Archives du mot-clé Marvel

The Defenders : Les Avengers de l’ennui !

Bonjour mes petits expressos !

On avait quitté il y a quelques mois l’univers Marvel/Netflix avec la première saison d’ Iron Fist et ce n’était pas très glorieux. Une saison laborieuse aussi bien dans sa construction que dans son personnage principal. The Defenders s’en sort-elle mieux ? Rien n’est moins sûr.

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Spiderman Homecoming : La relève est assurée

Bonjour mes petits expressos ! En l’espace de 15 ans, pas moins de 7 films ont vu apparaître l’homme araignée sur nos écrans. 7 films, pour au total trois visions différentes du personnage et autant d’interprètes à porter le costume. S’intégrant dorénavant dans le Marvel Cinematic Universe, Spiderman Homecoming marque-t-il le retour en fanfare sur le fils prodige ?

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Iron Fist : Le Kung Fu pour les nuls, vol.1

Dernière ligne droite avant The Defenders ! Avec Iron Fist, nous avons pu découvrir le dernier membre qui composera l’équipe urbaine de Marvel dont le show est attendu dans le courant de l’année. Dernier membre, mais déjà 5ème saison sur Netflix… avec quelques désillusions à la clé. Car si j’ai passé dans l’ensemble un agréable moment sur la série, tout est loin d’être aussi dingue qu’on pouvait l’espérer. Mon verdict sur Marvel’ Iron Fist !

Iron Fist : Le Kung Fu pour les nuls, Vol.1

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Coucou Daredevil

Si j’attendrais la sortie de The Defenders pour faire le vrai bilan de la première phase Marvel/Netflix, une chose assez flagrante me saute aux yeux à la vision de Iron Fist. On a l’impression d’avoir déjà vu, déjà subi ou déjà dévoré le show selon vos rapports avec les séries Marvel. Car le premier problème de Iron Fist, c’est que la série souffre terriblement de la comparaison avec le premier Defenders, notre bon Daredevil. On se retrouve avec une construction similaire, mais avec forcément l’effet de surprise en moins 2 ans après. Et ce sera probablement le plus gros reproche que je pourrais lui faire, parmi les 4 séries Marvel/Netflix, c’est la seule (toute proportion gardée) qui ne propose pas une ambiance propre à elle-même. D’autant plus qu’en comparaison du diable de Hell’s Kitchen, le show est bien moins inspiré et laisse trop facilement transparaître les différents réalisateurs entre chaque épisode. On se retrouve ainsi avec un bilan visuel et une réalisation plus que bancale sur l’ensemble de la saison. Certains épisodes possédant une photographie tout juste passable et des scènes de combats minables (majoritairement la première partie de la saison), contre d’autres bien plus percutantes, inspirées et avec quelques bonnes idées en prime (majoritairement la seconde partie de la saison). On est même pas loin de la catastrophe sur la première partie de la saison, poussive et sans réel intérêt. Heureusement, quelques points viennent sauver le tableau par la suite.

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(The Man With The) Iron Fist

Mais avant de s’élancer sur les points positifs, continuons un peu à assombrir le tableau. En particulier sur deux points : La chorégraphie des combats et le personnage principal. Je le dis déjà en partie plus haut, mais la plupart des scènes de combats sont de vraies catastrophes. Pour rappel, nous sommes devant un personnage censé être un expert en art martiaux, on s’attend donc logiquement à avoir des combats percutants, comme le cinéma HK sait si bien le faire. Mais malheureusement, la majorité des chorégraphies ressemble plus à une réunion d’asthmatiques sous calmants qu’à une véritable ode aux arts martiaux. En comparaison, ils s’en sortent tout de même bien mieux sur ce point que Jessica Jones ou Luke Cage (qui n’avait pas non plus vocation à être dans le fight), mais face à Daredevil (encore lui), on ne ressent presque jamais l’adrénaline du danger. D’autant plus que Finn Jones n’est pas toujours à l’aise dans l’exercice, un comble pour le personnage ! Je serais cependant médisant de faire une généralité, car si je dit « majoritairement » plusieurs fois plus haut, c’est qu’il y a bien quelques scènes qui sortent du lot, mais bien trop peu pour les 13 épisodes qui composent la saison.

