Archives du mot-clé review

Dragon Ball Super t.1 : Un retour au goût amer

Cha La, Head Cha La…. pardon, au moment décrire cette chronique la première chose qui me vient à l’esprit est le fameux générique DBZ. Il faut dire que Dragon Ball a su marquer plusieurs générations de son empreinte, aussi bien par son manga que par son animé. Aujourd’hui, on s’intéresse au retour en fanfare de Goku et de sa bande dans leur version Super, avec le premier tome disponible aux éditions Glenat depuis début Avril.

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Drawn to Death : Atypique, mais pas épique

Quand on est le créateur d’une licence populaire, nos prochains projets serons forcément étudier par l’œil aussi bien bienveillant que moqueur des fans de la première heure. C’est le destin actuel de David Jaffe, créateur de God of War et de Twisted Medal qui lance dans la mêlée son dernier rejeton portant le doux nom de Drawn to Death. L’exclusivité PS4, se jouant uniquement en multijoueur, est arrivée sur le PSN le 4 avril dernier (et gratuit pour les abonnées PS+), DtD, pour les intimes, n’est pas forcément l’enfant légitime que l’on aurait aimé voir.

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I Hate Fairyland T.1 : Il était une fois…

Bonjour mes petits expressos ! Cela fait un bon moment que je ne vous avais pas parlé de comics sur le blog, mais je viens de lire un énorme coup de cœur et impossible pour moi de ne pas vous en dire plus ! Ce coup de cœur n’est autre que le premier tome de I Hate Fairyland, sorti en Février 2017 chez Urban Comics. Une série indépendante que l’on doit au fantastique Skottie Young.

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Disc Jam : La nouvelle référence des soirées pizza ?

Si vous n’étiez pas un joueur assidu d’arcade, ni un possesseur de la monstrueuse NeoGeo, vous ne connaissez probablement pas Windjammers. Je ne vous en blâmerais pas, car avant d’écrire cette chronique je ne connaissais pas non plus. Pourtant les développeurs indépendants de chez High Horse Entertainment nous livrent aujourd’hui avec Disc Jam, un successeur spirituel de ce fameux titre qui nous propose des joutes endiablées à grand coup de frisbee.

La nouvelle référence des soirées pizza ?

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Le frisbee, c’est la vie

Proposé à l’occasion de sa sortie gratuitement pour les membres PS+, le concept de Disc Jam est on ne peut plus simple. Dans un terrain semblable à un court de tennis, 2 à 4 joueurs peuvent s’affronter dans un match de frisbee. Le titre nous plonge alors dans un monde futuriste, probablement plutôt inspiré par Tron que par la balade du dimanche matin au bord de la plage avec votre chien, avec 4 personnages haut en couleur prêts à en découdre.  Si le frisbee vous fait peur, remplacer le terme par tennis et vous comprendrez l’essence même du titre qui récupère outre le terrain de jeu, la plupart des règles de ce sport, tout en le maximisant à la manière d’un Mario Tennis.

Coup droit, lob, set, ace… on est en terrain connu ! Cependant, il est possible avec un timing de précision accrue de sortir différents coups spéciaux, couplés à un coup droit ou un lob, afin de déstabiliser l’adversaire et marquer le point tant attendu. Pour ce faire, il faut tout simplement faire tomber le frisbee dans le camp de l’adversaire ou de le faire sortir au fond du terrain. Plus une joute est longue et plus vous gagnerez de points… il est donc d’autant plus judicieux de faire durer le duel avant d’en finir avec panache.

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Le frisbee, c’est l’ennui

Malheureusement… il n’y a rien d’autre à dire sur le titre qui se révèle être plus que flemmard. Sans aucun mode de jeu solo disponible, le titre n’est jouable qu’en multijoueurs. Ce qui ne serait pas dérangeant si on n’avait pas l’impression de faire le tour du titre en deux petites heures. Pas spécialement profond dans son système de jeu, les matchs, plutôt courts, ont pour la plupart le même dénouement. Finir par un coup spécial dévastateur avant de passer au prochain… si seulement le matchmaking ne mettait pas plusieurs grosses minutes interminables pour trouver un adversaire.

