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Dishonored : Un plaisir amer

Bonjour mes petits expressos ! Une fois n’est pas coutume, c’est 5 ans après tout le monde et un deuxième épisode sorti entre temps, que je tombe au détour d’un bac d’occasion sur la version PS4 de Dishonored, sobrement intitulé Definitive Edition. L’occasion parfaite d’enfin comprendre l’engouement à son sujet ? Ou de me provoquer le sentiment inverse ?

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Alpha Protocol : Réhabilitons un RPG sous-estimé

Qui se souvient de Alpha Protocol, le RPG d’espionnage du studio Obsidian sortit durant la génération précédente ? Personne ? Et c’est bien dommage ! Sous couvert d’une mauvaise presse et de quelques défauts bien visibles de production, se cache en réalité un des titres les mieux écrits que j’ai pu voir dans le genre. Le titre se trouve pour une bouchée de pain de nos jours… Alpha Protocol, cette tribune est pour toi !

Réhabilitons un RPG sous-estimé

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Obsidian, éternel second couteau

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Obsidian – 2010

Alpha Protocol est un action-RPG d’espionnage sortie sur PS3, Xbox 360 et PC en 2010. Si il est édité par SEGA, le titre est surtout développé par un des meilleurs studio actuels dans le genre : Obsidian, un studio fondé sur les cendres du mythique studio  Black Isle ! On leur doit entre autre Star Wars Knight of the Old Republic 2, Fallout New Vegas, ou encore Neverwinter Nights 2… avouons-le, il y a bien pire comme CV dans l’industrie ! Malheureusement, avant le kickstarter salvateur qui donna naissance à Pillars of Eternity, le studio s’est souvent retrouvé à n’être qu’un second couteau du RPG, produisant des suites de licence déjà existantes. Mais ce serait cependant oublier un partenariat avec SEGA qui a bien failli signer la fermeture de studio… le premier titre devait être un RPG Alien qui fut malheureusement rapidement annulé et le second, un échec commercial dont je vous parle aujourd’hui, Alpha Protocol.

Dans Alpha Protocol, nous sommes Michael Thornton, un bleu d’une organisation gouvernementale secrète américaine, envoyé en Arabie Saoudite pour notre première mission afin de retrouver la trace de missiles de destructions massives volées à une société d’armement américaine. Cependant, tout ne se passera pas comme prévu et on se retrouvera rapidement dans une histoire bien plus complexe qu’une simple attaque terroriste, multipliant les trahisons couplé à une conspiration mondiale. Le voyage de Thornton ne sera pas de tout repos et c’est aussi bien à Rome, Moscou que Taipei, que nous devrons établir la vérité et sauver le monde. En n’oubliant pas, bien entendu, de draguer les espionnes des différents clans adverses. Un vrai petit James Bond vidéo-ludique.

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My name is Thornton, Michael Thornton

Un mauvais TPS…

Si le titre a été globalement mal accueilli par la presse, c’est essentiellement à cause de son manque de finition globale plus que fragrant et qui laisse transparaître un titre manquant de budget puis poussé dans la mêlée par l’éditeur pour remplir le calendrier de l’année. Malheureusement, je ne peux pas vraiment contredire la presse à ce sujet. Déjà à l’époque de sa sortie, Alpha Protocol est un titre qui agresse sévèrement l’œil, largement en retard visuellement par rapport à la majorité de la concurrence. On peut cependant parler de prescription de nos jours, non ? Si vous êtes du même type de gamer que moi, le visuel est seulement secondaire. Alors passons ces enfantillages puérils vu que les jeux de l’époque sont tous moches de nos jours et voyons le vrai problème du titre. C’est que, encore au niveau finition, le gameplay a pris un gros coup derrière la nuque. Alpha Protocol se présente comme un action RPG semblable en tout point au premier Mass Effect (mis à part l’univers bien entendu), aussi bien dans son gameplay comprenant au TPS, que dans ses choix de dialogues.

