tout simplement inexistants. Un casting all-star totalement sous exploité. Pourquoi ? Autant mettre des inconnus, ce sera la même sentence et au moins ils auront un chèque pour vivre.

Assassin's Creed : Photo Michael Fassbender

Dans l’ombre d’Ubisoft

Si la construction et le casting sont bancales, on continue la liste avec la mise en scène. En particulier les scènes d’action. Vous l’aurez compris la majorité des scènes d’action se déroule dans le passé. Pour pouvoir montrer qu’il est projeté dans la vie de son ancêtre, ils ont fait le choix de montrer en parallèle l’évolution d’Aguilar et de Collum dans la même scène. Collum attaché à l’Animus (qui est devenu un bras articulé en passant… pour être plus sensationnel ?) reproduit tout ce que fait Aguilar. Vous comprenez le problème ? Aguilar saute d’un toit, on voit Collum le faire aussi. Les scènes d’action qui sont déjà bancales au départ, n’avaient pas du tout besoin de ça pour les rendre encore plus illisibles. Sans parler de briser l’immersion. Qui a eu cette idée pourrie ?

En continuant dans les fausses bonnes idées, le cahier des charges probablement énorme de Ubisoft se charge de faire le reste. Vous comprenez, si le film est une adaptation libre, il faut quand même mettre quelques trucs pour faire plaisir aux fans ! Ainsi on se retrouve avec une invasion d’aigle, symbole de la série, à chaque transitions (ils pensent à tout, vous pouvez vous amuser à les compter pendant le film pour vous endormir). Puis un doigt coupé pour faire passer la lame des assassins (qui au final n’était présent qu’à l’époque du premier jeu), du freerun forcé parce qu’il faut bien en mettre… et une Marion Cotillard qui crie « Un saut de la foi !! », seulement pour expliquer pourquoi le spectateur vient de voir un homme sauter d’un toit sans filet. C’est pas comme ça qu’on fait plaisir aux fans. C’est en faisant un bon film.

Assassin's Creed : Photo

La botte de f(o)in

Au final Assassin’s Creed est un film qui ne s’adresse strictement à personne. Ni le grand public qui sera perdu dans les méandres d’un scénario décousu, ni le fans qui se sont fait picorer les yeux par les aigles tout le long de la séance. Un ratage industriel qui ferait presque passer la première tentative de Ubisoft au cinéma avec Prince of Persia pour un chef d’oeuvre. Il y avait tellement mieux à faire, tellement de possibilités… traduit par un beau gâchis. Alors forcément, si on parle en tant qu’adaptation, on n’est pas au niveau des diaboliquement nullissimes Super Mario, Far Cry ou autres, mais se suffire de ça n’est pas assez. Warcraft au moins faisait le choix de s’adresser aux fans de la franchise. Suis-je un fan aigri ? Peut-être.

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Une trilogie ?

Du spoil est présent dans ce dernier paragraphe

Au moment où j’écris ces lignes, Michael Fassbender a déclaré vouloir faire de Assassin’s Creed une trilogie. A quoi bon ? En l’espace d’un film Collum s’échappe de Abstergo, trouve la pomme d’Eden et monte la nouvelle confrérie des Assassins. Dans quel contexte pourrait-on suivre encore une fois le passé d’un ancêtre ? Cela n’a pas de sens et le seul choix possible serait de se passer totalement du côté historique déjà bien encombrant pour le premier film en perdant l’ADN du jeu. On n’est plus à ça près remarque…

Bilan Cinéma 2016

Bonjour mes petits expresso !

J’espère que vous passez de joyeuses fêtes en famille, le Père Noël est maintenant reparti et l’événement a été bien arrosé, mais il est l’heure de rentrer dans une semaine spéciale bilan 2016. Pas de repos pour les braves comme on dit, avec dans un premier temps le bilan de l’année cinématographique. Une année pas forcément convaincante où j’ai eu le plus grand mal à vous préparer ce petit top 5. Vous retrouverez dans la semaine mes bilans jeux vidéo et séries ! Enjoy !