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Iron Fist est attendu à l’accueil par ses parents

Dernier point largement décevant : Danny Rand, alias Iron Fist, qui n’a absolument aucune consistance. Pour le coup, je ne sais pas forcément si la faute vient du jeu d’acteur de Finn Jones (qui est le moins bon choix des 4 Defenders) ou de la volonté des créateurs… mais il est loin d’avoir les épaules nécessaires. Danny revient aux Etats-Unis après avoir grandi dans la cité céleste de la cité K’Un-L’Un et avoir hérité du pouvoir de l’Iron Fist suite à un accident d’avion qui coûtera la vie à ses parents. C’est un personnage que l’on souhaite nous présenter comme trouble, meurtrie par son passé et en quête de vérité. Cependant, c’est tout l’inverse qui se produit, nunuche sur les bords et sans arrêt en train de déclarer « je suis l’Iron Fist ! ». Le personnage ressemble plus à un enfant en quête de reconnaissance, qu’au super héro qu’il est censé devenir. Dans des conditions similaires, même Stephen Amell au début d’Arrow (la série CW) était plus crédible. L’ensemble des personnages secondaires s’en sorte ainsi bien mieux que lui, avec de vraies personnalités développé au cours de la saison. En particulier sa sidekick Colleen Wing, qui est absolument géniale et lui vole clairement la vedette sur tout les points. Son actrice Jessica Henwick irradie littéralement sur le show. On retrouve également la Claire Temple de Rosario Dawson, fidèle à elle-même et toujours présente pour lier les différents shows entre eux. Et enfin, la menace ultime de Danny (je ne dirais pas son nom pour ne pas spoil), qui laisse entrevoir le rôle que pourrait avoir l’organisation La Main dans la future The Defenders. 

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La plus faible des Marvel/Netflix

A la lecture de cet article, vous vous dites probablement que j’ai détesté la série. Ce n’est pas forcément vrai. Si j’ai eu beaucoup de mal avec la première partie de la saison que j’ai trouvé mal construite et poussive (la majorité des reproches que je mets en avant viennent de là), la seconde partie fut tout de même plaisante à voir. En particulier pour suivre les personnages secondaires, tous bien plus intéressant que l’Iron Fist. Elle reste cependant la plus faible des séries proposées par Marvel/Netflix, aussi bien dans sa construction que dans ses idées. On peut y passer un bon moment, mais on se dit que Daredevil a décidément placé la barre tellement haute, qu’il est impossible de recréer une aussi bonne alchimie.

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Qui est Iron Fist ?

C’est le 17 mars 2017 que Marvel’s Iron Fist pointera le bout de son nez sur Netflix. Dernière série de l’association Marvel/Netflix avant l’arrivée de la très attendue Marvel’s The Defenders qui mettra en scène Daredevil, Luke Cage, Jessica Jones et Iron Fist face à une menace commune. Vous vous demandez peut-être qui est ce fameux « Poing de Fer » ? Ça tombe bien, dans cette nouvelle chronique, je vous présenterais régulièrement dans les grandes lignes, des personnages plus ou moins méconnus de la pop-culture.

La chronique n’est pas une critique de la série Marvel’s Iron Fist sur Netflix.

Qui est Iron Fist ?

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L’histoire de Daniel Rand

Aucun spoil sur la série, je parle des origines du personnage dans le comics

Daniel Rand  est devenu un maître des différents styles d’arts martiaux existant à travers le monde. Ce qui fait de lui le combattant le plus compétent à mains nues de l’univers Marvel, y compris avec manipulation des armes habituellement associées à ces arts (Nunchakus par exemple). Son expérience et son entrainement lui ont permis de faire de son corps une véritable arme vivante et de contrôler l’ensemble de son système nerveux pour s’insensibiliser à la douleur ou aux environnements hostiles.