Nous reviendrons sur l’écriture plus tard (dans les points positifs) et attardons nous donc sur la partie shooter du titre. Tout comme le jeu de Bioware, il faudra se spécialiser dans différentes classes en dépensant des points de compétences pour faire évoluer notre personnage. Techniquement, faire un Jason Bourne qui donnera des gros coup de tatane est possible, devenir un James Bond spécialiste du Walther PPK silencieux sous couvert d’infiltration également, ou même devenir le gros bourrin de service avec un fusil à pompe. La variété de profil possible est large et fait plaisir vraiment à voir tant chaque joueur peut faire son propre espion. Mais malheureusement, si Alpha Protocol est d’une richesse souvent passée sous silence, il est loin d’être un bon jeu d’action. Le gameplay est flottant, les tirs imprécis et vous aurez toute les peines du monde à vaincre les boss avec un pétoire silencieux. Quand on sort un titre sur une génération qui a vu exploser le genre du TPS avec Gears of War, un bon coup de pouliche et de finesse dans les gunfight aurait fait le plus grand bien. Voilà le problème levé par la majorité de la presse de l’époque expliquant les mauvaises notes. Cependant, ce serait rapidement oublier qu’ Alpha Protocol est avant tout un RPG et dans cette partie du titre, il brille de mille feux.

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Tous les personnages féminins sont courtisables, peu importe leurs factions, mais attention aux conséquences !

… Mais un fabuleux RPG

J’ai déjà parlé plus haut du fait qu’il est possible de faire un personnage aux profils diantrement différents dans sa façon de jouer en fonction du joueur. C’est également vrai pour sa personnalisation physique (si vous le trouvez trop premier de la classe » dans les images de l’article, rassurez-vous, on peut lui mettre une barbe #TeamBarbe), mais surtout dans son profil psychologique. Alpha Protocol propose une « roue » de dialogue semblable à Mass Effect avec des choix autant pragmatiques qu’idéalistes, desservi comme souvent dans le genre par des conséquences à nos choix. Des choix lourd de sens, car dans le titre, les conséquences en sont vraiment ! Pas de pirouette plus tard en cas de problème avec une faction, vos choix sont définitifs et nous propose tout simplement le titre le plus complet à ce sujet. Et oui, dans la gestion des conséquences Alpha Protocol est bien supérieur à un certain Mass Effect, avec des personnages se rappelant vraiment de vos actions. Un tour de force plus que respectable pour le studio.

Des choix qu’il faudra également effectuer au plus vite, car un timer défile constamment dans les dialogues afin de paraître plus naturel. Si vous ne vous décidez pas rapidement, vous ne parlerez tout simplement pas dans la conversation et ça risque bien d’énerver la personne en face. On peut même en fonction de nos choix, jouer dans l’ordre que nous voulons, mettant encore plus de variantes possibles dans le déroulement de l’histoire et de la vision qu’ont les personnages de vous. Cependant, les choix c’est bien beau, mais il faut que l’écriture suive aussi. Bingo, si vous avez eu peur du synopsis du titre que j’ai pu vous raconter plus haut, l’histoire n’est pas aussi manichéen qu’il pourrait le laisser croire et son côté pro-américain du début est rapidement oublié. D’autant plus que pour la majorité des cas, les personnages sont également bien écrit dans leurs genres !

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Une galerie de personnage haut en couleur.

Le mot de la fin

Alpha Protocol est un jeu qui a été clairement sous-estimé par rapport à sa plastique peu avantageuse. Cependant, il serait peut-être temps de sauter le pas et de découvrir un titre merveilleusement bien écrit avec de vraies conséquences. D’autant plus que c’est le seul RPG avec un univers espionnage aussi poussé. Il ne coûte aujourd’hui pas plus que le prix d’un fastfood… sautez dessus si vous aimez le genre !