Le reste des modes de jeu se résume à un mode entrainement sans aucun adversaire en tant qu’IA et un didacticiel plus que basique dans un titre qui ne prend même pas la peine d’être traduit dans notre langue. Il ne reste alors plus qu’à enchaîner des matchs en ligne en trouvant le courage, pour débloquer des skins ou émottes pour les différents personnages sans même avoir un classement en ligne. Un comble pour un jeu multijoueur. Pas spécialement joli non plus malgré un Unreal Engine 4 bien présent, ni inspiré par son design de jaquette de jeux vidéo époque 8bits, Disc Jam n’est ni généreux avec son public (un seul terrain de jeu, 4 personnages qui ne sont que des skins différents), ni amusant sur la longueur. On le sortira à la rigueur pour débuter une soirée pizza, le titre proposant du multijoueur local, avant de retourner sur les ténors du genre. Tout comme cette chronique, déjà trop longue tout en étant très courte.

Bien qu’étant visiblement poussé par le PS+, ne vous attendez pas à tomber sur le « nouveau » Rocket League.

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Logan : Clap de fin pour Wolverine

17 ans et 8 participations à des films X-men plus tard, Logan clôture la chevauchée sauvage de Hugh Jackman dans son personnage phare de Wolverine. Une page qui se tourne aussi bien pour l’acteur que pour toute la culture geek, Logan Jackman étant le visage portant toute une saga sur ses épaules. Il fallait donc un film fort pour marquer cette séparation… et le miracle a bien eu lieu !

Clap de fin pour Wolverine

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Old Man Logan

Logan : Affiche
James Mangold – 2017

A la frontière mexicaine, Logan se cache. Épuisé, fatigué, il s’occupe d’un Professeur Xavier grabataire et déclaré arme de destruction massive par les Etats-Unis. Il est devenu un driver, conduisant aussi bien des hommes d’affaires que des fils à papa à travers le Mexique pour subvenir au besoin médical de son ancien mentor. Les X-men n’existent plus et ce futur plus ou moins proche est synonyme d’extinction pour l’intégralité de la Mutanité. Car depuis les événements dépeint dans Xmen Apocalypse, plus aucun jeune mutant n’est apparu… jusqu’à l’arrivée de Laura. Une mystérieuse jeune fille qui possède certains liens avec Logan.

Pour les plus comics-vore d’entre vous, ça ne vous aura pas échappé que le film adapte librement le célèbre récit Old Man Logan de Mark Millar (et d’autres récits dont je tairai le nom pour ne pas spoil). Avec Logan, la Fox réalise un virage à 180 degré dans le traitement de son personnage phare avec un film sombre, violent et se suffisant à lui même. Ce déroulant bien après la timeline des films X-men, il n’y a pas d’univers connecté empiétant dans le récit, mis à part quelques clins d’œil et un casting restreint, proposant ce qu’il y a de meilleur dans la saga. Probablement bien aidé par le succès insolent de Deadpool, le studio a ainsi laissé carte blanche à Hugh Jackman et son réalisateur James Mangold pour faire de ce Logan, une ode à la bestialité. Le tout se ressent instantanément, classé Rated-R aux Etats-Unis, le long métrage ne fait dans la dentelle et propose enfin, la sauvagerie aussi bien mutante que humaine, caractérisant habituellement le personnage.

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L’arme X

Une violence qui peut être un choc pour le genre, mais jamais gratuite. Ainsi avec le même acteur et même réalisateur, on trouve une puissance largement plus probante que Wolverine Le combat de L’immortel, et ce, autant du côté graphique que scénaristique. De Logan se dégage ainsi un feeling animal, empruntant aussi bien au genre du Western, que du post-apocalyptique (il y a beaucoup de rappel à Mad Max et La Route dans le film). Sans tomber dans l’hommage à outrance, James Mangold se sert de ces influences en dépoussiérant le film de super-héro trop propre sur lui. Le sang se mêle à la poussière de la plus belle des manières pour une imagerie tout aussi viscérale et inspirée, renvoyant ce blockbuster aux bonnes heures des productions indépendantes.

Une violence donc visuelle, mais aussi personnifiée par cet univers sans véritable espoir, en particulier pour notre anti-héro préféré. Hugh Jackman nous propose sa meilleure interprétation du mutant griffu aussi bien malade, dépressif que cabotant, mais bien plus humain que mutant. Car au-delà des griffes, Logan est avant tout un homme meurtri par son passé, dépassé par son présent et condamné par son avenir. Et c’est probablement ce qui fait toute la différence avec les autres productions super-héroïques. En rendant son personnage humain, le spectateur souffre autant que le personnage qu’il suit depuis les 17 dernières années. En favorisant la personnification à la débauche d’action, il ne pouvait pas en être autrement pour que le long-métrage marche aussi bien.

