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Bilan E3 2017 : Les belles surprises des conférences

Bonjour mes petits expressos ! Comme vous le savez probablement, la grande messe annuelle du jeux vidéo bat actuellement son plein au Convention Center de Los Angeles ! Mais si le salon en lui-même nous est inaccessible à nous commun des mortels, nous pouvons chaque année profiter des conférences pré-E3 des éditeurs/constructeurs présents sur le salon. Ainsi, avec cet article, je reviens sur les annonces (et non pas les jeux que nous connaissions déjà) qui ont su faire chavirer mon cœur de gamer avec toute la subjectivité que cela représente !

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Assassin’s Creed : Un saut de la foi réussi ?

Un an après la sortie du dernier jeu de la franchise, voilà que Assassin’s Creed pointe le bout de sa lame en direction des salles obscures. C’est dans un état de fébrilité digne d’une pucelle en rûte que je me suis dirigé vers mon cinéma pour enfin voir l’adaptation d’une licence que j’ai tant aimé par le passé. Vu mon passif avec la série, il va être compliqué d’être véritablement objectif envers le long métrage… probablement pour le meilleur et pour le pire. Vous êtes ainsi prévenu, une bonne dose de fanboyisme risque de couler de ses lignes. Après le jeu vidéo, les romans ou encore les bandes-dessinées dans tous les formats possibles, Assassin’s Creed réussit-il son passage cinématographique ? Décryptage.

Un saut de la foi réussi ?

assassinscreed

Bienvenue dans la confrérie

Assassin's Creed : AfficheOn le sait depuis de son annonce par Ubisoft, l’intrigue du film Assassin’s Creed est totalement indépendante des jeux. Assassin’s Creed est donc une adaptation et non pas une continuité transmédiatique d’une franchise déjà existante. Exit donc Desmond Miles et ses fantastiques ancêtres que sont Ezio et Altair et Connor. Bonjour à toi  Callum Lynch et ton ancêtre Aguilar. Une volonté noble d’élargissement du public pour ne pas perdre les non-initiés et qui était ce qui avait probablement de mieux à faire pour avoir suffisamment de liberté créative. Malheureusement, le tout est très mal exécuté, au point de perdre aussi bien les nouveaux venus, que le monsieur avec la capuche en quête d’identité dans la salle et qui espère un miracle.

Pour rappel, la licence a toujours joué entre deux époques avec notre présent et le passé (au point de ne plus savoir quoi faire de cette composante même dans les jeux). Ainsi Callum Lynch, le personnage campé par  Michael Fassbender est voué à rentrer dans l’Animus (une machine permettant de revivre la vie de nos ancêtres par la génétique) afin d’explorer la mémoire génétique de son ancêtre Aguilar vivant dans l’Espagne du 15ème siècle. Si deux époques pour seul récit marchent dans un format vidéoludique, les deux petites heures qui composent le long métrage sont un vrai problème. Les séquences dans le passé sont ainsi rentrées au chausse-pied et on sent qu’elles sont ici seulement pour coller avec l’identité de la licence. Absolument aucun travail n’est effectué dessus pour approfondir l’histoire d’Aguilar et ne servent que de scènes d’action lambda à travers le film. Un comble quand pour la plupart des fans, vivre une aventure historique est bien plus importante qu’un simple récit de science-fiction mineur dans le présent.

Assassin's Creed : Photo Michael Fassbender

Cotillard attaque Gros Yeux !

Mais si les scènes avec Aguilar sont bancales, la construction même du film est beaucoup trop bancale pour apporter quoi que ce soit. Je vais vous la faire simple en une phrase : intro, action, blabla conspiration, action, blabla conspiration, action, on est très méchant, gros yeux de Marion Cotillard, fin. Aucune nuance n’est présente, que ce soit dans sa construction ou dans les personnages. Tout est noir ou blanc, rien n’est un temps soit peut gris. Aucun twist. Tout est trop manichéen. Les assassins sont les sauveurs des peuples à travers les âges, les templiers (qui font très franc maçonnerie pour le coup) sont tous méchants (bouuuh bouuuh). Absolument aucune nuance est développée par manque de temps. Le seul essai de rendre les templiers plus humains vient du personnage de Marion Cotillard, pas toujours d’accord avec son père templier et voulant faire avancer la science dans l’espoir d’éradiquer la violence (oui, carrément la violence au sens large). Puis le tout est balayé d’un revers de la main dans une fin incompréhensible avec les gros yeux de Cotillard.

