Archives du mot-clé PS4

TGS 2017 : Mon bilan de la conférence Playstation

Bonjour mes petits expressos ! Hier avait lieu à 9h, heure française, la conférence de presse Playstation avant l’ouverture du Tokyo  Game Show 2017. Si on pouvait espérer de belles annonces (le dernier projet de From Software…) ou la présentation de titres phares (Death Stranding…) concernant les productions japonaises, il en aura été tout autre. Malgré la bonne heure de conférence que nous avons vécu, l’ennui était présent autant à travers le stream, que pour le parterre de journaliste japonais monolithique devant la scène. Le débrief de cette conférence sera donc court et voici ce que je retiens !  Lire la suite TGS 2017 : Mon bilan de la conférence Playstation

Day of the Tentacle Remastered : Un classique du Point’n’click

Bonjour mes petits expressos !

Je ne m’en suis pas caché sur les réseaux sociaux (vous pouvez me suivre sur Twitter et Instagram), je me suis dernièrement procuré une magnifique console portant le nom de PS Vita. Pourquoi prendre une machine quasiment abandonnée par son constructeur me direz-vous ? Tout simplement pour profiter d’un catalogue de jeu que je ne ferai pas forcément sur console de salon, ainsi que pour les jeux PS+ offerts chaque mois ! Et le premier dans mon viseur fut le remake d’un classique du point’n’click…

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Dishonored : Un plaisir amer

Bonjour mes petits expressos ! Une fois n’est pas coutume, c’est 5 ans après tout le monde et un deuxième épisode sorti entre temps, que je tombe au détour d’un bac d’occasion sur la version PS4 de Dishonored, sobrement intitulé Definitive Edition. L’occasion parfaite d’enfin comprendre l’engouement à son sujet ? Ou de me provoquer le sentiment inverse ?

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Drawn to Death : Atypique, mais pas épique

Quand on est le créateur d’une licence populaire, nos prochains projets serons forcément étudier par l’œil aussi bien bienveillant que moqueur des fans de la première heure. C’est le destin actuel de David Jaffe, créateur de God of War et de Twisted Medal qui lance dans la mêlée son dernier rejeton portant le doux nom de Drawn to Death. L’exclusivité PS4, se jouant uniquement en multijoueur, est arrivée sur le PSN le 4 avril dernier (et gratuit pour les abonnées PS+), DtD, pour les intimes, n’est pas forcément l’enfant légitime que l’on aurait aimé voir.

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Disc Jam : La nouvelle référence des soirées pizza ?

Si vous n’étiez pas un joueur assidu d’arcade, ni un possesseur de la monstrueuse NeoGeo, vous ne connaissez probablement pas Windjammers. Je ne vous en blâmerais pas, car avant d’écrire cette chronique je ne connaissais pas non plus. Pourtant les développeurs indépendants de chez High Horse Entertainment nous livrent aujourd’hui avec Disc Jam, un successeur spirituel de ce fameux titre qui nous propose des joutes endiablées à grand coup de frisbee.

La nouvelle référence des soirées pizza ?

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Le frisbee, c’est la vie

Proposé à l’occasion de sa sortie gratuitement pour les membres PS+, le concept de Disc Jam est on ne peut plus simple. Dans un terrain semblable à un court de tennis, 2 à 4 joueurs peuvent s’affronter dans un match de frisbee. Le titre nous plonge alors dans un monde futuriste, probablement plutôt inspiré par Tron que par la balade du dimanche matin au bord de la plage avec votre chien, avec 4 personnages haut en couleur prêts à en découdre.  Si le frisbee vous fait peur, remplacer le terme par tennis et vous comprendrez l’essence même du titre qui récupère outre le terrain de jeu, la plupart des règles de ce sport, tout en le maximisant à la manière d’un Mario Tennis.