Sélection Coffee Quest

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Catherine : La St Valentin des indécis

Ah la St Valentin… fête des amoureux pour certains, fête uniquement commerciale pour d’autres, dans notre inconscient on ne se lassera jamais de mettre tout en oeuvre pour conquérir ou reconquérir l’élu de son cœur. Mais si vous êtes un gameur solitaire en quête d’une âme sœur virtuelle pour la soirée tant redoutée (ou tout simplement vouloir un adultère virtuel, à vous de voir), Catherine est fait pour vous. Un OLNI comme on ne voit que très rarement, que j’ai pu finir récemment avec amour pour vous.

La St Valentin des indécis

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Catherine

Serez-vous plus Katherine ou Catherine ?

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Atlus – 2012 (Fr)

Vincent Brooks est en couple avec la belle Katherine depuis maintenant 5 ans. Une relation heureuse et tranquille, mais quelque chose cloche… Vincent réalise que Katherine commence à faire pression sur lui pour un futur mariage ! Comment ?! Un mariage si jeune et qui va briser notre petite vie tranquille ?! Vincent, si il aime Katherine, n’est pas sûr de vraiment en avoir envie…

 

Le soir même Vincent se rend le bar auquel il est habitué avec ses amis. C’est l’instant confidence pour parler du futur… mais la soirée prendra une autre tournure. Vincent rencontre Catherine, une jeune femme « libre de corps et d’esprit » qui s’avère être exactement son type de femme. La rencontre se clôturera par une nuit ensemble… Mais merde Vincent, on ne couche pas le premier soir (comment ? ce n’est pas le problème ?) !

Parallèlement, un bruit court dans le quartier. Un certain nombre d’incidents curieux auraient eu lieu, dans lesquels des gens meurent dans leur sommeil, retrouvé figé d’angoisse au petit matin. Bizarrement, les victimes ne seraient que des hommes… mais pour Vincent, la lutte commence entre fidélité et adultère.

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Katherine

Un OLNI made in Japan

Sorti en 2012 sur PS3 et Xbox 360, Catherine est un OLNI (Objet Ludique Non Identifié) malheureusement pas assez connu du public et ayant pris une belle côte de nos jours. Sérieusement, combien de titre avez-vous déjà vu sur un thème pareil en Occident ET localisé ?! (Prend ça dans les dents SEGA et ton manque de VOSTfr pour Yakuza !). Un jeu atypique allant de son histoire jusqu’à la construction même du titre, perdu quelque part entre le visual novel, le game dating et le jeu de réflexion ultra hardcore qui vous fera criser sévère.

Catherine possède ainsi deux phases de jeu distinctes, symbolisés par le jour et la nuit. Le jour (ou plutôt le soir), Vincent se rend au bar du coin, en tant que pilier de bar avec son groupe d’ami. Ses phases sont l’occasion de pouvoir parler avec toutes les personnes présentes  dans le bar et de manière totalement optionnelles. Allez-vous réconforter le pauvre homme qui sirote sa bière au comptoir ou le laisser dans sa détresse émotionnelle ? A vous de voir ! Mais dans tous les cas, vos décisions ont des impacts plus ou moins fort sur le déroulement du jeu. Liez-vous d’amitié avec cette personne en détresse et peut-être qu’il sera encore vivant le lendemain matin… Soyez humain et ouvert aux autres (dans la vraie vie aussi c’est un plus) ! Cependant, à chaque action entrepris dans le bar, l’heure tourne et vous ne pourrez pas parler avec tout le monde, les différents PNJ possédant une vie, tout comme vous !

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Un tableau horrifique

Si vous n’avez pas l’âme d’un super héro social, ce sera votre téléphone qui vous donnera des sueurs froides… pendant que vous serez en train de vagabonder à vos occupations dans le bar, vous recevrez des texto des C/Katherine et nous plongeons en plein game dating. Que répondre face à un nude de Catherine ? Face à un reproche de Katherine ? On a jamais dit que l’adultère était facile ! Mais vous voudrez faire des choix. En draguer une ? Les deux ? Aucune ? Les incidences pourraient être désastreuses… d’autant plus qu’il y  a plusieurs fins possibles, toutes liées à ses différentes conversations !

