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Wonder Woman : La sauveuse du DCEU ?

Les 10 mois séparant Suicide Squad et la sortie de Wonder Woman ont été incroyablement long. Il faut dire qu’on ne s’était pas quitté en très bon terme avec le DCEU tant le précédent long métrage en date a fait pleurer plus d’un spectateur à travers le globe. L’épée de Damoclès était donc prête à frapper sur l’Amazone la plus célèbre du monde. Alors, on le valide ce Wonder Woman ?

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L’instant OST : Suicide Squad

Bonjour à tous,

Nous y voilà. Par total opportunisme médiatique deux jours après avoir en partie défendu l’indéfendable Suicide Squad, l’instant OST de la semaine revient ouvrir une plaie bien ouverte. Coffee Quest ce n’est plus ce que c’était cria haut et fort certains dans le fond de la salle.

Si la bande originale est très mal intégrée au long métrage au point d’être balancé au grès des scènes de manière totalement anarchique, il n’empêche que sortie du film, le tout devient une bonne compilation de titres à succès venant du rock/pop/rap. On nous envoie dans la tronche des titres tel que Bohemian Rhapsody de Queen, Without Me de Eminem, Sympathy for the Devil de The Rolling Stones ou le plus récent You Don’t Own Me de Grace feat. G-Eazy. Il ne faut donc pas être allergique au mélange des genres.

Cependant la bande originale de Suicide Squad ne fait pas que récupérer des morceaux à droite à gauche puisqu’elle regroupe une bonne partie de nouveaux morceaux créés pour l’occasion… Comme vous connaissez déjà tous Queen ou Eminem, c’est cette partie de la BO que je vais vous faire découvrir. Personnellement, c’est Sucker for Pain de Lil Wayne, Wiz Khalifa & Imagine Dragons  et Standing In The Rain de Mark Ronson, Action Bronson & Dan Auerbach qui sortent vraiment du lot des nouveautés.

Et vous, que pensez vous de l’OST de Suicide Squad ?

Lil Wayne, Wiz Khalifa & Imagine Dragons – Sucker for Pain

Twenty One Pilots – Heathens

Mark Ronson, Action Bronson & Dan Auerbach – Standing In The Rain

Skrillex & Rick Ross – Purple Lamborghini 

Avril Lavigne & Marilyn Manson – Bad Girl

Kehlani – Gangsta 

L’express(o) Ciné : Suicide Squad

Un léger spoil est à prévoir. 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui vendredi, on se retrouve pour parler de Suicide Squad. Une bonne semaine après sa sortie officielle, j’ai eu le temps de digérer cette expérience pas toute rose, mais pas toute noire non plus. Parce que il y a déjà eu des millions de critiques dessus, je vais surtout revenir sur ce qui m’a plu (ou non) avec mes yeux de petit fan de l’univers DC comics.  Ça va être court, serré et bien fort. Allez Harley, on monte en scène et on va casser du sucre sur la critique !

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Avec plaisir poussin !

Suicide Squad : De quoi ça parle ? 

Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

Synopsis Allociné

Suicide Squad : Ce qui me gêne profondément

L’OST : Suicide Squad possède une très bonne bande originale comportant d’un côté des morceaux ultra célèbres du rock/pop/rap mais également quelques nouvelles créations. Le problème vient qu’elle s’intègre très mal au film pour devenir une simple compilation de morceaux balancés au grès des scènes de manière totalement anarchique. Comme si le top 50 de génération hit machine  avait choisi de remplacer les clips originaux par des morceaux de film. Ce n’est donc pas bien fait contrairement à un Gardien de la Galaxy qui intégrait sa musique par un élément visuel au film qui était le lecteur cassette du personnage principal.

L’humanisation des méchants : On est censé être devant une équipe de vrais salopards non ? Alors pourquoi autant les humaniser ? Si bien entendu cela s’explique par la pression des studios afin que le public ait des points d’attache avec les personnages (et pouvoir vendre du jouet en pagaille par la suite..), c’est tout de même beaucoup trop.