Bilan Cinéma 2016
meilleur-salle-de-cinema-nantes

5 – Batman v Superman/Deadpool

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En grand addict de comics de supers héros que je suis, il était impensable de ne pas retrouver un des nombreux représentants sortis cette année dans les salles obscures. Si la plupart ont été décevants, j’en retiens vraiment 2 (ou 3 avec Doctor Strange un poil en dessous), avec Batman v Superman et Deadpool. Je n’ai pas réussi à les départager chacun dans leur genre, avec d’un côté un film sombre et ancré dans une symbolique biblique, et de l’autre un film irrévérencieux apportant une dose irrévérencieuse d’air frais. Non vraiment, chacun dans leur genre (malgré le badbuzz autour du premier) m’ont fait passé les meilleurs moments supers héros de l’année.

4 – Les Huit Salopards

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Etant incollable sur la filmographie de Quentin Tarantino, Les Huit Salopards était ma plus grosse attente cinématographique de cette année 2016 et je peux dire qu’il m’a légèrement déçu. Pourtant… il se retrouve à fermer la marche de ce top. Ce que je retiens des Huit Salopards, c’est un film qui aurait gagné à démarrer directement comme un huit clos, sans ses 2 chapitres d’introduction faiblards et beaucoup trop long à mon goût. Une fois dans le fameux chalet bloqué par le blizzard… le Tarantino-effect marche, avec ses dialogues interminables, mais tellement jouissifs. En comparaison des derniers films du Monsieur… je préfère encore Django Unchained et surtout Inglorious Bastard.

3 – The Neon Demon

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Sur la troisième marche du podium se trouve le dernier long-métrage d’un réalisateur que j’affectionne, The Neon Demon de Nicolas Winding Refn. NWR (il signe dorénavant ses films avec ses initiales) nous livre un film qui est loin de laisser indifférent les spectateurs (tant en bien qu’en mal) dans cette fable critique et horrifique sur le diktat de la mode. Le réalisateur va loin et choque, mais son esthétisme d’une incroyable précision (l’image de présentation est assez évocatrice), combiné à une bande originale composé en grande partie par Cliff Martinez (ancien batteur du groupe Red Hot Chili Peppers) fait partie intégrante de l’expérience.

2 – Zootopie

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Un très grand film d’animation se cache en seconde position du podium avec Zootopie des studios Disney. Zootopie c’est la quintessence d’un savoir-faire avec son double niveau de lecture qui parle autant aux enfants qu’aux adultes. Un film d’une grande générosité, aussi bien dans son récit sur la différence ou le racisme, que de ses nombreux clins d’œil à toute l’histoire des studio Disney. Zootopie est un des meilleurs films d’animation de la décennie, un classique instantané qu’il faut avoir vu au moins une fois.

1 – Dernier Train pour Busan

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Surprise, comme l’année dernière, c’est encore un film coréen qui s’empare de la première place du podium. Dernier Train pour Busan succède donc à Hard Day, à qui j’avais donné le titre de film de l’année. Le cinéma coréen qui, décidément, regorge de très bonnes surprises. Je dirais même que depuis presque 10 ans, ils sont dans un âge d’or, proposant des films à l’esthétisme poisseuse et rempli de bonnes idées. Dernier Train pour Busan est un film d’infectés (et non pas de zombies, nuance), mêlant efficacement le réel et le fantastique. Quand Snowpiercer rencontre 28 jours plus tard ça donne des étincelles.

Film loupant de peu le podium : Creed, Les Animaux Fantastiques, Doctor Strange, The Nice Guys

La déception de l’année

Suicide Squad

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Sans retourner le couteau dans la plaie, Suicide Squad est clairement la déception de l’année. Un film que j’ai pourtant en partie défendu lors de sa sortie. Mais dans les faits, le film est rempli de tares que même une version longue ne peut pas sauver. La faute aux décisionnaires de la Warner, confiant le montage apocalyptique du film à une boite spécialisée dans le clip vidéo, à son casting bien trop star system pour en faire une équipe de vrais méchants et surtout au changement de ton opéré pendant même le tournage. Je vous avais détaillé tout ça dans un dossier spécial : Warner continue de tuer son DC Cinématic Universe et assume pleinement, que je vous invite à lire pour rentrer plus profondément dans le sujet.