Coup droit, lob, set, ace… on est en terrain connu ! Cependant, il est possible avec un timing de précision accrue de sortir différents coups spéciaux, couplés à un coup droit ou un lob, afin de déstabiliser l’adversaire et marquer le point tant attendu. Pour ce faire, il faut tout simplement faire tomber le frisbee dans le camp de l’adversaire ou de le faire sortir au fond du terrain. Plus une joute est longue et plus vous gagnerez de points… il est donc d’autant plus judicieux de faire durer le duel avant d’en finir avec panache.

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Le frisbee, c’est l’ennui

Malheureusement… il n’y a rien d’autre à dire sur le titre qui se révèle être plus que flemmard. Sans aucun mode de jeu solo disponible, le titre n’est jouable qu’en multijoueurs. Ce qui ne serait pas dérangeant si on n’avait pas l’impression de faire le tour du titre en deux petites heures. Pas spécialement profond dans son système de jeu, les matchs, plutôt courts, ont pour la plupart le même dénouement. Finir par un coup spécial dévastateur avant de passer au prochain… si seulement le matchmaking ne mettait pas plusieurs grosses minutes interminables pour trouver un adversaire.

Le reste des modes de jeu se résume à un mode entrainement sans aucun adversaire en tant qu’IA et un didacticiel plus que basique dans un titre qui ne prend même pas la peine d’être traduit dans notre langue. Il ne reste alors plus qu’à enchaîner des matchs en ligne en trouvant le courage, pour débloquer des skins ou émottes pour les différents personnages sans même avoir un classement en ligne. Un comble pour un jeu multijoueur. Pas spécialement joli non plus malgré un Unreal Engine 4 bien présent, ni inspiré par son design de jaquette de jeux vidéo époque 8bits, Disc Jam n’est ni généreux avec son public (un seul terrain de jeu, 4 personnages qui ne sont que des skins différents), ni amusant sur la longueur. On le sortira à la rigueur pour débuter une soirée pizza, le titre proposant du multijoueur local, avant de retourner sur les ténors du genre. Tout comme cette chronique, déjà trop longue tout en étant très courte.

Bien qu’étant visiblement poussé par le PS+, ne vous attendez pas à tomber sur le « nouveau » Rocket League.

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5 eme Trophée Platine : La Grande Aventure LEGO (PS4)

Salut mes petits expresso !

Ça fait un bon moment que je n’avais pas publié un billet sur l’obtention de mes trophées platines ! Forcément, je ne suis pas un très grand chasseur de trophée, mais dans certaines occasions, je trouve le système appréciable pour continuer d’explorer un jeu qui nous a plu. Aujourd’hui, c’est La Grande Aventure LEGO que je rajoute à mon tableau de chasse, qui est ainsi mon 5ème platine après Game of Thrones, Life is Strange, Bloodborne et Hitman GO Définitive Edition.

5ème Trophée Platine

La Grande Aventure LEGO (PS4)

La Grande Aventure LEGO® - Le Jeu Vidéo_20170115171524.jpg

Afficher l'image d'origineNoté 2/10 en difficulté sur PSTHC, le trophée platine de La Grande Aventure LEGO est un jeu d’enfant si on a déjà joué à n’importe quel jeu de la licence. Il suffit comme toujours de faire le 100% du titre en récupérant tous les personnages et collectibles dispersés aux 4 coins du jeu, en plus de faire quelques actions précises (comme jouer avec Superman et Green Lantern en même temps par exemple). Rien de bien compliqué en soi (et pourtant seul 2,9% des joueurs possèdent le trophée) et j’ai obtenu le platine en 13 petites heures de jeu (probablement le jeu de la licence le plus court). Mais peu importe le temps de jeu tant qu’il y a l’ivresse et les titres LEGO sont toujours des jeux à licence solide si on aime le genre.