Cependant, la vraie sonnerie de l’angoisse commencera quand vous irez dormir. La nuit, vous êtes appelé pendant vos rêves par le bruit d’une horloge dans un autre monde. Habillé de votre plus beau caleçon à cœur, armé d’un simple oreiller et orné de magnifiques cornes de bouc. Vous vous rendrez rapidement compte d’être pris au piège dans une tour infernale… qui s’effondre petit à petit chaque nuit ! Une seule solution se présente : grimper tout en haut de la tour et sans perdre de temps ! Car chaque niveau dans la tour est minuté par son effondrement… et on rentre dans la partie ultra hardcore du titre. Son « véritable » gameplay prend ainsi place d’un jeu de réflexion où il faudra réfléchir aussi vite que bien agir. Composé de bloc, c’est la tour elle-même qui vous permettra de vous échapper, en les modulant d’une façon ou d’une autre. Certains sont piégés, d’autres complètement glacés, d’autres immobiles… à vous de faire votre propre chemin dans cet enfer de bloc sans tomber dans le vide… sinon on vous retrouvera mort au petit matin. Si ce tableau horrifique ne suffisait pas, vous n’êtes pas tout seul à escalader la tour. D’autres hommes/boucs sont également présents. Pour coopérer ? Pas tous… certains voudront vous foutre en l’air, car une légende court… un seul homme pourra sortir de cet enfer !

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Bééééééééh

Pour finir le tableau de cet OLNI du jeu vidéo japonais, les cinématiques ont pour la plupart étaient faites par un studio d’animation japonaise et s’en sortent plutôt bien. Elles apportent un charme supplémentaire au titre, mettant plus en valeur les K/Catherine. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les cinématiques qui possèdent ce petit soin en plus… les autres faites avec le moteur du jeu paraissent figées à côté d’elles. Dommage.

Si vous aimez fouiller dans les jeux de niche et êtes passé à côté de Catherine, il sera parfait pour votre soirée seul de St Valentin ou même pourquoi pas en couple comme un test de fidélité ! Ne me remerciez pas si ça tourne pas. Choisirez-vous Katherine ou Catherine ? Moi j’ai fais mon choix… *Katherine j’arrive !!*

4 coffee

 

5 eme Trophée Platine : La Grande Aventure LEGO (PS4)

Salut mes petits expresso !

Ça fait un bon moment que je n’avais pas publié un billet sur l’obtention de mes trophées platines ! Forcément, je ne suis pas un très grand chasseur de trophée, mais dans certaines occasions, je trouve le système appréciable pour continuer d’explorer un jeu qui nous a plu. Aujourd’hui, c’est La Grande Aventure LEGO que je rajoute à mon tableau de chasse, qui est ainsi mon 5ème platine après Game of Thrones, Life is Strange, Bloodborne et Hitman GO Définitive Edition.

5ème Trophée Platine

La Grande Aventure LEGO (PS4)

La Grande Aventure LEGO® - Le Jeu Vidéo_20170115171524.jpg

Afficher l'image d'origineNoté 2/10 en difficulté sur PSTHC, le trophée platine de La Grande Aventure LEGO est un jeu d’enfant si on a déjà joué à n’importe quel jeu de la licence. Il suffit comme toujours de faire le 100% du titre en récupérant tous les personnages et collectibles dispersés aux 4 coins du jeu, en plus de faire quelques actions précises (comme jouer avec Superman et Green Lantern en même temps par exemple). Rien de bien compliqué en soi (et pourtant seul 2,9% des joueurs possèdent le trophée) et j’ai obtenu le platine en 13 petites heures de jeu (probablement le jeu de la licence le plus court). Mais peu importe le temps de jeu tant qu’il y a l’ivresse et les titres LEGO sont toujours des jeux à licence solide si on aime le genre.