Daniel Rand est intimement lié à l’existence d’une Cité Céleste du nom de K’Un-L’Un. Une ville d’une autre dimension, apparaissant toutes les décennies sur la Terre dans la chaîne de l’Himalaya. A chaque génération d’homme, la ville nomme un champion, le Iron Fist, qui obtiendra le pouvoir du poing de fer en affrontant un dragon immortel. Sa destinée est de servir la cité pour affronter les champions respectifs de six autres Cités Célestes.

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Marvel Premiere, 1974

Le personnage de Iron Fist (littéralement Poing de Fer), est un personnage qui fera ses premiers pas dans les publications Marvel en 1974. Il apparaîtra pour la première fois dans le numéro 15 du mensuel Marvel Premiere, un format anthologique qui permettait à l’éditeur de mettre en avant des histoires courtes pour lancer de nouveaux personnages ou également de mettre en scène des personnages secondaires nés dans d’autres série, mais ne possédant une fan-base pas assez rentable pour avoir leur propre comics dédié. Véritable tremplin pour certains personnages, la publication était ainsi un terrain d’expérimentation, permettant de ne pas empiéter sur les autres séries historiques de l’éditeur tout en décidant qui aura le droit (ou non) à ses aventures en solo. Pour les personnages les plus connus étant apparu dans Marvel Premiere, on peut alors citer Doctor Strange, Ant-Man (version Scott Lang), Black Panther (nous reviendrons sur le personnage quand son film sortira) et donc Iron Fist , qui aura le droit à  10 publications avant d’avoir sa propre série. 

Le personnage de Daniel Rand, alias Iron Fist, est ainsi créé dans ce mensuel par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur Gil Kane à l’époque où les art martiaux sont en pleine explosion dans les médias américain. Bruce Lee est mort à peine un an avant (1973) la création du personnage chez Marvel et l’industrie cinématographique HK est encore en deuil de leur plus gros représentant. C’est dans ce contexte de sur-médiatisation d’un genre, que la création d’Iron Fist prend tout son sens. Posséder dans son catalogue un personnage expert en art martiaux est la chose à faire à cette époque et son créateur Roy Thomas ne s’est jamais caché des nombreux parallèles qu’il peut y avoir avec les personnages des films de Bruce Lee. Mais si il est propulsé sur le devant de la scène, le personnage d’Iron Fist ne sera jamais hissé au niveau d’un Spiderman ou des Xmen et restera un personnage de niche après le déclin des films d’art martiaux.

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Iron Fist et Luke Cage, un destin croisé

Un destin qui n’est pas sans rappeler celui de Luke Cage, alias Power Man, qui a eu droit a sa série Netflix avant Iron Fist. Dans le cas de Luke Cage, également apparu pour la première fois dans les années 1970 (1972), sa création est intimement liée à la blaxploitation. Pour la remettre dans son contexte, la blaxploitation est un courant culturel et social des années 70 servant à valoriser l’image des Afro-Américains avec des premiers rôles et non plus seulement des rôles secondaires (le personnage le plus célèbre étant probablement Shaft). Le courant a surtout touché le cinéma (pas toujours de la meilleure des façons en multipliant les clichés lié à la population Afro-Américaine), mais a également impacté par la suite toute les formes de média et donc le comics.

Marvel devait avoir son personnage noir, tout comme il devait avoir son expert en art martiaux. Vous vous demandez alors pourquoi parler de Luke Cage ? Tout simplement car leurs destins sont liés. Créé durant la même décennie et liés à deux courants cinématographiques,  les deux personnages ont tous les deux finis sur le devant de la scène avant de sombrer dans le fond du catalogue de l’éditeur. Cependant, il y a toujours une petite fan-base pour les deux personnages et l’éditeur décidera alors de les réunir ensemble dans un même titre pour toucher un plus large public et continuer à les exploiter. C’est ainsi qu’est né une des amitiés les plus puissantes de l’univers Marvel.

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Des Héros à Louer

Ainsi durant de nombreuses années, Iron Fist fut en équipe avec Luke Cage sous le nom de Hero for Hire (Héros à Louer). Les deux personnages possédant une agence de détectives privés où ils mettaient leurs pouvoirs respectifs au service d’autrui moyennant finance. Une collaboration dans laquelle naîtra une amitié régulièrement exploitée depuis dans les comics Marvel et qui restera l’âge d’or des deux personnages jusqu’à leur modernisation dans les années 2000. Si pour le moment dans les séries Netflix, les deux personnages ne possèdent pas de lien vraiment apparent, il serait plus sage et intéressant de les réunir dans une seule et même série (au lieu d’une saison 2 pour chacun) afin d’approfondir cette relation et leur vision du super-héroïsme. 