Film frôlant de peu la déception de l’année : Sausage Party, X-men Apocalypse, Rogue One à Star Wars Story, Warcraft, Moonwalker, Ave César ! …

Film que m’intéressent, mais que je n’ai toujours pas vu (et qui ne rentre donc pas en compte dans l’équation) : The Stranger, Mademoiselle, Midnight Special, Tu ne tueras point, The Assassin, Swiss Army Man, Sully, Miss Peregrine, Alliés, Jack Reacher 2, Assassin’s Creed…

 

[Critique] Doctor Strange : I Need A Doctor

Sorti le 26 octobre dernier chez nous, Doctor Strange est le 14ème film du Marvel Cinematic Universe et le second film s’intégrant dans la phase 3 après Captain America Civil War en début d’année. Alors que le marché du super-héro cinématographique est en plein essor et que l’on se demande quand Hollywood périra par les flammes d’un genre trop représenté, Marvel nous livre une nouvelle origin-story pour un de ses personnages phares sur papier. L’origin-story de trop ? Pas encore. Pour avoir eu la chance de voir le long métrage en Imax Laser 3D, je dirais même que j’ai grave pris mon pied. Verdict.

I Need A Doctor

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Doctor Strange : Affiche
Disney/Marvel – 2016

Pour les habitués que nous sommes après 14 films dans cet univers, la première chose qui surprend, c’est le nouveau générique pour l’écurie Marvel. Un point non important pour la qualité même du film, je vous l’accorde, mais je ne m’attendais pas du tout à un changement à ce niveau. Fini le défilement épileptique de planches originales des comics, bonjour des extraits des précédents films finissant donc, sur le nouveau logo Marvel Studio. Mais puisque, au final, on s’en fout légèrement et que vous avez cliquer sur le titre de l’article sentant bon le Dr. Dre pour voir une critique du film, ça parle de quoi Doctor Strange  ?

L’art du recyclage

Tout commence dans un hôpital. Stephen Strange est un talentueux neurochirurgien que rien n’arrête, s’occupant que de cas les plus extrêmes pouvant accroître sa popularité. Si vous avez seulement fait un petit un AVC, vous êtes malheureusement foutu, Mr Strange ne s’occupera pas de vous. Il est riche, possède un tiroir de montres sur présentoir qui tourne que je lui jalouse terriblement, imbu de lui-même, le succès lui monte gravement à la tête, mais c’est clairement le meilleur dans sa partie. Quand tout à coup, patatra ! Un événement perturbateur arrive, et le grand monsieur Strange perd l’usage partiel de ses mains. Pas top pour un neurochirurgien. Suivra en suite une quête initiatique pour récupérer l’usage de ses mains et en passant, devenir plus humain qu’il ne pouvait l’être.

Le pitch ne vous rappelle rien ? Mais si, remplacez quelques termes par inventeur, marchant d’arme et cœur perforé au shrapnel et vous tenez l’histoire de Iron Man, le premier film du Marvel Cinematic Universe. Une mauvaise chose ? Pas spécialement. Même si ce genre de pitch est tout, sauf neuf, que ce soit dans le genre super-héroïque et même en dehors depuis bien longtemps, il reste une valeur sûre pour une origin-story, du moment que ce soit quand même bien foutu. Mais vu qu’il s’inscrit dans le même univers, on ne pas s’empêcher de penser à Iron Man.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Rachel McAdams

My name is Doctor Cumberbatch

Rien de neuf sous le soleil donc et ce n’est pas la caractérisation du personnage qui va venir me contredire, tant notre cher Docteur Strange ressemble trait pour trait à Tony Stark. Même aversion pour l’humanité, même compte en banque et même blagues vaseuses centré sur lui-même. Doctor Strange, c’est Tony Stark devenu médecin et flirtant avec un Poudlard tibétain dirigé par une Tilda Swinton chauve. Bon, je m’amuse avec mes comparaisons, mais avoir choisi Benedict Cumberbatch pour camper le Doctor est en réalité un des meilleurs choix de casting de tout l’univers Marvel. Tout comme Tony Stark (encore lui) pour Robert Downey Junior , le rôle de Strange lui colle à la peau. La preuve encore une fois que B. Cumberbatch, après avoir été Sherlock et Smog dans les derniers Hobbit, est un acteur touche à tout devenant progressivement un symbole de la culture geek.