Quelques conseils :

Pour voir le bout du platine, il vous faudra faire 2 runs distincts en mode histoire, puis en mode libre. Durant le run en mode histoire, économisez vos pièces en n’achetant aucun personnage supplémentaire. Vous aurez besoin de ce petit pécule pour acheter les briques rouges dispersées à travers les différents HUB, donnant des bonus comme les multiplicateurs de pièces. Avec ces multiplicateurs, vous pourrez très facilement récolter 1 000 000 000 pièces en un niveau et ainsi fini les problèmes d’argent pour acheter le reste (et l’obtention du trophée « Brasser les affaires » par la même occasion).

En mode libre, un personnage qui vole (Superman, Wonder Woman & Green Lantern) est utile pour gagner du temps et couper une partie des scripts des niveaux. Ma préférence va à Wonder Woman qui en tant que personnage féminin saute également plus haut, et possède une corde utile comme grappin dans la majorité des niveaux.

Le titre possède quelques bugs, mais pas de panique ! En particulier pour les succès liés aux minis jeux de danse, si le script ne se lance pas, relancez tout simplement le jeu… je sais, c’est désagréable, mais tant que le trophée en lui-même n’est pas mort, c’est jouable.

Si jamais vous êtes vraiment perdu dans l’obtention des collectibles, PSTHC possède un guide bien détaillé comme toujours ! Mais, c’est mieux de tout faire soi-même non ?

Aucun trophée ne peut être raté ! 😉

Beyond Two Souls : Ellen Page en souffrance

Bonjour mes petits expresso !

Dernièrement j’ai pu finir Beyond Two Souls,  le dernier titre en date du studio Quantic Dream dans son enrobage remastered PS4. En parlant avec d’autres blogueurs, j’ai eu la surprise de ne pas être le seul à l’avoir fait dernièrement et ainsi, avec l’amie blogueuse Ozsmoz, on s’est mit d’accord pour sortir notre article en même temps ! Vous pourrez donc retrouver aujourd’hui son avis sur son blog et qui sait, il est peut-être totalement à l’inverse du mien ? Décryptage.

Ellen Page en souffrance

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Un casting impressionnant…

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Sony/Quantic Dream

Depuis le sympathique Fahrenheit, le studio Quantic Dream s’est engouffré peu à peu dans le jeu vidéo narratif à la limite du film interactif. Heavy Rain était déjà une nouvelle avancée vers ce chemin là, proposant une ambiance cinématographique similaire à Seven de David Fincher, le tout appuyé par de vrais acteurs (pas forcément connus) en prise au tueur à l’origami. Sans être parfait, ce premier AAA narratif qui combine choix en cours d’aventure et fins multiples possèdent une petite notoriété bien mérité.

Beyond Two Souls, débarque lui juste après et le studio s’ancre encore plus dans le credo cinématographique en faisant appel à des noms bien connus du public avec la géniale Ellen Page et le pas moins intéressant Willem Dafoe. Si je ne doute pas de l’intérêt d’un tel coup marketing touchant aussi bien le grand public que le cœur de la pop-culture (Ellen Page c’est quand même Kitty Pride des X-men et Willen Dafoe le bouffon vert de la première trilogie Spider-man), le choix est également judicieux tant Ellen Page se prête parfaitement au personnage de Jodie, cette petite fille née avec un lien dans l’au-delà, littéralement attachée à une entité du nom d’Aiden.

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…dont seul Ellen Page brille

Une petite fille que l’on suivra sur plusieurs décennies, le scénario était fragmenté par les passages importants de sa vie avec une volonté de faire des bonds dans le temps entre les différentes époques (à noter que sa version PS4, une version « remixée » du scénario est présente pour suivre l’aventure dans l’ordre chronologique, mais on perd la volonté première du studio (à vous de voir donc). Une petite fille qui deviendra une femme forte, loin des stéréotypes du genre, qui est tantôt en pleine crise d’adolescence, tantôt agent à la CIA ou encore une fugitive ultra recherchée, mais toujours Humain avec un grand H, ponctué par des périodes de doute, d’amour, de colère ou de pardon, toujours avec Aiden présent quelque part au milieu. Jodie et sa relation amour/haine envers l’entité qui cohabite avec elle. C’est un personnage bien construit, pour laquelle on s’attache très rapidement.