Mais si Luke Cage est le partenaire particulier de Iron Fist, le personnage croisera bon nombre de héros de Marvel au cours de ses aventures. Souvent séparé par catégorie selon les pouvoirs des personnages, Iron Fist fait partie de la tranche urbaine de l’éditeur (au contraire des Avengers ou des Gardiens de la Galaxy par exemple) et il est d’autant plus facile de faire rencontrer des partenaires urbains. Il croisera ainsi des personnages bien connus comme Daredevil ou Spiderman et fera même partie d’une seconde équipe d’Avengers (les New Avengers) plus borderline, comptant les rescapés « hors-la-loi » des super-héros, toujours aux côtés de Luke Cage.

Vous savez maintenant dans les grandes lignes d’où vient le personnage depuis sa création dans les comics Marvel. Il ne vous reste plus qu’à aller voir la série Netflix avec Finn Jones dans le rôle du Poing de Fer !

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Logan : Clap de fin pour Wolverine

17 ans et 8 participations à des films X-men plus tard, Logan clôture la chevauchée sauvage de Hugh Jackman dans son personnage phare de Wolverine. Une page qui se tourne aussi bien pour l’acteur que pour toute la culture geek, Logan Jackman étant le visage portant toute une saga sur ses épaules. Il fallait donc un film fort pour marquer cette séparation… et le miracle a bien eu lieu !

Clap de fin pour Wolverine

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Old Man Logan

Logan : Affiche
James Mangold – 2017

A la frontière mexicaine, Logan se cache. Épuisé, fatigué, il s’occupe d’un Professeur Xavier grabataire et déclaré arme de destruction massive par les Etats-Unis. Il est devenu un driver, conduisant aussi bien des hommes d’affaires que des fils à papa à travers le Mexique pour subvenir au besoin médical de son ancien mentor. Les X-men n’existent plus et ce futur plus ou moins proche est synonyme d’extinction pour l’intégralité de la Mutanité. Car depuis les événements dépeint dans Xmen Apocalypse, plus aucun jeune mutant n’est apparu… jusqu’à l’arrivée de Laura. Une mystérieuse jeune fille qui possède certains liens avec Logan.

Pour les plus comics-vore d’entre vous, ça ne vous aura pas échappé que le film adapte librement le célèbre récit Old Man Logan de Mark Millar (et d’autres récits dont je tairai le nom pour ne pas spoil). Avec Logan, la Fox réalise un virage à 180 degré dans le traitement de son personnage phare avec un film sombre, violent et se suffisant à lui même. Ce déroulant bien après la timeline des films X-men, il n’y a pas d’univers connecté empiétant dans le récit, mis à part quelques clins d’œil et un casting restreint, proposant ce qu’il y a de meilleur dans la saga. Probablement bien aidé par le succès insolent de Deadpool, le studio a ainsi laissé carte blanche à Hugh Jackman et son réalisateur James Mangold pour faire de ce Logan, une ode à la bestialité. Le tout se ressent instantanément, classé Rated-R aux Etats-Unis, le long métrage ne fait dans la dentelle et propose enfin, la sauvagerie aussi bien mutante que humaine, caractérisant habituellement le personnage.

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L’arme X

Une violence qui peut être un choc pour le genre, mais jamais gratuite. Ainsi avec le même acteur et même réalisateur, on trouve une puissance largement plus probante que Wolverine Le combat de L’immortel, et ce, autant du côté graphique que scénaristique. De Logan se dégage ainsi un feeling animal, empruntant aussi bien au genre du Western, que du post-apocalyptique (il y a beaucoup de rappel à Mad Max et La Route dans le film). Sans tomber dans l’hommage à outrance, James Mangold se sert de ces influences en dépoussiérant le film de super-héro trop propre sur lui. Le sang se mêle à la poussière de la plus belle des manières pour une imagerie tout aussi viscérale et inspirée, renvoyant ce blockbuster aux bonnes heures des productions indépendantes.