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Ennemi d’Etat

Si dépeindre Logan humain au lieu d’un Wolverine mutant est le principal attrait du film, les bonnes idées ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Avec son casting restreint en comparaison des autres X-Men, le reste du trio star à la chance d’être aussi bien développé que notre ami griffu. Ainsi Patrick Stewart qui nous livre également sa dernière interprétation du Professeur Xavier, excelle dans l’art de rendre une situation problématique. Un Xavier possédant le cerveau le plus puissant de la planète, attaqué par la sénilité le rend plus dangereux que jamais, tout en ayant de la peine pour l’humaniste qu’il était plus jeune. Pierre angulaire du récit après Logan, l’émotion fait encore une fois mouche.

Dernière arrivée dans l’univers violent de Logan, la jeune Laura est un personnage tout aussi puissant que ces aînés et débute la carrière de Dafne Keen de la plus belle des manières. Elle représente l’espoir bien au-delà de la survie de la Mutanité. Elle est l’espoir d’une rédemption possible de ces deux hommes brisés par la vie. Mais un espoir flou, atteint par le désespoir d’une gamine privé d’enfance, la rendant bien plus dangereuse que Logan lui-même pouvait être. Le trio forme ainsi une véritable famille, cahotante et brisé, mais qui devra traverser l’Amérique dans un violent roadtrip.

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Le meilleur dans sa partie

Mais au-delà de ses belles images et de ses personnages tous plus fort les uns que les autres, le dernier point de Logan, c’est qu’il est un blockbuster en partie « politique », n’hésitant pas dénoncer certaines dérives prenant racine dans notre monde réel tout en touchant des thèmes forts. Si on est habitué de parler du racisme dans la saga X-men,  la mort et la vieillesse posent son épée de Damoclès sur le récit, tout autant que des sujets de société tel que l’uberisation et la fermeture des frontière. Pour tout cela, Logan est un film fort qui résonne fortement avec le monde actuel. Une page qui se tourne dans la saga, pour ses acteurs, pour la culture geek, mais qui nous dit au revoir de la plus belle des manières malgré un dernier acte en deçà du reste du film. Ne boudez pas votre plaisir et courez voir Logan.

Une des meilleures adaptations de comics, tout personnages, univers et studio confondus. 

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Splasher : Un titre exigeant mais toujours juste

Je vous avais déjà parlé de Splasher avec enthousiasme lors de mon séjour au TGS 2016, mais ça y est, le petit indé montpelliérain a sorti le bout de son nez le 7 février dernier sur Steam (et sur console dans le courant de l’année) ! J’ai pris le temps de parcourir le titre comme il se doit avant de vous sortir cette review et je tiens à remercier Joffrey, le coordinateur de playtest de la Splashteam, de m’avoir gentiment fourni une clé pour vous faire cette article ! Alors, Splasher tient-il toutes ses promesses ?

Un titre exigeant mais toujours juste

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L’école du gameplay

Développé pendant 3 ans à Montpellier par la toute petite équipe de la Splashteam, Splasher est un jeu de plateforme en 2D qui vous donnera certainement des sueurs froides si vous n’êtes pas un habitué du genre. On entend souvent parler de Super Meat Boy dans les influences du titre et ce n’est pas forcément usurpé. Cependant, si Splasher ne joue pas sur la précision au pixel près comme pouvait l’être son grand frère du monde indépendant, la moindre déconcentration pourrait également vous être fatale. La différence se jouera sur la courbe de progression bien plus sympathique dans le titre des montpelliérains et qui vous donnera les différentes clés du gameplay au fur et à mesure de votre avancée. A vous de les assimiler et une fois choses faite, peu de passage vous résisteront vraiment ! Splasher récupère également à Super Meat Boy son « air-control », permettant de continuer à diriger notre personnage dans les airs après le saut et donnant une précision accrue à nos déplacements.

Au rayon des influences, l’autre dominante la plus marquée est sans aucun doute le fabuleux Portal 2 (ou Splatoon à la limite). Non pas que vous pourrez vous téléporter aux quatre coins des stages, loin de là, mais Splasher récupère sa composante de fluide aux capacités distinctes. Un coup de peinture rouge et vous serez l’homme-araignée qui s’accroche aux murs la tête en bas, un coup de peinture jaune fera de vous un reccord-man de sauts olympiques. Combinez les deux peintures avec le troisième fluide (de l’eau) servant à activer des mécanismes ou nettoyer une surface et vous vous retrouvez avec un gameplay tout en finesse qui vous demandera de jongler régulièrement et rapidement entre les trois pour avancer sans encombre. Un jonglage de couleurs à assimiler rapidement pour ne pas se retrouver face à la mort à la moindre erreur ! Entre le air-control, la rapidité de mouvements et ses fluides, le gameplay de Splasher est ce qui fait du titre un jeu plaisant à parcourir, reposant entièrement sur ses mécaniques bien rodées où seules quelques imprécisions de viseur nous sortent réellement de l’expérience. On est en plein dans l’école du gameplay.