L’empathie envers le personnage se fait rapidement sentir, bien aidé par une Ellen Page virtuelle, brillante de vérité où chacune de ses expressions font mouche. Malheureusement, si un soin tout particulier est fait sur Jodie, ses animations, son réalisme, ce n’est pas forcément le cas du reste du « casting », on a souvent l’impression d’être entouré d’une bande de robot bas de gamme à côté d’un personnage de luxe. Même Willem Dafoe en tant que mentor de Jodie n’est pas assez mis en avant et se trouve être plutôt useless. Ce qui est d’autant plus dommage quand on connait les qualités du monsieur. C’est là que le bât blesse, en dehors de la destinée de Jodie, on se contrefout d’une bonne partie des autres personnages (je ne généralise pas totalement, certains sont quand même sympathiques).

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L’effet Papillon ?

Vous l’aurez compris, Jodie et son histoire m’a plu. Cependant, quand on fait une rétrospective du studio, en particulier avec le cas Heavy Rain, certaines featured ne font pas le poids. En particulier, la dimension des choix ponctuant l’aventure. On se rend très rapidement compte que nous n’avons, au final, aucune influence (ou très légère) sur la succession des chapitres, l’histoire continuant sans nous et nos états d’âmes. Mince Jodie je t’ai fais mettre un vent à cette homme de la CIA que je jugeais louche et au début de la scène d’après tu l’embrasses !

On comprend ainsi que la rejouabilité du titre en prend clairement un coup si on ne peut pas modifier un minimum le cour de l’histoire. C’est d’autant plus dommage que même pour la fin du jeu, les différentes fins sont à choisir lors d’une seule scène en sélectionnant seulement l’option que l’on souhaite ! Pas très logique, décevant et rappelant la première fin de Mass Effect 3 tant décriée par les fans avant d’être modifié par une mise à jour salvatrice.  Le fameux effet papillon est donc au final aux abonnés absents dans ce Beyond Two Souls. 

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Une rigidité sans nom

Un point rapidement sur le gameplay, vu qu’on parle d’un jeu essentiellement narratif, on se doute de base qu’il ne sera pas forcément approfondi et on n’évite pas les traditionnels quick time event (QTE), ces actions à réaliser dans un temps imparti en appuyant sur une touche ou une direction précise. Rien à redire là-dessus, c’est l’habitude du genre. Par contre, c’est les déplacements de Jodie qui peuvent rendre fou de nos jours. Si il y a une amélioration en comparaison de Heavy Rain, nous sommes toujours sur des déplacements sur « axe », ce qui traduit une rigidité à tout épreuve lors de la moindre manœuvre. Il serait peut être temps de proposer un déplacement « libre » pour améliorer ce point… car on a l’impression d’être propulsé 20 ans en arrière à l’époque des premiers jeux en 3D (et encore).

On peut également contrôler dans certaines scènes Aiden, pour déverrouiller certains passages ou faire quelques farces. Etant un esprit, il passe à travers la majorité des murs (bloqué par certains car non prévu) et se contrôle plutôt bien. C’est même plutôt jouissif d’espionner, faire peur (ou même tuer) avec un personnage invisible.

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Le mot de la fin

En conclusion, avec Beyond Two Souls j’ai trouvé l’aventure plaisante à vivre et je me suis rapidement pris de compassion pour cette Ellen Page en souffrance. Cependant, si je trouve l’histoire sur fond de surnaturel plus puissante que celle de Heavy Rain, avec une implication émotionnelle pour Jodie (bien aidé par le talent de Ellen Page) le manque d’invitation à modifier (même un minimum) le cours de notre aventure, rend le titre un peu useless une fois qu’on connait les twists de l’histoire. Contrairement aux précédents titres de Quantic Dream, pas sûr que je vive l’aventure avec autant de passion dans un second run, ou alors en attendant bien quelques années… En espérant que le prochain titre du studio, Detroit Become Human, nous donne bien plus que l’illusion d’un effet papillon à peine présent. 

Et n’oubliez pas d’aller voir l’article de la copinaute Ozsmoz !