Une violence donc visuelle, mais aussi personnifiée par cet univers sans véritable espoir, en particulier pour notre anti-héro préféré. Hugh Jackman nous propose sa meilleure interprétation du mutant griffu aussi bien malade, dépressif que cabotant, mais bien plus humain que mutant. Car au-delà des griffes, Logan est avant tout un homme meurtri par son passé, dépassé par son présent et condamné par son avenir. Et c’est probablement ce qui fait toute la différence avec les autres productions super-héroïques. En rendant son personnage humain, le spectateur souffre autant que le personnage qu’il suit depuis les 17 dernières années. En favorisant la personnification à la débauche d’action, il ne pouvait pas en être autrement pour que le long-métrage marche aussi bien.

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Ennemi d’Etat

Si dépeindre Logan humain au lieu d’un Wolverine mutant est le principal attrait du film, les bonnes idées ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Avec son casting restreint en comparaison des autres X-Men, le reste du trio star à la chance d’être aussi bien développé que notre ami griffu. Ainsi Patrick Stewart qui nous livre également sa dernière interprétation du Professeur Xavier, excelle dans l’art de rendre une situation problématique. Un Xavier possédant le cerveau le plus puissant de la planète, attaqué par la sénilité le rend plus dangereux que jamais, tout en ayant de la peine pour l’humaniste qu’il était plus jeune. Pierre angulaire du récit après Logan, l’émotion fait encore une fois mouche.

Dernière arrivée dans l’univers violent de Logan, la jeune Laura est un personnage tout aussi puissant que ces aînés et débute la carrière de Dafne Keen de la plus belle des manières. Elle représente l’espoir bien au-delà de la survie de la Mutanité. Elle est l’espoir d’une rédemption possible de ces deux hommes brisés par la vie. Mais un espoir flou, atteint par le désespoir d’une gamine privé d’enfance, la rendant bien plus dangereuse que Logan lui-même pouvait être. Le trio forme ainsi une véritable famille, cahotante et brisé, mais qui devra traverser l’Amérique dans un violent roadtrip.

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Le meilleur dans sa partie

Mais au-delà de ses belles images et de ses personnages tous plus fort les uns que les autres, le dernier point de Logan, c’est qu’il est un blockbuster en partie « politique », n’hésitant pas dénoncer certaines dérives prenant racine dans notre monde réel tout en touchant des thèmes forts. Si on est habitué de parler du racisme dans la saga X-men,  la mort et la vieillesse posent son épée de Damoclès sur le récit, tout autant que des sujets de société tel que l’uberisation et la fermeture des frontière. Pour tout cela, Logan est un film fort qui résonne fortement avec le monde actuel. Une page qui se tourne dans la saga, pour ses acteurs, pour la culture geek, mais qui nous dit au revoir de la plus belle des manières malgré un dernier acte en deçà du reste du film. Ne boudez pas votre plaisir et courez voir Logan.

Une des meilleures adaptations de comics, tout personnages, univers et studio confondus. 

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2017, la folle année du Marvel Cinematic Universe

Il y a à peine quelques jours de cela,  Marvel Studio a fait une annonce prenant tout le monde de court : en 2017 démarrera sur ABC, une série Marvel’s The Inhumans, remplaçant ainsi le long-métrage du même nom qui était prévu en 2018-2019. L’occasion était trop belle pour faire un tour d’horizon des projets prévus pour l’année prochaine, composés de 7,5 (!) productions. Une année prolifique pour les branches cinéma et série de Marvel !

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Marvel’s Agent of SHIELD

Série – ABC

Saison 4 – en cours de diffusion

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Puisqu’il ne faut pas oublier la première série historique Marvel Studio, Agent of SHIELD est actuellement en cours de diffusion. Le show possédant un format long (22 épisodes), début 2017 débutera donc avec la seconde partie de la saison 4 !