Je suis méchant avec Marion Cotillard, je le reconnais. Cependant, non, ce n’est pas une bonne actrice. Elle passe encore une fois son temps à faire des yeux ronds en se demandant ce qu’elle peut bien faire ici. C’est énervant et ça devient encore plus énervant quand elle est au final le « meilleur » (ou le plus développé) personnage de casting. Même Michael Fassbender (que j’aime pourtant beaucoup) devient fade. On ne s’attache pas du tout à lui malgré une introduction plutôt bien foutue quand il est enfant. Puis lui faire arracher sa chemise pour montrer ses pecs franchement… en quoi c’est utile mis à part pour bien montrer qu’il n’a rien à dire ? Je ne parlerais même pas de Jeremy Irons et Brendan Gleeson qui sont tout simplement inexistants. Un casting all-star totalement sous exploité. Pourquoi ? Autant mettre des inconnus, ce sera la même sentence et au moins ils auront un chèque pour vivre.

Assassin's Creed : Photo Michael Fassbender

Dans l’ombre d’Ubisoft

Si la construction et le casting sont bancales, on continue la liste avec la mise en scène. En particulier les scènes d’action. Vous l’aurez compris la majorité des scènes d’action se déroule dans le passé. Pour pouvoir montrer qu’il est projeté dans la vie de son ancêtre, ils ont fait le choix de montrer en parallèle l’évolution d’Aguilar et de Collum dans la même scène. Collum attaché à l’Animus (qui est devenu un bras articulé en passant… pour être plus sensationnel ?) reproduit tout ce que fait Aguilar. Vous comprenez le problème ? Aguilar saute d’un toit, on voit Collum le faire aussi. Les scènes d’action qui sont déjà bancales au départ, n’avaient pas du tout besoin de ça pour les rendre encore plus illisibles. Sans parler de briser l’immersion. Qui a eu cette idée pourrie ?

En continuant dans les fausses bonnes idées, le cahier des charges probablement énorme de Ubisoft se charge de faire le reste. Vous comprenez, si le film est une adaptation libre, il faut quand même mettre quelques trucs pour faire plaisir aux fans ! Ainsi on se retrouve avec une invasion d’aigle, symbole de la série, à chaque transitions (ils pensent à tout, vous pouvez vous amuser à les compter pendant le film pour vous endormir). Puis un doigt coupé pour faire passer la lame des assassins (qui au final n’était présent qu’à l’époque du premier jeu), du freerun forcé parce qu’il faut bien en mettre… et une Marion Cotillard qui crie « Un saut de la foi !! », seulement pour expliquer pourquoi le spectateur vient de voir un homme sauter d’un toit sans filet. C’est pas comme ça qu’on fait plaisir aux fans. C’est en faisant un bon film.

Assassin's Creed : Photo

La botte de f(o)in

Au final Assassin’s Creed est un film qui ne s’adresse strictement à personne. Ni le grand public qui sera perdu dans les méandres d’un scénario décousu, ni le fans qui se sont fait picorer les yeux par les aigles tout le long de la séance. Un ratage industriel qui ferait presque passer la première tentative de Ubisoft au cinéma avec Prince of Persia pour un chef d’oeuvre. Il y avait tellement mieux à faire, tellement de possibilités… traduit par un beau gâchis. Alors forcément, si on parle en tant qu’adaptation, on n’est pas au niveau des diaboliquement nullissimes Super Mario, Far Cry ou autres, mais se suffire de ça n’est pas assez. Warcraft au moins faisait le choix de s’adresser aux fans de la franchise. Suis-je un fan aigri ? Peut-être.

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Une trilogie ?

Du spoil est présent dans ce dernier paragraphe

Au moment où j’écris ces lignes, Michael Fassbender a déclaré vouloir faire de Assassin’s Creed une trilogie. A quoi bon ? En l’espace d’un film Collum s’échappe de Abstergo, trouve la pomme d’Eden et monte la nouvelle confrérie des Assassins. Dans quel contexte pourrait-on suivre encore une fois le passé d’un ancêtre ? Cela n’a pas de sens et le seul choix possible serait de se passer totalement du côté historique déjà bien encombrant pour le premier film en perdant l’ADN du jeu. On n’est plus à ça près remarque…

Retour sur la Bêta de The Division

Bonjour à tous,

C’est très en retard que je vous propose un petit retour sur la bêta de The Division. J’ai pu participer à la bêta fermée fin janvier ainsi que la dernière bêta ouverte, et autant dire que j’y ai déjà passé pas mal de temps. 🙂

Les captures d’écran de l’article sont des mélanges des différentes bêta.

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Mon personnage lors de la bêta ouverte.