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Coffee Time Gaming #4 : En Novembre J’ai Joué A…

Avec le rendez-vous mensuel Coffee Time Gaming, je vous montre ce à quoi je joue actuellement sans entrer dans les détails d’une review en bonne et due forme. La console tourne chaque mois à plein régime. Moment détente, coup de cœur… enjoy !

Steep (Bêta)

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En novembre a eu lieu la bêta de Steep, le dernier jeu de sport extrême par Ubisoft. L’occasion d’essayer le potentiel sauveur d’un genre étant de plus en plus rare sur nos consoles. Et bien… même si c’est une bêta et qu’il ne faut pas la juger comme le jeu final, le titre est décevant. En grande partie à cause de son gameplay perdu entre l’arcade et la simulation qui n’offre pas vraiment de grand moment de gloire. Il y a de bonnes sensations de vitesse en ski, le snow n’est pas le plus fun que l’on a pu voir, la wingsuit est basique mais efficace et enfin le parapente… est une purge, très désagréable à jouer, sans aucune sensation. Reste que le titre est plutôt joli et permet de s’évader sans prise de tête dans ces contrées enneigées… suffisant pour l’acheter Day One ? Je ne pense pas.

Spec Ops The Line

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Novembre a été l’occasion d’enfin me faire Spec Ops The Line. Ce qui différencie le titre de la multitude de TPS et du jeu de guerre plus ou moins inspiré, présent sur la génération PS360, c’est cette dualité présente entre le bien et le mal, en nous proposant tout le long de l’aventure des micro-choix à faire. Je suis ressorti de cette guerre à la direction artistique encore magnifique, avec un sentiment des plus mitigé, perdu entre un scénario puissant et un jugement constant de nos choix. Je vous renvoie sur ma critique de Spec Ops The Line pour un avis plus détaillé.

Dragon Quest Builders

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Déjà présent dans la chronique le mois dernier, j’ai enfin fini Dragon Quest Builders ! Enfin, car avec presque une centaine d’heure de jeu au compteur en prenant mon temps, je n’en pouvais vraiment plus à la fin. J’ai de plus en plus de mal avec les titres trop long… mais ça n’enlève rien aux qualités bien visibles d’un titre, pour lequel je vous ferais un article dédié prochainement… (et oui je ne vais pas spoil mon avis dans ce petit paragraphe !).

Spec Ops The Line : L’horreur de la guerre

 

J’ai observé un escargot qui rampait le long d’un rasoir… C’est mon rêve… C’est mon cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre.

Apocalypse Now

Débuter une critique de Spec Ops The Line sur une citation d’Apocalypse Now n’a rien d’anodin tant la ligne qui sépare questionnement idéologique et divertissement est mince entre les deux œuvres. Que ce soit dans le titre du défunt studio Yager sorti en 2012 où dans le film culte de Francis Ford Coppola en 1979, la guerre est mise en scène pour faire ressortir ce qu’il y a de plus sombre chez l’homme. A la différence près qu’avec Spec Ops The Line et l’apport de l’interactivité du jeu vidéo, il devient également le bourreau de vos propres agissements. Décryptage.

L’horreur de la guerre

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Bienvenue à Dubaï

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2K – 2012

A peine après avoir inséré la galette dans la console, me voilà parachuté aux portes de Dubaï, cette ville des Émirats Arabes Unis à la démesure architecturale hallucinante. Je suis le Capitaine de l’armée américaine, Martin Walker, accompagné de mon escouade composé du Lieutenant Adams et du Sergent Lugo. Notre mission à Dubaï n’avait en soit rien d’extraordinaire pour les vétérans que nous sommes… Infiltrer cette ville en proie au chaos après une tempête de sable ayant ravagé le paysage pour retrouver le respecté Colonel John Konrad avec qui j’ai servi à Kaboul et son 33e régiment d’infanterie. Sans nouvelle depuis leur arrivée sur place, j’étais loin de penser, avant de mettre les pieds dans cet enfer de sable, que la mission allait devenir… un véritable enfer.