Will Smith : Si il n’est pas mauvais dans son jeu (je l’aime bien le Will), on imagine sans mal la réécriture de son personnage pour qu’il soit présent au générique. C’est le personnage qui vampirise  entièrement le film. Il possède le plus de temps à l’écran, la scène d’action la plus badass du film et le développement dramatique dû à la séparation avec sa fille. Tu es censé être le tueur à gage le plus craint de l’univers Will ! Will Smith ou quand le star-system casse l’équilibre fragile d’un film d’équipe.

Le développement raté des personnages : Avec un Will Smith à l’écran, comment mettre en avant d’autre personnages campés par des acteurs plus secondaire en l’espace de 2h? Et bien on ne peut pas. Si il y a quand même quelques personnages au charisme bien présent et qui ont le droit à leur moment de bravoure (Harley Quinn avec son Joker en tête, mais également Amanda Waller et étonnamment El diablo), les autres sont simplement des figurants. Au point d’avoir un homme crocodile (Killer Croc) dans l’équipe et être totalement oublié pour une mission décisive sous l’eau ? Seriously ?

L’ultime menace : Sincèrement, je commence à en avoir vraiment marre des productions super-héroïques (Marvel ou DC même combat) où les menaces se ressemblent toutes seulement pour se prendre du CGI de toutes les couleurs dans la tronche. D’autant plus que les motivations ne sont jamais assez développées et en plus de se payer le luxe d’être anti-charismatique. On se retrouve donc encore une fois devant un méchant qui veut détruire la planète avec un rayon laser qui traverse l’atmosphère (c’était déjà nul dans Avengers en 2012 !). De plus Cara Delevingne en méchante (et en gentille (et tout le temps en fait)) est nulle. Voilà. La vraie menace du film aurait dû rester plus intimiste avec Amanda Waller.

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Je suis l’anti-charisme par excellence. 

Suicide Squad : Ce qui sauve le film 

L’univers DC  et une partie de la réalisation : Dans des productions super héroïques trop propre monopolisé par Marvel, l’univers DC propose tout de même un cachet différent, bien plus sombre et « violent ». Depuis le début de l’univers DC, avec Zack Snyder à sa tête, nous avons eu droit à une imagerie bien particulière pour le genre, rempli de symbolique biblique (voir ma critique de Batman v Superman). Si Suicide Squad oublie en partie la symbolique, l’imagerie est toujours présente. Au niveau de la réalisation, David Ayer est en dent de scie, il peut nous livrer des scènes appréciables avec un dynamisme à la Guy Ritchie, comme nous livrer de la merde tout simplement (le combat final).

Harley Quinn et son Joker : Margot Robbie en Harley Quinn est tout simplement folle et magnifique. Pour une première apparition du personnage sur grand écran, c’est vraiment un excellent choix de casting et face à l’omniprésence de Will Smith, elle s’en sort remarquablement bien. J’aime vraiment comment sa relation amoureuse avec le Joker est dépeinte et que ce soit elle (dans ce film) qui soit plus importante que le prince du crime. Alors oui, certains reprochent au Joker d’être présent seulement pour être son love-interest. Oui c’est vrai, mais nous sommes devant un film Suicide Squad avec Harley en tête d’affiche ! Le rôle du Joker n’a pas vocation à être plus qu’un second rôle mais il est bien fait. De plus, je ne suis pas d’accord sur le fait que Jared Leto soit mauvais en Joker. Il est tout simplement différent des autres, avec une folie presque animale. On ne le voit pas assez pour lui cracher dessus et ce n’est pas le nemesis du film, attendez le prochain film Batman (ou une probablement Ultimate Joker Edition version longue director cut’s pour la sortie en Blu Ray) pour juger pertinemment.

Le développement réussi des personnages : Si j’ai fais un point entier sur Harley Quinn, d’autres personnages s’en sortent remarquablement bien. Avec en tête Viola Davis en Amanda Waller. Une femme forte qui tient d’une main de fer tout les bras cassés que composent l’équipe. L’autre surprise du film vient du personnage El Diablo interprété par Jay Hernandez, qui nous livre le moment émotion du film. Un personnage en quête de rédemption tout en retenu devant son immense pouvoir.