The Division, c’est donc la prochaine grosse IP de Ubisoft censé concurrencer Destiny sur son propre terrain. Mélange de TPS et de RPG le tout avec un coté ultra connecté (impossible de jouer au futur jeu complet sans connexion internet), The Division propose un carnet des charges plus que alléchant pour les amoureux des jeux en ligne. Sans m’attarder sur le scénario que j’ai volontairement zappé pour la bêta, on se retrouve dans une société post-apocalyptique, victime d’une pandémie. Survivant vous faites partie de la Division.

Une fois créé votre avatar pour les futures heures de jeu qui vous attend (de manière aléatoire, une personnalisation sera disponible dans le jeu complet), vous êtes ainsi catapulté dans ce New York qui est tout sauf accueillant. L’occasion dès le départ de voir un campement où se mêlent différents PNJ et vrais joueurs. A la manière d’un MMO dans la veine du premier Guild Wars, ces campements sont le seul endroit (mis à part la dark zone mais j’y reviendrais) où vous pouvez croiser d’autres joueurs si ils ne font pas partie de votre escouade, tout le monde disparaissant par magie quand vous quittez la zone. Vous pouvez créer des escouades de maximum 4 joueurs.

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The Division possède des éléments de RPG. XP à gagner, monter de niveau, loot de différentes couleurs (plus ou moins rare et puissante), amélioration de compétences et d’armes, statistiques (dégât, santé, compétence), spécialisation… les joueurs de RPG occidentaux et de hack & slash des 10 dernières années ne seront pas dépaysés et apporteront forcément de l’intérêt aux allergiques des simples jeux de tir. En étant tout de même très limité sur la bêta, les possibilités aperçues sont nombreuses et alléchantes et il faut passer tout de même un certain temps dans ces options pour équilibrer ou totalement spécialiser son personnage. Chaque éléments d’armures ou d’armes possèdent ainsi des caractéristiques propres, favorisant la montée en puissance des statistiques de base. Autant dire qu’il ne suffit pas d’équiper tout ce que l’on trouve pour espérer avoir un personnage potable.

New York est composé de district répartie par niveau. Dans la bêta, un seul district était disponible et on pouvait monter jusqu’au niveau 8. On pouvait donc rencontrer des mobs d’environ notre niveau. Cela laisse entrevoir que dans le jeu complet, s’aventurer dans un district de plus haut niveau est tout simplement synonyme de mort (les mobs seront forcément plus puissant que vous). Un petit mot sur le bestiaire du jeu composé dans la bêta uniquement du cliché du gangsta à capuche tenant son flingue sur le coté, et de copie du pyro de Team Fortress 2. J’espère plus d’inspiration et de diversité dans le jeu complet.

Concernant la technique, si on s’en fout totalement de la polémique du downgrade des jeux Ubisoft, The Division est tout de même magnifique. La ville est bien modélisée, et c’est surtout les effets de lumières et la météo capricieuse qui en met plein la vue (voir mes captures d’écran).  Il n’est pas rare de s’arrêter pour contempler le paysage qui nous est donné de voir. Un tour de force pour un jeu se déroulant seulement dans New-York.

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Le meilleur pour la fin : La Dark Zone. Gros morceau de la bêta, la Dark Zone est la zone multijoueur combinant PvP et PvE. C’est là où j’ai passé le plus clair de mon temps avec mon escouade de 4 joueurs. La Dark Zone est l’occasion de trouver des ennemis beaucoup plus puissant que dans la zone de base et de pouvoir loot des équipements bien meilleur pour votre personnage. Cependant, pour pouvoir utiliser cet équipement qui est contaminé, il faudra au préalable l’extraire par hélicoptère.

Sauf que dans la zone vous n’êtes pas seul, d’autres joueurs la parcoure également et peuvent très bien vous chasser pour récupérer votre équipement durement acquis. Si vous jouez tout seul dans la Dark Zone vous avez toutes les chances d’être une cible facile d’un groupe de joueur. Le système est pas mal critiqué sur la toile, moi je le trouve intéressant. Puis je ne vais pas m’en cacher, avec mon groupe on est également partie faire la chasse aux joueurs, ce qui a souvent donné une guerre PvP sur tout le serveur. En tuant un joueur de la Division, vous êtes déclaré traître et votre tête est mise à prix. Si vous vous en sortez, vous gagnez de l’expérience. Si vous mourez en étant un traite, vous perdez de l’xp et de l’argent. Le système est donc à double tranchant.

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J’ai passé un très bon moment sur les bêta de The Division avec mon escouade et je serais présent lors de la sortie du jeu le 8 mars prochain étant convaincu par l’expérience pour le moment. 🙂