Mais si Doctor Cumberbatch est parfait pour le rôle, le reste du casting n’est pas non plus en reste. Si une bonne partie de la toile s’est insurgée (pour rien comme toujours) au moment de l’annonce du choix de prendre une femme pour camper l’Ancien, sorcier suprême, défendeur de la dimension astrale de l’univers Marvel et sensei de Strange, Tilda Swinton est tout simplement parfaite pour le rôle. On comprend largement le choix du studio et c’est un véritable plaisir de voir l’actrice à contre-emploi. Autre acteur faisant plaisir à voir, Chiwetel Ejiofor qui avait déjà tourné avec B. Cumberbatch dans 12 Years A Slave, fait un sympatrique side-kick, bien qu’un peu trop nunuche, mais qui prendra probablement son envol dans une future suite.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton

Méchant es-tu là ?

Méchant es-tu là ? et bien… non. C’était bien la peine de prendre un acteur aussi talentueux que Mads Mikkelsen pour en faire un méchant aussi nul avec 3 pauvres lignes de dialogue. Je commence à en avoir vraiment marre des films Marvel (et super-héroique en général) à ce sujet. Absolument rien n’est fait, comme d’habitude, pour approfondir le vilain de l’histoire. Je comprend le besoin de prendre du temps pour développer l’origin-story d’un héro qui réapparaîtra forcément ailleurs, mais merde crotte.

Au bout du 14ème film Marvel, nous n’avons toujours pas un méchant digne d’intérêt. C’est usant et énervant tant au final le méchant le plus important dans l’univers Marvel/ciné est Loki… que je trouve déjà bien pourri. Le second gâchis de casting se voit être la magnifique Rachel McAdams… reléguée à un simple love-interest pour le Doctor et sans aucun intérêt. Message au studio : évitez-vous de payer des bons acteurs pour les traiter de la sorte, prenez des arbres, ce sera pareil et moins cher. Prenez le temps de développer vos personnages, les films n’en seront que meilleurs. La branche Marvel/série a compris elle, avec un magnifique Kingpin dans Daredevil.

Doctor Strange : Photo Mads Mikkelsen

Visuellement sous LSD

En dehors de son duo d’acteurs vedettes, la palme de Doctor Strange revient à son visuel à toute épreuve. Un visuel qui est largement le plus ambitieux, réussi et impressionnant de tous les films composant l’univers Marvel. C’est simple, pour avoir essayé la technologie Imax Laser 3D dans mon cinéma pour la première fois avec ce film, j’ai pris une grosse baffe dans la tronche. Bon, je suis peut-être sous l’influence de l’Imax, ne sachant pas comment donne une séance « normale », mais le visuel m’a largement impressionné.

Sous prétexte de magie, de contrôle du temps et des différents plans astraux, le film s’en donne à cœur joie avec ses effets spéciaux en déstructurant les villes, les immeubles ou tout simplement notre réalité. Mention spéciale à une scène, où l’équipe du film était forcément sous LSD pour la faire, c’est impossible sinon. Largement déconseillé aux épileptiques, cependant, sous peine de crise en pleine salle de cinéma. En un mot, visuellement, c’est jouissif. Pour en finir avec cette critique, je mentionnerai tout même un certain « ventre mou » en plein milieu d’un film pourtant pas si long avec ses 1h45 au compteur.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor

Alors ça Strange ou pas ?

Et bien oui. Doctor Strange est un blockbuster classique dans son approche, terriblement ancré dans l’ADN Marvel, mais il fait véritablement mouche avec son visuel jouissif et son acteur phare renouvelant le casting de l’univers Marvel. Malgré ses quelques défauts, je ne peux pas dire que je ne me sois pas amusé devant et je dirais même qu’il intègre (pour moi) le top trois des films les plus singuliers de l’univers Marvel aux côté du premier Iron Man et des Gardiens de Galaxie. Rien que ça. Allez le voir, faites-vous votre propre avis, mais surtout, restez jusqu’à la fin du générique. Le film compte 2 scènes post-génériques.

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