Quelques conseils :

Pour voir le bout du platine, il vous faudra faire 2 runs distincts en mode histoire, puis en mode libre. Durant le run en mode histoire, économisez vos pièces en n’achetant aucun personnage supplémentaire. Vous aurez besoin de ce petit pécule pour acheter les briques rouges dispersées à travers les différents HUB, donnant des bonus comme les multiplicateurs de pièces. Avec ces multiplicateurs, vous pourrez très facilement récolter 1 000 000 000 pièces en un niveau et ainsi fini les problèmes d’argent pour acheter le reste (et l’obtention du trophée « Brasser les affaires » par la même occasion).

En mode libre, un personnage qui vole (Superman, Wonder Woman & Green Lantern) est utile pour gagner du temps et couper une partie des scripts des niveaux. Ma préférence va à Wonder Woman qui en tant que personnage féminin saute également plus haut, et possède une corde utile comme grappin dans la majorité des niveaux.

Le titre possède quelques bugs, mais pas de panique ! En particulier pour les succès liés aux minis jeux de danse, si le script ne se lance pas, relancez tout simplement le jeu… je sais, c’est désagréable, mais tant que le trophée en lui-même n’est pas mort, c’est jouable.

Si jamais vous êtes vraiment perdu dans l’obtention des collectibles, PSTHC possède un guide bien détaillé comme toujours ! Mais, c’est mieux de tout faire soi-même non ?

Aucun trophée ne peut être raté ! 😉

The Last Guardian : Une perle d’un autre âge

On n’y croyait plus et pourtant il est bien là. Ce n’est pas un secret d’Etat, The Last Gurdian nous a fait attendre avant de sortir le bout de son museau. 7 ans depuis son annonce à l’E3 en 2009 pour être exact. 7 ans d’un développement tumultueux entre peur et déni pour un titre prévu au départ sur PS3 avant de finalement naître sur PS4. Mais alors, que vaut ce troisième volet du triptyque de Fumito Ueda, après Ico et Shadow of the Colossus ? Avec toute la tendresse que je peux avoir dans mes écrits, je vais essayer d’y répondre. Décryptage.

Non Trico, ne me regardes pas comme ça… aaaah tu es trop mignon !

Une perle d’un autre âge

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(Tr)Ico

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Sony – 2016

C’est dans une grotte humide que le petit garçon que nous sommes se réveil en sueur et couvert de tatouages dont nous ne connaissons pas la signification. Le seul souvenir que nous avons est d’avoir été gobé par une bête gigantesque au beau milieu de la nuit dans notre village. Que faisons nous ici ? A côté de nous, se trouve la bête, blessée, attachée, prisonnière. Sommes-nous prisonnier nous aussi ? Elle semble affamée… Il nous faut sortir d’ici pour pouvoir retourner dans notre village…

C’est ainsi que nous faisons la connaissance de deux des trois personnages principaux. En premier, ce petit garçon dont nous ne connaîtrons jamais le nom, servant de réceptacle à l’âme du joueur pour vivre une aventure remplie de mystère à travers ce monde mélancoliquement gigantesque et inconnu. Puis en second, la majestueuse (car oui, c’est une femelle) Trico, autant féline que canidé ou piaf et qui tire son nom de son espèce. Un animal sauvage qu’il faudra appréhender avec autant de questionnement, que ce soit par bonheur ou par peine, qu’un véritable animal puisse poser. Car si nous nous retrouvons dans le même pétrin tout les deux, Trico fait preuve d’une intelligence animale, avec ses peurs, ses moments de joies et ses interrogations, nous forçant à redoubler d’effort. Partir vers l’inconnu sans elle, nous vaudra des gémissement plaintifs de désespoir alors que lui donner des ordres qu’elle n’appréhende pas encore, sera synonyme d’incompréhension, râlement et d’un je-m’en-foutisme assez extraordinaire. Un tour de force assez incroyable de proposer un personnage non humain et non manichéen, car Trico possède ainsi sa propre personnalité et ses propres envies, pour le meilleur comme pour le pire. Il y a forcément une petite dose de script par moment, mais il est suffisamment bien caché pour faire devenir Trico une des meilleures (ou des pires selon comment vous appréhendez) intelligences artificielles du jeu vidéo. Mais attendez j’ai dis trois personnages principaux non ?