Les survivants… la CIA… et même le 33e régiment que nous sommes venu sauver ont perdus pieds. Nous sommes en pleine guerre fratricide. Mais que s’est-il passé à Dubaï bon sang ?! Si je suis le soldat le plus haut-gradé ayant encore sa véritable mission en tête, soit, il est l’heure de faire des choix pour le bien commun. Si je dois protéger mon escouade pour survivre en tuant nos compatriotes… je préfère ne pas y penser pour le moment. L’objectif est prioritaire et alors, on pourra sauver ces âmes perdues. Mais mes décisions sont-elles véritablement les bon choix ? On a tant perdu de notre humanité à Dubaï…

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Juge et bourreau

Ce qui différencie ainsi Spec Ops The Line de la multitude de TPS et de jeu de guerre plus ou moins inspiré présent sur la génération PS360, c’est cette dualité présente entre le bien et le mal, en nous proposant tout le long de l’aventure des micro-choix à faire. Cependant, il y a un réel problème dans l’équation. Peu importe le choix effectué, j’ai eu l’impression de faire le mauvais, celui qui précipite l’humanité de notre personnage au stade du suppôt de Satan. A aucun moment, j’ai eu l’impression de pouvoir faire le bien, mais le titre lui, nous juge quoi qu’il arrive. Pourquoi alors nous proposer de prendre des décisions si la finalité du tout, c’est d’être jugé tout le long par les développeurs sans jamais pouvoir influencer vraiment notre destin ? N’aurait-il pas été plus intéressant de laisser le choix aux joueurs, plusieurs pistes possibles et qu’il soit seul juge des conséquences qu’il provoque ? Je ne me sens pas en phase avec cette vision que propose le titre, je préfère la réflexion personnelle de nos actes plutôt que le sentiment d’être jugé par un bourreau qui ne nous laisse pas véritablement le choix. L’idée de base est bonne et fait plaisir à voir face aux titres de guerre virtuelle, mais je trouve sa construction maladroite. Parce que c’est le jugement qui triomphe de nous.

Si le titre en tant que jeu vidéo propose un divertissement somme toute correcte en récupérant un gameplay TPS déjà bien rodé par un certain Gears of War, il y a également un réel contraste par rapport au message qu’il souhaite véhiculer. Car dans sa vision de la guerre, le studio Yager nous propose un feeling favorisant joutes nerveuses et mise en scène spectaculaire, appuyé par des ralentis lors d’exécution et headshot plutôt grisant. Alors oui, si le titre était chiant à jouer, probablement que personne ne verrais le twist final. Mais, ça crée un décalage avec le fait de vouloir mettre en scène l’horreur de la guerre non ?

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L’odeur de la victoire

« Nerveux, intelligent et subtil » sont écrit derrière la boite du titre, tiré d’un article de Jeux Actu. Si le titre est indéniablement nerveux et intelligent par son approche, il est en définitive pas le moins du monde subtil, mettant le joueur plus bas que terre sans moindre chance de rédemption. Je suis ressorti de cette guerre à la direction artistique encore magnifique de nos jours, avec un sentiment des plus mitigés. L’évolution psychologique du capitaine Walker et le twist final m’ont vraiment fait me sentir mal, un malaise comparable à un stress post-traumatique des plus palpables le temps d’une soirée. Mais avec un peu de recul, le titre aurait gagné à n’être qu’un jeu sans choix possible ou au contraire pousser la feature bien plus loin. En conclusion, le titre a le cul entre deux chaises, mais reste largement à conseiller face à Call of Duty & Co. Pour plus de subtilité, dirigez-vous vers Soldat Inconnu de Ubisoft, qui traite la guerre de la manière la plus intelligente possible.  Je finis l’article avec, comme 924 mots plus haut, une citation de Apocalypse Now.

N’avez vous jamais réfléchi à la vraie liberté ? Liberté à l’égard de l’opinion d’autrui ? Et même à l’égard de l’opinion que vous avez sur vous ?

Apocalypse Now

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