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Les références sont nombreuses

Je vous parlais déjà précédemment de références et c’est loin d’être fini ! Splasher sent à plein nez l’amour du genre, en citant également les derniers Rayman Origins/Legends. Pas forcément étonnant en sachant qu’une partie de l’équipe de développement a déjà été à l’oeuvre sur les titres de Ubisoft Montpellier. Ainsi, c’est l’enrobage des niveaux qui sautera aux yeux avec ses « particules » traversant l’écran à chaque mort d’un ennemi, les petits bonhommes colorés et prisonniers par-ci par-là ou tout simplement le sound-design, multipliant les petits bruits ou cris à chaque éléments vivant dans les niveaux. Un bien bel enrobage qui donne du cachet au titre avec son chara-design tout en rondeur, mais qui pêche par son manque de variété…

Car ce sera mon plus gros reproche concernant le titre,  Spasher se passant uniquement dans son monde industriel (comme Portal ou Splosion-Man) ne se renouvelle pas assez au niveau de l’environnement de jeu. Sur la longueur, on a l’impression de ne jamais rien voir de neuf, alors que de nouvelles mécaniques sont elles, bien présentes. Il y a bien quelques niveaux un peu différent et bien inspirés (comme un où le vent nous pousse à vitesse rapide dans un sens), mais dans l’ensemble ça fait un peu juste.

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Le speed run dans le sang

Splasher n’est pas un jeu forcément long. Les 22 stages qui composent le titre et qui sont séparés par un 23ème niveau en forme de hub central, ne vous occupera pas plus de 4 à 5h si vous êtes habitué au genre. Il vous restera à récupérer les petits bonhommes cachés un peu partout… mais après ? Place au speedrun. Car la principale caractéristique du titre et celle qui vous donnera le plus de fil à retordre réside dans cette tranche spectaculaire du scoring. Plusieurs mode de speedrun sont disponibles et il vous faudra donc parcourir les niveaux du titre le plus rapidement possible. Autant vous dire que si vous êtes aussi stressé/mauvais que moi quand il y a un chrono c’est peine perdu, mais pour ceux qui cherche un véritable challenge, c’est le mode sur lequel vous passerez le plus de temps. Le leadbord étant actuellement sous la barre des 1h pour le finir.

En définitive, Splasher est un titre plaisant à parcourir, aussi bien manette en main que visuellement. Cependant, si vous appréciez les platformers, mais que le speedrun n’est pas votre tasse de thé, vous allez rapidement en faire le tour. Le titre de la Splashteam est un concentré de gameplay à l’état pur, représentant de l’école de ce qui aime le gameplay avant tout. Et sur ce point, il réussit avec brio. La très bonne surprise du monde indépendant en ce début d’année !

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Catherine : La St Valentin des indécis

Ah la St Valentin… fête des amoureux pour certains, fête uniquement commerciale pour d’autres, dans notre inconscient on ne se lassera jamais de mettre tout en oeuvre pour conquérir ou reconquérir l’élu de son cœur. Mais si vous êtes un gameur solitaire en quête d’une âme sœur virtuelle pour la soirée tant redoutée (ou tout simplement vouloir un adultère virtuel, à vous de voir), Catherine est fait pour vous. Un OLNI comme on ne voit que très rarement, que j’ai pu finir récemment avec amour pour vous.

La St Valentin des indécis

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Catherine

Serez-vous plus Katherine ou Catherine ?

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Atlus – 2012 (Fr)

Vincent Brooks est en couple avec la belle Katherine depuis maintenant 5 ans. Une relation heureuse et tranquille, mais quelque chose cloche… Vincent réalise que Katherine commence à faire pression sur lui pour un futur mariage ! Comment ?! Un mariage si jeune et qui va briser notre petite vie tranquille ?! Vincent, si il aime Katherine, n’est pas sûr de vraiment en avoir envie…

 

Le soir même Vincent se rend le bar auquel il est habitué avec ses amis. C’est l’instant confidence pour parler du futur… mais la soirée prendra une autre tournure. Vincent rencontre Catherine, une jeune femme « libre de corps et d’esprit » qui s’avère être exactement son type de femme. La rencontre se clôturera par une nuit ensemble… Mais merde Vincent, on ne couche pas le premier soir (comment ? ce n’est pas le problème ?) !

Parallèlement, un bruit court dans le quartier. Un certain nombre d’incidents curieux auraient eu lieu, dans lesquels des gens meurent dans leur sommeil, retrouvé figé d’angoisse au petit matin. Bizarrement, les victimes ne seraient que des hommes… mais pour Vincent, la lutte commence entre fidélité et adultère.