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(Tri)Colossus

Car il y a bien plus important dans The Last Guardian que notre petit garçon et même que Trico. Un troisième personnage principale tout aussi imprévisible et dangereux. Et je parle tout simplement de l’univers qui nous entoure. Un univers mélancolique, tantôt féerique, tantôt inhospitalier, mais qui questionne constamment le joueur sur son origine et son fonctionnement. Des ruines à perte de vue ayant probablement vaincu un douloureux passé avant de sombrer dans le désespoir et l’oubli. Un monde jouant habillement entre l’intrasegment petit et l’immensément grand et où au final tout à une place bien définie que ce soit dans son lore que dans ses mécaniques. Un monde artistiquement sans reproche, très souvent contemplatif qui seule une technique perfectible agresse de sa superbe.

Car malheureusement ce que gagne The Last Guardian dans sa gestation difficile, c’est une technique loin d’être au point et devenant foncièrement agaçante. Si artistiquement, il est sans contestation possible magnifique, une technique au point aurait permis de souligner la beauté de son univers, au lieu d’avoir droit à des ralentissements dans les plus grandes zones disponibles (souvent celle avec de la végétation), à du tearing et à des bugs plutôt colossaux, aussi bien visuel (Trico se transforme régulièrement en suppôt de Satan, réalisant un 360° avec son cou) qu’au niveau jouabilité. Si on arrive à faire abstraction du visuel du moment que l’on reste ébahi par l’artistique, quand on touche à des problèmes de jouabilité c’est de suite une autre paire de manche. Pour avancer, nous devons très régulièrement nous accrocher au plumage de Trico, ce qui ne devrait pas poser de problème au demeurant. Mais ça devient tout de suite beaucoup plus problématique quand au moment de faire un saut l’enfant reste scotché sur la bête ou qu’en faisant un mouvement tout simple elle nous envoie valdinguer dans le décor. C’est tout simplement rageant de ne pas avoir le contrôle à 100% sur son personnage à tout instant. Ce qui vaut par moment de belles crises de nerf nous faisant éteindre la console aussi vite que la mort l’échec que nous venons de vivre… avant d’y revenir. Car heureusement, The Last Guardian c’est bien plus qu’une usine à bugs.

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Tri(co)logie

Ce que The Last Guardian garde également de son développement d’une autre époque, c’est sa liberté de mouvement sans indice qui clignote et qui pourrait dénaturer l’environnement. Sony nous propose ainsi un titre où il faut constamment faire preuve d’initiative, envers aussi bien la bête qui nous accompagne, qu’envers le monde qui nous entoure. Le titre propose ainsi quelque chose de plutôt rare dans les gros jeux de nos jours : réfléchir pour avancer. C’est tout bête dit comme ça, mais nous n’avons plus l’habitude de ne pas être pris par la main. Ce n’est jamais très compliqué, mais il faudra faire preuve d’observation et de réflexion pour pour avancer. Le titre ne propose également pas de combat à proprement parler. C’est Trico qui combattra à notre place l’armée d’armures en pierre animées, des combats dans lequel nous ne sommes qu’un soutien, en faisant des roulades pour déséquilibrer les adversaire et en calmant la pauvre bête à la fin de sa joute. The Last Guardian est ainsi un jeu d’aventure qui propose des sensations aujourd’hui en partie disparues et qui font réellement plaisir à voir. Un petit JVNI dans le paysage vidéoludique actuel et dans lequel il ne faut pas laisser une technique déplorable déborder sur le plaisir de l’exploration et de la découverte. The Last Guardian est une carte postale d’un autre monde. Un grand jeu, une grande aventure, une perle d’un autre âge.

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