Marvel’ Iron Fist

Série – Netflix

17 Mars 2017

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Après Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage, il manque encore un super-héro dans l’équation Marvel/Netflix. Ce sera chose faite en Mars, avec Marvel’ Iron Fist où Finn Jones (Game of Thrones) campera Danny Rand, le Bruce Lee de l’univers Marvel. La série devrait approfondir le coté mystique de l’univers, déjà introduit avec Doctor Strange et Agent of SHIELD (S4).

Guardians of the Galaxy Vol. 2

Cinéma

23 Avril 2017

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C’est avec le très attendu Guardians of the Galaxy Vol. 2 que démarrera le premier rendez-vous cinéma de l’année. L’équipe galactique la plus funky de l’univers reprendra donc du service, avec en prime Kurt Russell qui rejoint le casting et on l’espère, une bande originale encore au top.

Spider-Man : Homecoming

Cinéma

12 Juillet 2017

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Après le deal des droits de production entre Marvel Studio et Sony, le nouveau Spider-Man a été introduit dans Captain América : Civil War avant d’avoir son propre long-métrage, Spider-Man : Homecoming. L’été commencera ainsi sous fond de blagues vaseuses avec un casting All Star où l’on devrait voir apparaître Tony Star dans le rôle du mentor et un  Michael Keaton en première nemesis de Spidey.

Marvel’s The Inhumans

Série – ABC & Cinéma

Septembre 2017

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Le voici le dernier bébé annoncé par Marvel Studio avec un projet assez atypique. Ainsi Marvel’s The Inhumans passe du stade de film à série sur la chaîne américaine ABC… en passant tout de même par le cinéma. Car oui, avec un partenariat avec IMAX, la mini-série sera réalisé entièrement avec la technologie et ses deux premiers épisode seront diffusés en premier dans les salles obscures équipées, dans un montage spécifique. Le show approfondira ainsi la race des Inhumans introduite depuis le début de Agent of SHIELD et doit introduire Black Bolt et la famille royale Inhumans. Le projet qui m’émoustille le plus, c’est lui.

Thor : Ragnarok

Cinéma

25 Octobre 2017

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Troisième tour de piste pour le dieu de la guerre version Marvel avec Thor : Ragnarok, qui devrait également faire apparaître le géant de jade, tous deux absents du récent Civil War. Au stade actuel, c’est probablement le projet le moins sexy du lot. Il faut dire que les deux premiers Thor sont le fond du fond du Marvel Cinematic Universe. Avec une Cate Blanchett présente au générique comme nemesis, la donne changera peut-être ?

Marvel’s The Punisher

Série – Netflix

2017

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Après son entrée fracassante dans la saison 2 de Daredevil, il n’aura pas fallu longtemps pour officialiser une nouvelle série sur le personnage version Jon Bernthal avec Marvel’s The Punisher. Il était un des bons points de la dernière saison du diable de Hell’s Kitchen et on ne peut qu’espérer que son propre show soit encore plus sombre et violent.

Marvel’s The Defenders

Série – Netflix

2017

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Dernier tour de piste pour la phase 1 de l’univers Marvel/Netflix avec Marvel’s The Defenders ! Comme pour la phase 1 cinématographique avec Avengers, la mini-série rassemblera sous une même bannière les super-héros urbains déjà introduit dans l’univers (Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist…) autour d’une menace commune… la dangereuse Sigourney Weaver !

2018 ?

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Si l’année 2017 va être très intense dans le rythme de sortie du catalogue Marvel, les yeux sont déjà rivés sur l’avenir… et 2018 risque fort d’être aussi chargé. Si on connait déjà les productions à destination des salles obscures que sont Black Panther, Ant-Man and the Wasp et Avengers Infinity Wars, il est fort à parier que les séries n’auront pas dit leur dernier mot après The Defenders. Si Marvel’s Most Wanted originalement pensé comme spin-off de Agent of SHIELD ne verra finalement pas le jour, les rumeurs vont bon train pour d’autres personnages…

Ainsi il revient souvent sur le tapis des rumeurs autour d’un retour de Blade, qui serait parfait pour la phase 2 de Marvel/Netflix. Ghost Rider, récemment introduit dans Agent of SHIELD. Il serait également un bon candidat pour une nouvelle série. Outre ces deux rumeurs, on sait déjà qu’une Marvel’s Cloak and Dagger est actuellement en production à destination de la chaîne Freedom… la petite sœur de ABC. Tout cela sans compter les productions cinématographiques déjà prévus pour 2019 !