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Katherine

Un OLNI made in Japan

Sorti en 2012 sur PS3 et Xbox 360, Catherine est un OLNI (Objet Ludique Non Identifié) malheureusement pas assez connu du public et ayant pris une belle côte de nos jours. Sérieusement, combien de titre avez-vous déjà vu sur un thème pareil en Occident ET localisé ?! (Prend ça dans les dents SEGA et ton manque de VOSTfr pour Yakuza !). Un jeu atypique allant de son histoire jusqu’à la construction même du titre, perdu quelque part entre le visual novel, le game dating et le jeu de réflexion ultra hardcore qui vous fera criser sévère.

Catherine possède ainsi deux phases de jeu distinctes, symbolisés par le jour et la nuit. Le jour (ou plutôt le soir), Vincent se rend au bar du coin, en tant que pilier de bar avec son groupe d’ami. Ses phases sont l’occasion de pouvoir parler avec toutes les personnes présentes  dans le bar et de manière totalement optionnelles. Allez-vous réconforter le pauvre homme qui sirote sa bière au comptoir ou le laisser dans sa détresse émotionnelle ? A vous de voir ! Mais dans tous les cas, vos décisions ont des impacts plus ou moins fort sur le déroulement du jeu. Liez-vous d’amitié avec cette personne en détresse et peut-être qu’il sera encore vivant le lendemain matin… Soyez humain et ouvert aux autres (dans la vraie vie aussi c’est un plus) ! Cependant, à chaque action entrepris dans le bar, l’heure tourne et vous ne pourrez pas parler avec tout le monde, les différents PNJ possédant une vie, tout comme vous !

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Un tableau horrifique

Si vous n’avez pas l’âme d’un super héro social, ce sera votre téléphone qui vous donnera des sueurs froides… pendant que vous serez en train de vagabonder à vos occupations dans le bar, vous recevrez des texto des C/Katherine et nous plongeons en plein game dating. Que répondre face à un nude de Catherine ? Face à un reproche de Katherine ? On a jamais dit que l’adultère était facile ! Mais vous voudrez faire des choix. En draguer une ? Les deux ? Aucune ? Les incidences pourraient être désastreuses… d’autant plus qu’il y  a plusieurs fins possibles, toutes liées à ses différentes conversations !

Cependant, la vraie sonnerie de l’angoisse commencera quand vous irez dormir. La nuit, vous êtes appelé pendant vos rêves par le bruit d’une horloge dans un autre monde. Habillé de votre plus beau caleçon à cœur, armé d’un simple oreiller et orné de magnifiques cornes de bouc. Vous vous rendrez rapidement compte d’être pris au piège dans une tour infernale… qui s’effondre petit à petit chaque nuit ! Une seule solution se présente : grimper tout en haut de la tour et sans perdre de temps ! Car chaque niveau dans la tour est minuté par son effondrement… et on rentre dans la partie ultra hardcore du titre. Son « véritable » gameplay prend ainsi place d’un jeu de réflexion où il faudra réfléchir aussi vite que bien agir. Composé de bloc, c’est la tour elle-même qui vous permettra de vous échapper, en les modulant d’une façon ou d’une autre. Certains sont piégés, d’autres complètement glacés, d’autres immobiles… à vous de faire votre propre chemin dans cet enfer de bloc sans tomber dans le vide… sinon on vous retrouvera mort au petit matin. Si ce tableau horrifique ne suffisait pas, vous n’êtes pas tout seul à escalader la tour. D’autres hommes/boucs sont également présents. Pour coopérer ? Pas tous… certains voudront vous foutre en l’air, car une légende court… un seul homme pourra sortir de cet enfer !

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Bééééééééh

Pour finir le tableau de cet OLNI du jeu vidéo japonais, les cinématiques ont pour la plupart étaient faites par un studio d’animation japonaise et s’en sortent plutôt bien. Elles apportent un charme supplémentaire au titre, mettant plus en valeur les K/Catherine. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les cinématiques qui possèdent ce petit soin en plus… les autres faites avec le moteur du jeu paraissent figées à côté d’elles. Dommage.

Si vous aimez fouiller dans les jeux de niche et êtes passé à côté de Catherine, il sera parfait pour votre soirée seul de St Valentin ou même pourquoi pas en couple comme un test de fidélité ! Ne me remerciez pas si ça tourne pas. Choisirez-vous Katherine ou Catherine ? Moi j’ai fais mon choix… *Katherine j’arrive !!*

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