Les références : Suicide Squad est un film rempli de référence pour les fans de l’univers DC dont je fais partie. Une petite phrase écrite perdu au milieu d’autres dans la fiche de présentation des personnages au début du film, un dialogue perdu au coin des rues ou certain visuel iconique (la courte scène de Harley dans sa tenue d’Arlequin au bras du Joker en costume, un bonheur pour mes yeux).

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Mis à part la belle Harley et Deadshot, l’auteur ne parle jamais de nous car on ne sert à rien.

Suicide Squad : Le mot de la fin

Pour conclure, comme pour Batman v Superman il y a quelques mois, le film n’est pas aussi mauvais comme on peut le lire sur internet. Il est cependant un poil plus faible que ce dernier. Le mieux est comme toujours de se faire son propre avis en allant le voir… EN VO ! La VF est apparemment catastrophique, ne vous donnez pas des armes pour détester le film d’avance. En attendant, je reste toujours optimiste pour la suite de l’univers DC au cinéma avec Wonder Woman l’année prochaine suivi de Justice League.

N’oubliez pas de rester un peu pendant le générique pour la scène bonus !

Ma note

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C’est déjà fini ?

Batman v Superman : L’Aube de la Justice : La Critique

Comment commencer à écrire une critique après un film pareil ? Aucune idée. Seulement prendre un recul considérable sur la séance tant mon avis a changé entre ma sortie de la salle et le moment de l’écriture de cet article. On peut le voir partout sur internet, Batman v Superman ne fait clairement pas l’unanimité auprès de la presse et des spectateurs. Cependant, il est très loin d’être le mauvais film qu’on nous laisse entrevoir.  Description du film le plus décrié de ce début d’année.

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Au commencement fut Man of Steel. Sorti en 2013, il est réalisé par Zack Snyder, le film est la première pierre à l’édifice du DC universe moderne au cinéma. Pourquoi j’en parle ? Car il est clairement impossible de juger de Batman v Superman sans prendre en compte Man of Steel dans l’équation, tant les deux films forment au final un tout. Alors attention spoil concernant ce dernier.

L’homme de fer est le premier meta-humain déboulant dans cette univers. L’humanité ne peut rien contre lui et ne peut seulement constater les dégâts causés par son passage. Son combat contre Zod pour sauver l’humanité détruit une grande partie de Metropolis et avec par la même occasion un paquet de vies humaines. L’histoire de Batman v Superman a la bonne idée de commencer alors directement dans le combat final du film précédent afin d’en découvrir les conséquences à travers le personnage de Bruce Wayne impuissant, possédant des bureaux à Metropolis. C’est d’ici que viendra la haine de Batman à l’encontre de Superman. Voila le postulat de départ.

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Avec Batman v Superman, Snyder a la lourde tâche de faire rentrer aux chausse-pied la suite du traitement de Superman, l’introduction de Batman, de Wonder Woman, de Lex Luthor et plus largement de la future Justice League, le tout en 2h30. Ça fait beaucoup, je vous l’accorde, et on a la très forte impression de se retrouver devant une introduction à Justice league plutôt qu’un film qui se suffit à lui-même. Ce n’est pas un point qui me dérange personnellement, mais on peut rapidement se perdre dans ce surplus d’information concernant un univers que le grand public français connait peu en dehors des deux têtes d’affiches que sont Batman et Superman. Par moment, cela dessert même le récit qui n’avait pas besoin de cela pour être déjà compliqué dans sa forme. Car un des points négatifs du film est clairement sa structure narrative. A trop vouloir en faire on se retrouve avec une bonne partie du film qui n’est qu’un enchaînement de scénettes ne possédant aucun rapport avec le postulat de départ et perdant le spectateur avec l’utilisation de personnage qu’il ne connait pas encore dans cet univers. (attention spoil : l’arrivée de Flash venant du futur dans un rêve de Batman pour le prévenir). Le film se permet d’avoir également quelques incohérences bien visibles due à des scènes coupées au montage.