Êtes-vous aussi impatient que moi vis-à-vis de l’univers Marvel ? 🙂

[Critique] Doctor Strange : I Need A Doctor

Sorti le 26 octobre dernier chez nous, Doctor Strange est le 14ème film du Marvel Cinematic Universe et le second film s’intégrant dans la phase 3 après Captain America Civil War en début d’année. Alors que le marché du super-héro cinématographique est en plein essor et que l’on se demande quand Hollywood périra par les flammes d’un genre trop représenté, Marvel nous livre une nouvelle origin-story pour un de ses personnages phares sur papier. L’origin-story de trop ? Pas encore. Pour avoir eu la chance de voir le long métrage en Imax Laser 3D, je dirais même que j’ai grave pris mon pied. Verdict.

I Need A Doctor

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Doctor Strange : Affiche
Disney/Marvel – 2016

Pour les habitués que nous sommes après 14 films dans cet univers, la première chose qui surprend, c’est le nouveau générique pour l’écurie Marvel. Un point non important pour la qualité même du film, je vous l’accorde, mais je ne m’attendais pas du tout à un changement à ce niveau. Fini le défilement épileptique de planches originales des comics, bonjour des extraits des précédents films finissant donc, sur le nouveau logo Marvel Studio. Mais puisque, au final, on s’en fout légèrement et que vous avez cliquer sur le titre de l’article sentant bon le Dr. Dre pour voir une critique du film, ça parle de quoi Doctor Strange  ?

L’art du recyclage

Tout commence dans un hôpital. Stephen Strange est un talentueux neurochirurgien que rien n’arrête, s’occupant que de cas les plus extrêmes pouvant accroître sa popularité. Si vous avez seulement fait un petit un AVC, vous êtes malheureusement foutu, Mr Strange ne s’occupera pas de vous. Il est riche, possède un tiroir de montres sur présentoir qui tourne que je lui jalouse terriblement, imbu de lui-même, le succès lui monte gravement à la tête, mais c’est clairement le meilleur dans sa partie. Quand tout à coup, patatra ! Un événement perturbateur arrive, et le grand monsieur Strange perd l’usage partiel de ses mains. Pas top pour un neurochirurgien. Suivra en suite une quête initiatique pour récupérer l’usage de ses mains et en passant, devenir plus humain qu’il ne pouvait l’être.

Le pitch ne vous rappelle rien ? Mais si, remplacez quelques termes par inventeur, marchant d’arme et cœur perforé au shrapnel et vous tenez l’histoire de Iron Man, le premier film du Marvel Cinematic Universe. Une mauvaise chose ? Pas spécialement. Même si ce genre de pitch est tout, sauf neuf, que ce soit dans le genre super-héroïque et même en dehors depuis bien longtemps, il reste une valeur sûre pour une origin-story, du moment que ce soit quand même bien foutu. Mais vu qu’il s’inscrit dans le même univers, on ne pas s’empêcher de penser à Iron Man.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Rachel McAdams

My name is Doctor Cumberbatch

Rien de neuf sous le soleil donc et ce n’est pas la caractérisation du personnage qui va venir me contredire, tant notre cher Docteur Strange ressemble trait pour trait à Tony Stark. Même aversion pour l’humanité, même compte en banque et même blagues vaseuses centré sur lui-même. Doctor Strange, c’est Tony Stark devenu médecin et flirtant avec un Poudlard tibétain dirigé par une Tilda Swinton chauve. Bon, je m’amuse avec mes comparaisons, mais avoir choisi Benedict Cumberbatch pour camper le Doctor est en réalité un des meilleurs choix de casting de tout l’univers Marvel. Tout comme Tony Stark (encore lui) pour Robert Downey Junior , le rôle de Strange lui colle à la peau. La preuve encore une fois que B. Cumberbatch, après avoir été Sherlock et Smog dans les derniers Hobbit, est un acteur touche à tout devenant progressivement un symbole de la culture geek.

Mais si Doctor Cumberbatch est parfait pour le rôle, le reste du casting n’est pas non plus en reste. Si une bonne partie de la toile s’est insurgée (pour rien comme toujours) au moment de l’annonce du choix de prendre une femme pour camper l’Ancien, sorcier suprême, défendeur de la dimension astrale de l’univers Marvel et sensei de Strange, Tilda Swinton est tout simplement parfaite pour le rôle. On comprend largement le choix du studio et c’est un véritable plaisir de voir l’actrice à contre-emploi. Autre acteur faisant plaisir à voir, Chiwetel Ejiofor qui avait déjà tourné avec B. Cumberbatch dans 12 Years A Slave, fait un sympatrique side-kick, bien qu’un peu trop nunuche, mais qui prendra probablement son envol dans une future suite.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton

Méchant es-tu là ?

Méchant es-tu là ? et bien… non. C’était bien la peine de prendre un acteur aussi talentueux que Mads Mikkelsen pour en faire un méchant aussi nul avec 3 pauvres lignes de dialogue. Je commence à en avoir vraiment marre des films Marvel (et super-héroique en général) à ce sujet. Absolument rien n’est fait, comme d’habitude, pour approfondir le vilain de l’histoire. Je comprend le besoin de prendre du temps pour développer l’origin-story d’un héro qui réapparaîtra forcément ailleurs, mais merde crotte.

Au bout du 14ème film Marvel, nous n’avons toujours pas un méchant digne d’intérêt. C’est usant et énervant tant au final le méchant le plus important dans l’univers Marvel/ciné est Loki… que je trouve déjà bien pourri. Le second gâchis de casting se voit être la magnifique Rachel McAdams… reléguée à un simple love-interest pour le Doctor et sans aucun intérêt. Message au studio : évitez-vous de payer des bons acteurs pour les traiter de la sorte, prenez des arbres, ce sera pareil et moins cher. Prenez le temps de développer vos personnages, les films n’en seront que meilleurs. La branche Marvel/série a compris elle, avec un magnifique Kingpin dans Daredevil.

Doctor Strange : Photo Mads Mikkelsen

Visuellement sous LSD

En dehors de son duo d’acteurs vedettes, la palme de Doctor Strange revient à son visuel à toute épreuve. Un visuel qui est largement le plus ambitieux, réussi et impressionnant de tous les films composant l’univers Marvel. C’est simple, pour avoir essayé la technologie Imax Laser 3D dans mon cinéma pour la première fois avec ce film, j’ai pris une grosse baffe dans la tronche. Bon, je suis peut-être sous l’influence de l’Imax, ne sachant pas comment donne une séance « normale », mais le visuel m’a largement impressionné.

Sous prétexte de magie, de contrôle du temps et des différents plans astraux, le film s’en donne à cœur joie avec ses effets spéciaux en déstructurant les villes, les immeubles ou tout simplement notre réalité. Mention spéciale à une scène, où l’équipe du film était forcément sous LSD pour la faire, c’est impossible sinon. Largement déconseillé aux épileptiques, cependant, sous peine de crise en pleine salle de cinéma. En un mot, visuellement, c’est jouissif. Pour en finir avec cette critique, je mentionnerai tout même un certain « ventre mou » en plein milieu d’un film pourtant pas si long avec ses 1h45 au compteur.

Doctor Strange : Photo Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor

Alors ça Strange ou pas ?

Et bien oui. Doctor Strange est un blockbuster classique dans son approche, terriblement ancré dans l’ADN Marvel, mais il fait véritablement mouche avec son visuel jouissif et son acteur phare renouvelant le casting de l’univers Marvel. Malgré ses quelques défauts, je ne peux pas dire que je ne me sois pas amusé devant et je dirais même qu’il intègre (pour moi) le top trois des films les plus singuliers de l’univers Marvel aux côté du premier Iron Man et des Gardiens de Galaxie. Rien que ça. Allez le voir, faites-vous votre propre avis, mais surtout, restez jusqu’à la fin du générique. Le film compte 2 scènes post-génériques.

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