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Dans Batman v Superman, le chevalier noir est un justicier usé, combattant le crime depuis déjà plusieurs décennies, marqué par la perte d’êtres proches et n’ayant plus foi en l’humanité. L’arrivée du Man of Steel n’arrange pas les choses. Il développera ainsi une justice devenue expéditive, violente, marquant ses ennemis de son symbole et n’hésitant plus par la même occasion  à utiliser des armes à feu. Pour le rôle, Ben Affleck sans être extraordinaire, s’en sort remarquablement bien dans le rôle de ce Batman tirant la tronche, que ce soit sous le costume ou en Bruce Wayne. Le peu de scène de Jeremy Irons en Alfred le rend bad ass à souhait, plus proche de sa version de la série Gotham, que de celui de la trilogie Nolan.

Autre personnage marqué par l’arrivée de Superman : Lex Luthor, qui mettra tout en oeuvre pour l’arrêter. Jesse Eisenberg est un acteur que j’apprécie mais le personnage de Luthor est clairement raté. Loin, très loin du personnage froid et calculateur, Le Luthor du film se rapproche plus d’un Joker raté entraîné dans la folie par son intelligence et une enfance difficile. D’une manière plus générale car ce n’est plus une surprise depuis les trailers du film, le second antagoniste de Superman, Doomsday, ressemble plus à un troll du Seigneur des Annaux, qu’à une grande menace cryptonienne. Son apparition n’était clairement pas nécessaire vu le contenu déjà conséquent du film, mais provoquant un combat appréciable sous l’explosion d’effet spéciaux et de couleur.

Pour en finir avec le trop plein de personnage : Wonder Woman, cheveux dans une soupe qui déborde déjà. Sous exploitée, les raisons de son apparition sont un peu léger et son temps à l’écran très mince. Cependant, Gal Gadot porte très bien le costume et laisse entrevoir de belles choses pour son prochain film en solo.

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A ce stade de la critique, vous pensez alors que je n’ai pas aimé le film. Pourtant en début de critique j’ai dis qu’il n’était pas mauvais, et je maintient clairement ce ressenti. La grande force du film et de l’univers DC au cinéma, c’est de s’éloigner du coté pop et familiale des films de la concurrence Marvel. Batman v Superman est un film sombre et violent, porteur de thèmes forts tel que la religion et la violence. Reprocher à Warner et Snyder de suivre cette voie, c’est être aveuglé par un format super héroïque déjà bien rodé et aseptisé depuis des années et qui doit prendre de nouvelles directions pour se renouveler.

Dans la caractérisation que fait Snyder de Superman, suite aux événements de Man of Steel, on se rapproche d’une icônisation biblique, renvoyant l’homme de fer régulièrement à Dieu, par une population le prenant en partie comme tel. En témoigne une scène de l’image ci-dessous où il est accueilli et vénéré comme un Dieu. Cette approche passe également par des plans en ralenti dont Snyder est maître en la matière, le personnage dominant souvent le cadre avec des lueurs derrière lui faisant ressortir son coté divin. Batman, de son côté, et alors l’exacte inverse du dieu Superman. Toujours filmé la nuit, sa première scène sous le costume laisse entrevoir un personnage animal, presque démoniaque.

Avec Batman v Superman, Snyder s’auto récite également. Il puise largement dans les thèmes et la caractérisation des personnages qu’il a pu faire dans sa version de Watchmen, tiré du comics de Alan Moore, les mettant ici au service des personnage DC.

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Pour en finir avec cette critique déjà bien longue, je parlerais de la réalisation en elle-même. Zack Snyder, souvent critiqué pour ces ralentis et autre effet de saturation de couleur dans ces plans, continue sur sa lancée en livrant des plans souvent inspiré. Comme le générique de début ou la scène de combat en solo de Batman qui renvoie à la brutalité des jeux vidéo Batman Arkham. Cependant, sur d’autre, il semble totalement à bout de souffle, sans inspiration, ce qui donne une réalisation en dent de scie, tout comme la narration du film.

Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire sur Batman v Superman. Je vous conseille surtout de vous faire votre propre avis sur la question en laissant le bashing du net loin de vous. Personnellement, j’attends avec impatience la suite de l’univers DC au cinéma pour voir où ils nous emmènent avec Suicid Squad dans quelques mois, puis Wonder Woman et bien entendu Justice League toujours par Zack Snyder. 🙂